Vue de l'exposition François Depeaux, l'homme aux 600 tableaux, musée des Beaux-Arts de Rouen, 2020. (©Guy Boyer)

La fabrique de la participation · Lancement du FabPart Lab !


Le 8 février 2021 · 11h30 - 14h

En ligne : fplab.parisnanterre.fr/lancement.html

Inscriptions : fplab@liste.parisnanterre.fr

· Avez-vous une idée de projet de valorisation, médiation ou participation numérique ?

· Voulez-vous un conseil à propos de votre projet en cours ?

· Voulez-vous en savoir plus sur nos actions ?

Le FabPart Lab explore et met en oeuvre la fabrique de la participation au sein du Labex Les passés dans le présent.

Il est un lieu de rencontre, d’échange et d’expérimentation autour de la participation, de la médiation et de la valorisation numériques des mémoires et des patrimoines dans le cadre du labex et plus largement au sein de monde académique et professionnel de la culture. Les activités du FabPart Lab visent à construire une réflexivité autour de toutes les phases d’un projet : conception, collecte des données, modélisation et documentation, traitement, valorisation et diffusion.

En savoir plus sur la page de l'événement 

ACTUALITÉS

Soutenance de thèse de Romain Devauchelle

Les espaces ferroviaires en France et en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale

 

Thèse en co-tutelle (Université Paris Nanterre et Humboldt-Universität zu Berlin)
Soutenue et présentée par Romain Devauchelle
le mercredi 27 janvier 2021 à 9h
en visioconférence (lien sur demande à l'adresse
soutenance@passes-present.eu)

 

Composition du jury :

Madame Annette Becker, Professeure émérite, Université Paris Nanterre (directrice de thèse)

Madame Gabriele Metzler, Professeure des universités, Humboldt-Universität zu Berlin (codirectrice de thèse)

Madame Laurence Van Ypersele, Professeure des universités, Université Catholique de Louvain

Monsieur Nicolas Beaupré, Maitre de conférence, Université Clermont Auvergne

Madame Heike Wieters, Professeure des universités, Humboldt-Universität zu Berlin

 

Résumé :

 

Outils logistiques et tactiques majeurs durant le conflit, l’ensemble des réseaux ferrés sont mis au service de la guerre et, en Allemagne comme en France, placés sous l’autorité du commandement militaire qui les gère, les défend et les réorganise à l’échelle du pays. La conduite de guerre d’un point de vue ferroviaire repose sur différents acteurs civils comme militaires. Toutefois les réseaux doivent continuer à supporter le trafic de voyageurs et de marchandises et il n’y a donc pas que les soldats qui occupent ces espaces. La guerre et la présence humaine dans les espaces ferroviaires provoquent espionnages, espionnite, bombardements, évacuations, constructions et destructions des installations ferroviaires, curiosité, rumeurs, attroupements, phénomènes de groupe, indiscipline, prostitution, propagation d’écrits et de paroles contestataires, déplacements supplémentaires pour l’industrie, l’agriculture ou le marché noir. Il faut défendre et entretenir le réseau tout en maintenant cheminots et soldats disciplinés et en bonne santé physique et morale. Des objectifs et des volontés des commandements de moins en moins compatibles avec la réalité du terrain aggravée par une guerre qui s’éternise et use toujours plus hommes et matériels ferroviaires.
Les espaces ferroviaires s’avèrent être de très bons outils pour étudier les contacts entre civils et soldats, ils sont des interfaces entre deux mondes, l’arrière et le front. Cette thèse traite donc autant de la technicité et des spécificités du chemin de fer en guerre que de l’interaction sociale au sein des espaces ferroviaires.

Lancement du séminaire "Expériences du temps"

Nous avons le plaisir de vous annoncer le programme du séminaire Expériences du temps, élaboré par l'équipe du projet Les présents de l'histoire dans le cadre du labex Les passés dans le présent

La première séance se tiendra le vendredi 22 janvier 2021, de 14h à 17h, et sera accessible via le lien suivant : https://greenlight.lal.cloud.math.cnrs.fr/b/mul-y4h-urt

 

Programme complet : 

 

Séminaire : Expériences du temps

Dans le cadre du Labex : « Les passés dans le présent ».

Lieu : ENS : 48 boulevard Jourdan 75014 : 14h-17h.

Institutions et responsables du projet : IHTP & Université Paris-Nanterre (MéMo).              

Christian Delacroix, François Dosse, Caroline Galland, Patrick Garcia, Frédéric Langue, Bertrand Müller.

Comment, ici et ailleurs, les passés s'écrivent au présent. L'histoire n'appartient pas qu'aux historiens, mais aux producteurs d'histoire qui comptent certes des historiens, mais aussi des artistes, des romanciers, des cinéastes. Notre recherche entend interroger la catégorie du présent à partir de l'idée que le présent ne se limite pas à l'instant. Des faits très anciens peuvent prendre dans l'après-coup une actualité pressante, ce qui fait ressortir l'hétérochronie de la temporalité, trop longtemps envisagée selon un ordre successif, linéaire et prétendument causal, ce que d'aucuns appellent « l'enfer de la consécution ». Le présent historique revêt une épaisseur temporelle qui suscite une opacité à scruter. Le temps présent est à interroger comme un entre-deux, un travail du passé lové dans le présent. C'est ce nouveau regard que ce séminaire entend regarder de face. 

Les historiens de métier n'ont jamais eu le monopole de l'écriture de l'histoire. Le passé appartient à tous et les appropriations qui en sont faites ont toutes leur propre légitimité, qu'il s'agisse de celles des essayistes, des romanciers, des cinéastes et des artistes en général. La présence du passé dans l'espace public n'est certes pas une nouveauté mais, depuis une trentaine d'années, elle gagne en force et en intensité. Le passé est assurément aujourd'hui un enjeu politique majeur et l'espace public se saisit de nombreux épisodes du passé pour les valoriser, les discuter, les reconfigurer, les mettre en récit et en scène. 

Si le passé revient ainsi en force, c'est que notre temps semble connaître un dérèglement des mécanismes de la mémoire et de l'oubli qui signe peut-être une crise de la perception collective de l'avenir. Les visions du futur ont joué un rôle essentiel dans la lecture du passé. Elles indiquaient ce qui devait être retenu ou bien écarté du champ de l'analyse comme de celui du récit. Elles permettaient d'écrire une histoire animée d'un sens fort, déterminée par sa fin escomptée, une histoire téléologique. L'exploration des pratiques du temps à l'œuvre dans les domaines esthétiques nous permettrait de retrouver des possibles temporels oubliés ou mal connus. C'est, selon nous, une des conditions pour défataliser notre lecture du passé.

Calendrier des séances :

  • 22 janvier 2021 : Christian Delacroix et François Hartog : Le temps à l'épreuve de la Covid 19

     

  • 5 mars 2021 : Antoine de Baecque : Les temps de Jean-Luc Godard.

     

  • 9 avril 2021 : Frédéric Keck : L'anticipation en anthropologie sociale.

     

  • 17 septembre 2021 : Eugenia Allia Montano : 1968, le mouvement qui triomphera dans le futur.

     

  • 5 novembre 2021 : Alexandre Gefen : Qu'est-ce que le rétro-futurisme ?

     

  • 12 novembre 2021 : Christian Ruby : Le feuilleté des temps au point du sujet et au point d'écoute esthétiques.

     

  • 3 décembre 2021 : Jean-Claude Schmitt : Les rythmes du temps chrétien au moyen-âge.

Projection - Black Hole - Festival Jean Rouch

Black Hole, why I have never been a rose, le film d'Emmanuel Grimaud et Arnaud Deshayes est au festival Jean Rouch, cette année entièrement en ligne. Le film est accessible gratuitement ici à partir du 19 novembre jusqu'à la fin du festival, en s'inscrivant via la plateforme au lien suivant :

https://online.comitedufilmethnographique.com/

Ensuite, le film est ici :

https://online.comitedufilmethnographique.com/film/black-hole-why-i-have-never-been-a-rose/

DEBAT en ligne avec les réalisateurs le 21 novembre à 14H sur la plateforme.

 

BLACK HOLE, Why I have never been a Rose.

A Calcutta, des patients explorent leurs vies antérieures dans le cabinet d'une hypnotiseuse et se retrouvent propulsés dans les plis les plus reculés du passé. Pendant ce temps, un groupe de chasseurs de fantômes mène son enquête dans les lieux abandonnés de l'histoire coloniale et tentent de communiquer, via leurs appareils radio, avec des âmes errantes. Black Hole oscille entre le dispositif médiumnique et le piège à fantômes, traquant les étranges chemins de la réincarnation, jusqu'au court-circuit.

Documentaire expérimental par Emmanuel Grimaud et Arnaud Deshayes
France · 2019 · DCP · Couleur · 69' · o.v. Anglais/Hindi/Bengali

black_hole.png

Soutenance de thèse de Nicolas Sauret

De la revue au collectif : la conversation comme dispositif d’éditorialisation des communautés savantes en lettres et sciences humaines

Thèse en co-tutelle (Université de Montréal et Université Paris Nanterre),
présentée et soutenue publiquement par Nicolas Sauret
le vendredi 20 novembre 2020 à 14h
en visioconférence (
youtu.be/_fpQO1RprR8)

Composition du jury :

  • Manuel Zacklad (co-directeur de thèse), PRCM au CNAM, Paris
  • Marcello Vitali-Rosati (co-directeur de thèse), professeur agrégé à l’Université de Montréal
  • Michael E. Sinatra (président du jury), professeur associé à l’Université de Montréal
  • Joëlle Le Marec (rapporteure), professeure des universités à l’Université Paris Sorbonne
  • Serge Bouchardon (rapporteur), professeur des universités à l’Université de Technologie de Compiègne
  • Marta Severo (membre), professeure des universités à l’Université Paris Nanterre

La soutenance sera diffusée en direct sur youtu.be/_fpQO1RprR8.

Le manuscrit déposé est accessible sur these.nicolassauret.net.

Résumé :

Si l’on s’accorde à dire que les outils numériques ont modifié en profondeur nos pratiques d’écriture et de lecture, l’influence que ces nouvelles pratiques exercent sur les contenus d’une part, et sur la structuration de notre pensée d’autre part, reste encore à déterminer.

C’est dans ce champ d’investigation que s’inscrit cette thèse, qui questionne la production des connaissances à l’époque numérique : le savoir scientifique aurait-il changé en même temps que ses modalités de production et de diffusion ? Je traiterai ce sujet à travers le prisme de la revue savante en lettres et sciences humaines, dont le modèle épistémologique, encore attaché au support papier, se voit profondément questionné par le numérique dans sa dimension technique aussi bien que culturelle. Je fais l’hypothèse que les modalités d’écriture en environnement numérique sont une opportunité pour renouer avec les idéaux de conversation scientifique qui présidaient l’invention des revues au 17eme siècle. La thèse propose une réflexion en trois temps, articulée autour de trois conceptions de la revue : la revue comme format, comme espace et, tel que je le propose et le conceptualise, comme collectif.

La revue comme format, d’abord, émerge directement de la forme épistolaire au 17eme, favorisant alors la conversation au sein d’une communauté savante dispersée. Mais les limites conceptuelles du format nous invite à considérer la revue davantage comme un media. Pour penser alors sa remédiation, je montrerai que cette conversation trouve son incarnation contemporaine dans le concept d’éditorialisation. La revue comme espace, ensuite, où s’incarnait jusque-là l’autorité scientifique, fait émerger de nouvelles possibilités conversationnelles, en raison des glissements de la fonction éditoriale des revues et de leurs éditeurs dans l’espace numérique. Enfin, la revue comme collectif émerge d’une écriture processuelle, en mouvement, propre à l’environnement numérique. Un des enjeux de cette thèse réside dans la mise en évidence des dynamiques collectives d’appropriation et de légitimation. En ce sens, la finalité de la revue est peut-être moins la production de documents que l’éditorialisation d’une conversation faisant advenir le collectif.

Au plan méthodologique, cette thèse a la particularité de s’appuyer sur une recherche-action ancrée dans une série de cas d’étude et d’expérimentations éditoriales que j’ai pu mener en tant que chercheur d’une part, et éditeur-praticien d’autre part. La présentation des résultats de cette recherche-action, ainsi que leur analyse critique, fournissent la matière des concepts travaillés dans la thèse.


agenda


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Labex Les passés dans le présent


    Le laboratoire d'excellence Les passés dans le présent (Labex PasP) est un programme de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales portant sur la présence du passé dans la société contemporaine. En associant des institutions culturelles de premier plan, il s’attache plus spécifiquement à comprendre les médiations de l’histoire à l’ère du numérique, les politiques de mémoire, ainsi que les appropriations sociales du passé en amont et en aval des politiques patrimoniales.

 

Axes de recherche 2020-2024 :


>> Mémoire des milieux

>> Expériences du temps

>> Technologies de la mémoire

>> Mémoires pour le futur ?

réalisations

CNRS Maison des Sciences de l'Homme Mondes - USR 3225 La contemporaine | bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains Bibliothèque nationale de France (BnF) Histoire des Arts et des Représentations (HAR) - EA 4414 Institut des Sciences sociales du Politique (ISP) - UMR 7220 Archéologies et Sciences de l'Antiquité (ArScAn) - UMR 7041 Laboratoire d'Ethnologie et de Sociologie Comparative (LESC) - UMR 7186 Modèles, Dynamiques, Corpus (MoDyCo) - UMR 7114 Préhistoire et Technologie - UMR 7055 Musée d'Archéologie nationale - Domaine de St-Germain-en-Laye Musée du quai Branly - Jacques Chirac Institut d'histoire du temps présent (IHTP) - UMR 8244 Paris 8 ComUE Paris Lumières Université Paris Nanterre DICEN-IDF LAVUE CSLF LER CEREG MEMO Sophiapol Université Paris 1 Panthéon Sorbonne Études romanes équipe Nanterre Archives nationales INA HUMA-NUM