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18.05.2022

Appel à candidatures - Contrat postdoctoral « Projet WEB-MÉMOIRES »

 

Université Paris Lumières & Labex Les passés dans le présent

Printemps 2022

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e chercheur.se postdoctorant.e spécialisé dans l’étude des questions mémorielles et des archives.

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014). Elle oeuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ». La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale deFrance, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes). Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications. Pour plus d’informations : www.u-plum.fr

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité. Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue. Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

 

LE PROJET WEB-MÉMOIRES

Conduit sous la direction de Sarah Gensburger (DR CNRS – Institut des Sciences sociales du politique) et Marta Severo (PU Université Paris Nanterre – DICEN IdF), le projet WEB-MEMOIRES consiste à étudier les archives numériques du Covid. Au printemps 2020, le déclenchement de la crise sanitaire et l’expérience du confinement qui s’en est suivie ont entrainé la mise en oeuvre massive et généralisée de collectes de traces de cette période décrite d’emblée comme « historique ». Cette dynamique sociale a donné lieu à deux types d’initiatives : (i) des institutions comme la BnF et l’Ina se sont mobilisées pour construire des archives du web de l’activité numérique de cette période ; (ii) de nombreux acteurs (notamment des institutions culturelles) ont organisé des collectes numériques pour construire une mémoire collective de cette période. Faisant suite à un projet ANR ArchiCOVID centré sur la seconde catégorie de mise en archives, ce projet Web-Mémoires vise à réfléchir au rôle des collectes numériques dans la construction des mémoires pour le futur et plus spécifiquement à celui des archives du web dans la construction, la conservation et la valorisation de ces mémoires. Dans ce cadre, la personne recrutée contribuera notamment à l’étude des archives du web produites par la Bnf et l’Ina en lien avec le Covid.

 

STRUCTURE D’ACCUEIL DU/DE LA POSTDOCTORANT.E

Les partenaires du projet sont les laboratoires ISP (UMR7220) et Dicen-IDF (UR7339) ainsi que l’INA, la BNF et l’INP. La prise de poste s’effectuera au sein de l’Institut des Sciences sociales du Politique sur le site de Nanterre.

 

MISSION

Dans le cadre de ses fonctions, et sous la supervision de Sarah Gensburger et Marta Severo, le/la candidat.e assurera les missions suivantes :

- En lien avec les ingénieurs de la Bnf et de l’Ina, le ou la candidat.e participera à la construction d’un corpus pertinent pour les objectifs de la recherche (archives du web, archives twitter, archives média…).

- Il ou elle participera à la définition d’un protocole méthodologique pour produire une analyse quantitative du corpus.

- Il ou elle réalisera l’analyse qualitative du corpus à travers des méthodes classiques de la sociologie (entretiens, analyse de discours, analyse ethnographique et visuelle).

- Il ou elle contribuera aux actions de valorisation et de publication des résultats de la recherche notamment en co-signant des archives scientifiques.

 

OBLIGATION DE SERVICES

Outre la mission sur laquelle le candidat ou la candidate aura été sélectionné.e, le chercheur postdoctorant ou la chercheuse postdoctorante prendra part aux activités générales du Labex (ateliers, séminaires). En relation avec la direction scientifique du projet, il ou elle contribuera notamment à l’organisation et à la réalisation d’actions de valorisation (ateliers, journées d’études, séminaires, enrichissement des supports de communication).

 

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un doctorat en sociologie ou, éventuellement, en sciences de l’information et de la communication.

 

COMPÉTENCES REQUISES

Le candidat ou la candidate dispose des connaissances, savoir-faire et aptitudes suivants :

- Forte connaissance des enjeux de mémoire et de patrimoine dans la société contemporaine et de la littérature scientifique afférente.

- Une excellente maîtrise des méthodes d’enquêtes en sciences sociales (qualitatives comme quantitatives)

- Une compréhension des enjeux de l’analyse quantitative des données massives et une familiarité avec les archives du web

- Autonomie, compétences relationnelles et maîtrise rédactionnelle

Seront également appréciées :

- une bonne maîtrise de l’anglais ;

- une expérience d’enquêtes liées à la crise sanitaire et/ou au monde des archives.

 

CALENDRIER DE RECRUTEMENT

- Publication de l’appel à candidatures : mercredi 18 mai 2022

- Date limite de dépôt des candidatures : 28 juin 2022 à 17h00 (horaire Paris)

- Auditions : entre le 30 juin et le 6 juillet 2022

- Résultats : immédiats

- Prise de poste : 1er septembre 2022

 

DOSSIER DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature complet devra être adressé, sous format numérique en un seul PDF, au plus tard le 28 juin 2022 à 17h00 à l’adresse suivante : pasp-posdoc-WEBMEMO@passes-present.eu

Le dossier comprend :

- un curriculum vitae et une liste de travaux/publications ;

- le diplôme de doctorat;

- le rapport de thèse (le cas échéant);

- une lettre de motivation.

 

DURÉE DE RECRUTEMENT ET DATE DE PRISE DE FONCTION

Le contrat est d’une durée de 12 mois

 

RÉMUNÉRATION

Les recrutements se font sous la forme d’un contrat à durée déterminée. Le candidat ou la candidate percevra une rémunération forfaitaire mensuelle brute, exclusive de toute rémunération accessoire, sur la base d’un temps plein, fixé en fonction de son niveau d’étude.

Le salaire brut minimum correspondant au statut de chercheur post-doctorant est fixé par arrêté (4 novembre 2021) : 2 271€ brut. Il pourra être réévalué en fonction de l’expérience professionnelle.

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18.05.2022

Appel à candidatures - Contrat postdoctoral « Projet STACEI »

 

Université Paris Lumières &  Labex Les passés dans le présent

Printemps 2022

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e chercheur.se postdoctorant.e spécialisé.e dans l’histoire de l’antimaçonnisme ou l’histoire administrative en France pendant la Seconde Guerre mondiale. 

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014). Elle œuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ».La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale de France, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes). Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications. Pour plus d’informations : www.u-plum.fr 

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité. Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue. Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

 

LE PROJET STACEI

Conduit sous la direction de Yann Potin et Anne Leblay-Kinoshita,  au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet STACEI consiste à retracer l’histoire et les politiques des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale à partir de la problématique des archives maçonniques à la croisée des fonds conservés par les deux institutions depuis la Seconde guerre mondiale ou l’immédiat après-guerre (fonds maçonnique pour la Bibliothèque nationale de France, archives du service des sociétés secrètes pour les Archives nationales). L’objectif est, à travers ce cas particulier, de comprendre les processus de spoliation, le parcours personnel et professionnel des acteurs de l’antimaçonnisme pendant l’Occupation, la gestion de leur héritage et d’interroger l’éthique de la transmission dans le temps long par les institutions patrimoniales, en dialogue avec le musée de la franc-maçonnerie et la bibliothèque du Grand Orient de France, de comparer les processus en œuvre en France avec les situations espagnole et, le cas échéant portugaise, ainsi que d’évaluer l’importance de la collaboration entre les organismes antimaçonniques de ces différents pays.

Dans ce cadre, il convient notamment de

- Produire une analyse des enjeux politiques et administratifs qui s’appuiera notamment sur l’étude de la législation, de la réglementation antimaçonnique pléthorique pendant l’Occupation et de la collaboration franco-espagnole pendant cette période.

- Écrire l’histoire administrative du service des sociétés secrètes.

- Accompagner le programme de recherche de l’IHTP intitulé « La personne et son dossier ». Il s’agira de comprendre, en collaboration avec les chercheuses et chercheurs de l’IHTP impliqués dans ce programme dans quelle mesure la constitution de listes et de fichiers s’apparente ou non à la constitution de « dossiers » personnels et la manière dont elle mobilise les compétences des métiers de la documentation.

- Définir une méthode prosopographique pour l'étude des acteurs de l'antimaçonnisme et de leurs parcours à partir des sources disponibles (notamment dossiers de personnel conservés à la mission archives de la BnF et dossiers d’épuration des Archives nationales).

- Comprendre les processus de spoliation, saisies et autres « transferts » appliqués aux fonds et collections maçonniques conservés par la BnF, les Archives nationales et les autres institutions susceptibles de détenir ce type de documents.

- Proposer de nouvelles modalités de transmission des archives ou objets spoliés pour les chercheurs comme pour le grand public.

 

STRUCTURE D’ACCUEIL DU/DE LA POSTDOCTORANT.E

Les partenaires du projet sont la Bibliothèque nationale de France et les Archives nationales. La personne recrutée sera accueillie au sein de ces deux structures. Le recrutement est réalisé au sein de l’Université Paris Nanterre.

 

MISSION

Au sein de l’équipe du projet STACEI, le candidat ou la candidate est chargé de :

- établir un état des lieux des sources disponibles relatives à l’histoire du Service des sociétés secrètes, et, plus généralement à l’histoire de la lutte antimaçonnique pendant l’Occupation ; 

- proposer des articles scientifiques ainsi que des articles de « vulgarisation » dans les publications institutionnelles afin de montrer la dimension méthodologique du projet tant sur le plan historiographique qu’archivistique. 

- Proposer une démonstration documentaire numérique de l’emboitement des fonds. 

Il ou elle assurera, en outre, le suivi du Comité de projet.

 

OBLIGATION DE SERVICES

Outre la mission sur laquelle le candidat ou la candidate aura été sélectionné.e, le chercheur postdoctorant ou la chercheuse postdoctorante prendra part aux activités générales du Labex (ateliers, séminaires). En relation avec la direction scientifique du projet, il ou elle contribuera notamment à l’organisation et à la réalisation d’actions de valorisation (ateliers, journées d’études, séminaires, enrichissement des supports de communication).

 

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un doctorat en histoire ou en histoire de l’art.  

 

COMPÉTENCES REQUISES

Le candidat ou la candidate dispose des connaissances, savoir-faire et aptitudes suivants :

- solides connaissances historiques sur la période ;

- connaissances de l’organisation institutionnelle des archives et des bibliothèques ;

- capacités rédactionnelles ;

- sens de la pédagogie ;

- goût pour le travail en équipe ;

- capacité à dialoguer et à transmettre ;

- connaissances en archivistique (principes fondamentaux).

Et idéalement :

- notions dans les langages de description documentaire (inter/unimarc, xml-ead, xml-eac…).

- La connaissance de l’allemand et de l’anglais constituerait un plus.

- La connaissance de l’histoire de l’antimaçonnisme constituerait un plus.

 

CALENDRIER DE RECRUTEMENT

- Publication de l’appel à candidatures : mercredi 18 mai 2022

- Date limite de dépôt des candidatures : 29 août 2022 à 12h00 (horaire Paris)

- Auditions : entre le 1er et le 6 septembre 2022

- Résultats : immédiats

- Prise de poste : 1er octobre 2022

 

DOSSIER DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature complet devra être adressé, sous format numérique en un seul PDF, au plus tard le 29 août 2022 à 12h00 à l’adresse suivante : pasp-posdoc-STACEI@passes-present.eu  

Le dossier comprend :

-    un curriculum vitae et une liste de travaux/publications

-    le diplôme de doctorat;

-    le rapport de thèse (le cas échéant);

-    une lettre de motivation.

 

DURÉE DE RECRUTEMENT ET DATE DE PRISE DE FONCTION

Le contrat est d’une durée de 12 mois, éventuellement prolongeable 3 mois.

 

RÉMUNÉRATION

Les recrutements se font sous la forme d’un contrat à durée déterminée. Le candidat ou la candidate percevra une rémunération forfaitaire mensuelle brute, exclusive de toute rémunération accessoire, sur la base d’un temps plein, fixé en fonction de son niveau d’étude.

Le salaire brut minimum correspondant au statut de chercheur post-doctorant est fixé par arrêté (4 novembre 2021) : 2 271€ brut. Il pourra être réévalué en fonction de l’expérience professionnelle.

 
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18.05.2022

Appel à candidatures - Contrat postdoctoral « Projet CAST IN STONE »

 

Université Paris Lumières & Labex Les passés dans le présent

Printemps 2022

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e chercheur.se postdoctorant.e pour le projet franco-britannique CAST IN STONE.

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014). Elle oeuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ». La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale deFrance, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes). Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications. Pour plus d’informations : www.u-plum.fr

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité. Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les science humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale.

Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue. Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

 

LE PROJET CAST IN STONE

Conduit sous la direction de Emmanuelle Sibeud et Julie Marquet, au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet franco-britannique Cast in Stone est un projet pluridisciplinaire qui vise à mener une étude systématique et comparative des statues liées au colonialisme et contestées en France et en Grande-Bretagne ainsi que des nombreux débats qui entourent l’existence de ces statues. L’équipe de recherche est composée d'historiennes de la France et de la Grande-Bretagne coloniales et post-coloniales, de géographes ayant une approche historique, de juristes et d'historiennes de l'art. Son objectif est de créer une cartographie numérique des statues contestées, ainsi qu’un dépôt numérique de documents textuels, visuels et sonores permettant d’écrire une biographie de ces statues, dans leur ancrage local comme dans leur inscription mondiale. Le projet portera plus particulièrement l’attention sur une vingtaine de statues : nous fouillerons l'histoire de leur construction, nous reconstituerons leur perception au sein de communautés vivantes et changeantes, nous aborderons leur irruption dans la conscience publique, nous rassemblerons l'éventail des voix et des gestes qui se rassemblent autour d'elles, et nous dresserons la carte des lois, des règlements et des institutions autoritaires qui gèrent et contrôlent les actions et les récits autour de ces sites. Pour certaines d’entre elles nous irons plus loin, en entreprenant des recherches archivistiques et en enregistrant systématiquement les points de vue d'une série de groupes investis dans ces sites. Le matériel ainsi recueilli sera soumis à l'analyse des membres de l'équipe ainsi qu'à celle de spécialistes en études critiques du patrimoine, de l’art et du droit. Les données et l'analyse qui en résulteront seront systématiquement présentées sur un site web interactif et bilingue. Dans ce cadre, la personne recrutée sera chargée d’un travail d’enquête pour la collecte de données et participera à la conception collective du site internet et à la mise en ligne de ces données sur le site internet du projet.

 

STRUCTURE D’ACCUEIL DU/DE LA POSTDOCTORANT.E

La personne recrutée travaillera au sein de l’équipe du projet Cast in Stone (Laboratoire IDHES). Elle aura un poste de travail dans un bureau partagé à Condorcet ou à Paris 8, où des membres de l’équipe seront présentes ponctuellement. Elle travaillera en étroite liaison avec l’équipe française du projet ainsi qu’avec l’équipe anglaise, basée à l’Université d’Exeter, en particulier avec la ou le postdoctorant.e recruté.e par cette équipe: la maîtrise de la langue anglaise est donc obligatoire. La structure d’accueil et le labex Les passés dans le présent fourniront à la personne recrutée un cadre propice au développement d’une recherche collective internationale et stimulante. Ils veilleront à garantir un environnement de travail inclusif et un soutien conscient des conditions de la recherche universitaire et des difficultés rencontrées par les jeunes collègues précaires.

 

MISSION

Dans le cadre de ses fonctions, la personne recrutée aura les missions suivantes :

• organiser et réaliser un travail de recherche sur les statues contestées situées en France basé sur la littérature secondaire, ainsi qu’un travail de recherche approfondi sur quatre statues sélectionnées en concertation avec l’équipe. Ce travail nécessitera des déplacements. Il aura plusieurs modalités :

- travail d’archives (identifier les fonds et dépouiller la documentation) ;

- prise de contact et interviews avec des acteurs et actrices de la société civile, du monde de l’art ou des pouvoirs publics ;

- veille sur les réseaux sociaux et dans les médias.

• organiser le traitement des données collectées par ses soins et par les membres de l’équipe, la rédaction des fiches pour les différentes pages, ainsi que la préparation à la mise en ligne ;

• mettre en ligne les principales informations sélectionnées et archivera les informations et la documentation recueillies ;

• participer à l’organisation des séminaires d’étape et de l’école d’été en collaboration avec les membres de l’équipe Participera à la diffusion de la recherche : des publications sont prévues dans le cadre du projet et la personne recrutée sera invitée à y participer comme autrice ou co-autrice.

Il s’agit donc d’un travail de recherche répondant à des objectifs précis, faisant une large part à la collaboration tout en laissant une grande autonomie à la personne recrutée dans la conduite de ses missions et la possibilité de contribuer comme auteur ou autrice au projet.

 

OBLIGATION DE SERVICES

Outre la mission sur laquelle le candidat ou la candidate aura été sélectionné.e, le chercheur postdoctorant ou la chercheuse postdoctorante prendra part aux activités générales du Labex (ateliers, séminaires). En relation avec la direction scientifique du projet, il ou elle contribuera notamment à l’organisation et à la réalisation d’actions de valorisation (ateliers, journées d’études, séminaires, enrichissement des supports de communication).

 

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un doctorat dans une des disciplines suivantes : histoire, science politique, anthropologie, histoire de l’art sociologie.

 

COMPÉTENCES REQUISES

• connaissances en histoire et en SHS, intérêt pour les approches interdisciplinaires ;

• connaissance des approches postcoloniales et décoloniales ;

• intérêt pour le lien entre recherche académique et société civile ;

• capacité à travailler en équipe ;

• maîtrise de la langue anglaise ;

• connaissance des humanités numériques : acquise ou à acquérir au début de la mission via des formations spécifiques proposées dans le cadre du Labex les Passés dans le présent et par le département d’informatique de l’Université d’Exeter 

Et idéalement :

• capacité à mener des entretiens libres ou semi-directifs ;

• expérience du travail en archives.

 

CALENDRIER DE RECRUTEMENT

- Publication de l’appel à candidatures : mercredi 18 mai 2022

- Date limite de dépôt des candidatures : 11 juillet 2022 à 12h00 (horaire Paris)

- Auditions : le 19 ou le 20 juillet 2022

- Résultats : immédiats

- Prise de poste : 1er septembre 2022

 

DOSSIER DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature complet devra être adressé, sous format numérique en un seul PDF, au plus tard le 11 juillet 2022 à 12h00 à l’adresse suivante : pasp-posdoc-CASTINSTONE@passes-present.eu

Le dossier comprend :

- un curriculum vitae et une liste de travaux/publications ;

- le diplôme de doctorat;

- le rapport de thèse (le cas échéant);

- une lettre de motivation.

 

DURÉE DE RECRUTEMENT ET DATE DE PRISE DE FONCTION

Le contrat est d’une durée de 12 mois

 

RÉMUNÉRATION

Les recrutements se font sous la forme d’un contrat à durée déterminée. Le candidat ou la candidate percevra une rémunération forfaitaire mensuelle brute, exclusive de toute rémunération accessoire, sur la base d’un temps plein, fixé en fonction de son niveau d’étude. Le salaire brut minimum correspondant au statut de chercheur post-doctorant est fixé par arrêté (4 novembre 2021) : 2 271€ brut. Il pourra être réévalué en fonction de l’expérience professionnelle.

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22.04.2022

Appel à candidatures - Contrat doctoral « Projet MEET (La vie secrète des paysages : Mémoires des Ecosystèmes en Tension) »

Université Paris Lumières & Labex Les passés dans le présent

Session 2022/2023

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e allocataire doctorant.e à compter du 1er octobre 2022 et pour trois ans dans le cadre d’un contrat doctoral affecté au projet MEET.

 

CALENDRIER

- Publication de l’appel à candidatures : vendredi 22 avril 2022

- Date limite de dépôt des candidatures : lundi 20 juin 2022 à 17h00 (horaire Paris)

- Présélection des candidatures : entre le 21 juin et le 28 juin 2022

- Annonce de la pré-sélection des candidat.e.s : 28 juin 2022

- Auditions : entre le 5 et le 8 juillet 2022

- Pré-annonce des résultats : le 8 juillet 2022

- Confirmation des résultats : septembre 2022

- Prise de poste : 1er octobre 2022

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014). Elle œuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ».

La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale de

France, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes).

Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications.

Pour plus d’informations : www.u-plum.fr

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité.

Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. 

Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue.

Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

LE PROFIL DE POSTE POUR LE CONTRAT DOCTORAL « MEET »

Le profil de poste est détaillé en seconde partie de document.

La thèse menée au sein de MEET sera rattachée à l’un des laboratoires de l’école doctorale 395 de l’Université Paris Nanterre.

INFORMATIONS CONCERNANT LE CONTRAT DOCTORAL

-       Durée : 3 ans;

-       Début du contrat : rentrée universitaire 2022-2023;

-       Rémunération : forfait brut mensuel : 1866€/mois (rémunération en vigueur au moment de la publication de l’annonce).  Des missions complémentaires d’enseignement seront possibles, selon les règles en vigueur à l’Université où sera inscrit.e le.la doctorant.e.

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ

-       Peuvent être candidat.e.s des étudiant.e.s non encore inscrit.e.s en thèse et qui ont soutenu leur mémoire de Master 2 à la date de dépôt des candidatures.

-       Peuvent être candidat.e.s des étudiant.e.s ayant poursuivi leur cursus universitaire en France ou à l’étranger.

-       Un dossier de candidature proposant une co-direction (entre 2 directeur.trice.s, entre 2 unités de recherche et/ou selon une approche pluri-disciplinaire) est autorisé

-       Les co-tutelles avec des universités françaises ou étrangères sont également bienvenues.

CRITÈRES DE SÉLECTION

Les critères de sélection pour ce contrat doctoral seront les suivants :

-       la qualité scientifique du dossier (clarté de la problématique, méthodologie et modalités de mise en œuvre) ;

-       la qualité du parcours du ou de la candidat.e ;

-       l’adéquation entre le ou la candidat.e, son projet de thèse et le profil du contrat doctoral « MEET» ;

-       la maîtrise du français et de l’anglais courants.

-       Capacité à travailler dans des espaces géographiques, linguistiques et culturels variés.

MODALITÉS DE SÉLECTION

Le jury évaluateur sera composé des personnes suivantes :

- 2 membres mandatés par le Labex Les passés dans le présent ;

- Le responsable scientifique du Labex Les passés dans le présent

- 1 membre mandaté par le Collège doctoral de la ComUE UPL (un des deux co-directeur.trices) ;

- Un.e représentant.e de l’équipe de présidence de la ComUE Université Paris Lumières, qui préside le jury.

Les auditions sont prévues en présentiel au siège de l’Université Paris Lumières, 75013 PARIS. Cette modalité pourra être modifiée en fonction des directives ministérielles en lien avec la pandémie de la COVID19.

LE DOSSIER DE CANDIDATURE

Les candidat.e.s qui souhaitent postuler au présent contrat doctoral de la ComUE UPL et du Labex Les Passés dans le présent doivent communiquer un dossier composé des pièces suivantes :

1.              Le dossier de candidature complété (dont le projet de thèse : 10 000 signes maximum. Police Time, taille 12, bibliographie sommaire incluse. Attention : par souci d’égalité, les pages supplémentaires seront retirées du dossier) ;

2.              Un curriculum vitae académique (2 pages maximum) ;

3.              Une lettre de motivation (3 000 signes maximum) ;

4.              Le relevé des notes de Master ;

5.              Le diplôme de master ou, à défaut, l’attestation de soutenance ;

6.              Le mémoire de Master (en .pdf) ;

7.              L’avis motivé du directeur ou de la directrice de thèse pressenti.e ;

8.              L’avis motivé de la direction de l’unité de recherche d’accueil.

Le dossier de candidature sera envoyé sous forme électronique au format .pdf (un seul fichier portant le nom du candidat) sur l’adresse suivante : pasp.allocations22@passes-present.eu

Dans « l’objet » de ce mail, prière de préciser expressément comme selon l’exemple suivant : Candidature-DOC-MEET

Un accusé de réception sera expédié par la suite.

CONTACTS

Pour toute demande de renseignements complémentaires au sujet de cet appel à candidatures (hors définition du projet scientifique de la thèse), écrire à l’adresse suivante : pasp.allocations22@passes-present.eu

Pour contacter l’équipe scientifique du projet MEET, merci de contacter :

David Picherit :  david.picherit[at]cnrs.fr

Ou Frédéric Landy : landy.frederic[at]parisnanterre.fr

 

« Le projet MEET du labex Les passés dans le présent »

 

Contexte du projet de recherche

Conduit sous la direction de David Picherit, au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet La vie secrète des paysages : Mémoires des Ecosystèmes en Tension (MeeT) vise à mettre en place des dispositifs expérimentaux explorant les dimensions visibles ou cachées des écosystèmes. À l'heure où il est essentiel d'adopter sur l'Anthropocène de nouvelles perspectives, ce projet développe des approches inédites des mémoires environnementales et teste des formes de dialogue et de sensibilisation entre scientifiques, artistes, muséographes, militants et habitants. MeeT expérimente des méthodes et des terrains qui permettent d’appréhender les façons dont les humains investissent les paysages en tenant compte de leur vie cachée ou de l'invisibilité de leurs processus de régénération ; et les manières dont les arbres, l'eau ou encore la terre sont porteurs de mécanismes mémoriels propres.

Nous explorons ainsi la frontière incertaine entre information et mémoire, à l’interface entre la capacité des milieux à stocker et transmettre des informations sur leur évolution, les modes et techniques de captation déployés par les humains, et les processus sociaux et politiques de redistribution de mémoire à ces milieux. MeeT vise à susciter des connexions parfois improbables entre des milieux et leurs composants à l’agentivité variable, et une multitude de sources, de matériaux, d’entités invisibles, d’acteurs humains et non humains.

Au-delà d’un milieu en particulier – l’eau, les forêts… –, MeeT s’intéresse aux dispositifs qui permettent de capter des informations ou des sensibilités (micros, sondes, ou observation des danses d’abeilles...), et d'imprégner de mémoire des milieux naturels (rituels, poèmes, ou relevés scientifiques), ou de les charger d’histoire. Le projet explore ainsi les techniques de captation et de restitution pour transmettre des dimensions cachées des paysages et/ou des aspects invisibles des relations avec des non-humains (végétaux, animaux, eau, éléments cosmo-telluriques, etc.). Il s’agit aussi de discuter des modalités contemporaines de restitution dans et hors des espaces muséographiques, pour mettre en avant des formes nouvelles d’interpellation du public autour des mémoires environnementales. Cette perspective invite à examiner les dispositifs de transactions hybrides et vernaculaires entre les mécanismes naturels de transmission de l'information dans un écosystème et la formation de mémoires environnementales par le biais de médiations sociopolitiques.

Ce projet met pour l’heure en lien des anthropologues, géographes, designers, conservateurs et archivistes.

Il s’inscrit dans la thématique Mémoire des milieux : traces, territoires, intraçables du Labex en encourageant des formes d’enquête, de cartographie expérimentale et critique, ou encore des dispositifs de captation sensoriels explorant les frontières de la mémoire (auditive, visuelle, haptique, etc.). En partenariat avec la Science Gallery (Bangalore), le National Institute of Design (Ahmedabad) et le Museum National d’Histoire Naturelle (France), nous développons des ateliers de réflexion-expérimentation sur les modes de captation – avec l'atelier du labex La Terre sur Ecoute – pour initier d'autres modes de lecture des paysages. Nous testons aussi des expériences scénographiques dans et hors des espaces muséographiques en revitalisant des fonds d’archives éclatés, pour sensibiliser aux dimensions cachées des écosystèmes. Nous menons enfin un terrain-pilote d'expérimentation au Kérala (Inde), revisité à partir des archives et des collections jamais liées entre elles (ethnographies, pollens, herbier, cartes).

Partenaires du projet 

-        Institut Français de Pondichéry, Inde.

-        Science Gallery, Bangalore, Inde.

-        National Institute of Design, Ahmedabad, Inde.

 

Encadrement du doctorant 

Le doctorant ou la doctorante sera co-encadré.e par un membre de l’équipe MeeT et/ou un membre de l’ ED 395 Espaces, Temps, Cultures.

Recherche confiée au doctorant

Le ou la candidat.e devra proposer un projet de recherche fondé sur l’un des thèmes du projet MeeT (dispositifs de captation des informations, attribution de propriétés sacrées ou mémorielles aux paysages, restitution des mémoires environnementales).

Cette recherche visera à porter un regard critique sur les relations entre mémoire et information, en documentant les transformations dans le temps et l’espace des captations du monde environnant. Le ou la candidat.e pourra articuler terrain ethnographique et réflexion sur les modalités de restitution et d'archivage, pour penser les liens entre données de terrain et archives “classiques ».

Il ou elle pourra aussi s’appuyer sur les activités et les ressources de l’un de nos partenaires : archives et collections (cartes, herbier, pollens, écologie forestière, ethnographies, etc.) à l’Institut français de Pondichéry ; école de design à Ahmedabad ; Science Gallery à Bangalore ; Museum National d’Histoire Naturelle. Le doctorat sera mis en lien avec les travaux portant sur les Humanités numériques, dans une optique de conservation et de valorisation des archives et des collections.

Profil du doctorant

Le profil disciplinaire du ou de la doctorant.e est ouvert à des anthropologues, des historiens des sciences et des techniques, des géographes, des sociologues, des designers/historiens de l’art titulaires d’un diplôme de M2.

Le descriptif de l'appel et le formulaire de candidature sont téléchargeables ci-dessous dans la rubrique Documents. 

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22.04.2022

Appel à candidatures - Contrat doctoral « Projet EXPEDIAS (Expériences du Présentisme en Espagne : Dispositifs, Arts et Savoirs) »

Université Paris Lumières & Labex Les passés dans le présent

Session 2022/2023

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e allocataire doctorant.e à compter du 1er octobre 2022 et pour trois ans dans le cadre d’un contrat doctoral affecté au projet EXPEDIAS.

CALENDRIER

- Publication de l’appel à candidatures : vendredi 22 avril 2022

- Date limite de dépôt des candidatures : lundi 20 juin 2022 à 17h00 (horaire Paris)

- Présélection des candidatures : entre le 21 juin et le 28 juin 2022

- Annonce de la pré-sélection des candidat.e.s : 28 juin 2022

- Auditions : entre le 5 et le 8 juillet 2022

- Pré-annonce des résultats : le 8 juillet 2022

- Confirmation des résultats : septembre 2022

- Prise de poste : 1er octobre 2022

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014).

Elle œuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ».

La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale de

France, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École

Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes).

Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications.

Pour plus d’informations : www.u-plum.fr

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité.

Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. 

Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue.

Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

LE PROFIL DE POSTE POUR LE CONTRAT DOCTORAL « EXPEDIAS »

Le profil de poste est détaillé en seconde partie de document.

La thèse menée au sein d'EXPEDIAS sera rattachée à l'une des deux unités de recherche porteuses du projet (LER, université Paris 8, ED PTS, ou Etudes Romanes, université Paris Nanterre, ED 395), et pourra se faire en cotutelle avec une université étrangère.

INFORMATIONS CONCERNANT LE CONTRAT DOCTORAL

-        Durée : 3 ans ;

-        début du contrat : rentrée universitaire 2022-2023 ;

-        rémunération : forfait brut mensuel : 1866€/mois (rémunération en vigueur au moment de la publication de l’annonce).  Des missions complémentaires d’enseignement seront possibles, selon les règles en vigueur à l’Université où sera inscrit.e le.la doctorant.e.

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ

-        Peuvent être candidat.e.s des étudiant.e.s non encore inscrit.e.s en thèse et qui ont soutenu leur mémoire de Master 2 à la date de dépôt des candidatures.

-        Peuvent être candidat.e.s des étudiant.e.s ayant poursuivi leur cursus universitaire en France ou à l’étranger.

-        Un dossier de candidature proposant une co-direction (entre 2 directeur.trice.s, entre 2 unités de recherche et/ou selon une approche pluri-disciplinaire) est autorisé.

-        Les co-tutelles avec des universités françaises ou étrangères sont également bienvenues.

CRITÈRES DE SÉLECTION

- Les critères de sélection pour ce contrat doctoral seront les suivants :

-        la qualité scientifique du dossier (clarté de la problématique, méthodologie et modalités de mise en œuvre) ;

-        la qualité du parcours du ou de la candidat.e ;

-        la maîtrise des langues française (minimum B2) et espagnole (C1-C2) ;

-        l’adéquation entre le ou la candidat.e, son projet de thèse et le profil du contrat doctoral « EXPEDIAS».

MODALITÉS DE SÉLECTION

Le jury évaluateur sera composé des personnes suivantes :

- 2 membres mandatés par le Labex Les passés dans le présent

- Le responsable scientifique du Labex Les passés dans le présent        

- 1 membre mandaté par le Collège doctoral de la ComUE UPL (un des deux co-directeur.trices)

- Un.e représentant.e de l’équipe de présidence de la ComUE Université Paris Lumières, qui préside le jury.

Les auditions sont prévues en présentiel au siège de l’Université Paris Lumières, 75013 PARIS. Cette modalité pourra être modifiée en fonction des directives ministérielles en lien avec la pandémie de la COVID19.

LE DOSSIER DE CANDIDATURE

Les candidat.e.s qui souhaitent postuler au présent contrat doctoral de la ComUE UPL et du Labex Les Passés dans le présent doivent communiquer un dossier composé des pièces suivantes :

-        Le dossier de candidature complété (dont le projet de thèse : 10 000 signes maximum. Police Time, taille 12, bibliographie sommaire incluse. Attention : par souci d’égalité, les pages supplémentaires seront retirées du dossier) ;

-        Un curriculum vitae académique (2 pages maximum) ;

-        Une lettre de motivation (3 000 signes maximum) ;

-        Le relevé des notes de Master ;

-        Le diplôme de master ou, à défaut, l’attestation de soutenance ;

-        Le mémoire de Master (en .pdf) ;

-        L’avis motivé du directeur ou de la directrice de thèse pressenti.e ;

-        L’avis motivé de la direction de l’unité de recherche d’accueil.

Le dossier de candidature sera envoyé sous forme électronique au format .pdf (un seul fichier portant le nom du candidat) sur l’adresse suivante : pasp.allocations22@passes-present.eu

Dans « l’objet » de ce mail, prière de préciser expressément comme selon l’exemple suivant : Candidature-DOC-EXPEDIAS

Un accusé de réception sera expédié par la suite.

CONTACTS

Pour toute demande de renseignements complémentaires au sujet de cet appel à candidatures (hors définition du projet scientifique de la thèse), écrire à l’adresse suivante : pasp.allocations22@passes-present.eu

Pour contacter l’équipe scientifique du projet EXPEDIAS, merci de contacter :

brice.chamouleau-de-matha[at]univ-paris8.fr

pascale.thibaudeau[at]univ-paris8.fr

zoraida.carandell[at]parisnanterre.fr

 

« Le projet EXPEDIAS du labex Les passés dans le présent »

 

Contexte du projet de recherche

Conduit sous la direction de Brice Chamouleau, Pascale Thibaudeau et Zoraida Carandell  au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet EXPEDIAS  (Expériences du Présentisme en Espagne : Dispositifs, Arts et Savoirs)s’empare d’une catégorie centrale dans la saisie des temporalités politiques depuis 1989, le présentisme, et vise à en discuter ses appropriations, ses usages et ses enjeux descriptifs dans un contexte européen qui a constitué une des scènes majeures de la contestation sociale, politique et artistique dans le sillage de la crise de 2008, l’Espagne. En s’intéressant à cette inscription dans des textures locales distinctes de celles que convoque François Hartog pour caractériser le présentisme, il s’agit de réfléchir aux usages des temporalités au XXIe siècle en Espagne, où la mise en dispute du présent convoque, dans les contestations, des rétrospections, des rétrotopies vers le moment fondateur de l’ordre démocratique, la Transition démocratique, pour construire des horizons futurs non dystopiques. EXPEDIAS ne décrit pas seulement ces usages des temps, il prétend en proposer une inscription locale dans des matrices politiques qui accompagnent l’avènement d’un présent dont le futur état déjà indéfini sous la dictature franquiste. Pour y parvenir, EXPEDIAS est interdisciplinaire : il réunit une équipe de chercheur·es spécialistes de l’Espagne contemporaine dans les domaines de l’histoire, des sciences politiques, du genre, de la littérature et des arts.

Partenaires du projet

Laboratoire d’Études Romanes (université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

Études Romanes (université Paris Nanterre)

Equipe CREER de l’unité de recherche IMAGER (université Paris Est-Créteil)

Equipe TRANSFICCION (université de Saragosse, Espagne)

Equipe GRUPO DE ESTUDIOS DE HISTORIA ACTUAL (université de Cadix, Espagne)

Encadrement du doctorant

Inclus dans l’équipe EXPEDIAS, le candidat ou la candidate réalise une thèse de doctorat au sein de l’une des deux unités de recherche suivantes : Laboratoire d’Études Romanes, université Paris 8 ou Études Romanes, université Paris-Nanterre. Il bénéficie en outre de l’environnement scientifique du labex Les passés dans le présent (journées doctorales, ateliers transversaux, etc.).

Recherche confiée au doctorant

La thèse portera sur l’Espagne de la fin du XXe siècle et du XXIe siècle à l’aune du concept de présentisme développé par François Hartog et mis en débat par le projet EXPEDIAS. Il s'agit de soumettre le présentisme à l’épreuve du contexte espagnol, marqué par les enjeux mémoriels au centre du débat public, avec la « Loi de Mémoire Historique » de 2007, prolongée par le projet de « Loi de mémoire démocratique ». Par ailleurs, ce qui a pris le nom de « récupération de la mémoire historique » a interrogé le sens à donner aux temporalités politiques, avec la remise en cause des historiens dans l’élaboration d’un discours national sur la démocratisation post-dictatoriale. L’Espagne de la deuxième décennie du XXIe siècle se distingue néanmoins en Europe en ce qu’elle a construit des langages sociaux non catastrophistes sur le futur pour réengager une réflexion sur le changement social.

Ces temporalités subjectives non conformes au récit présentiste prenant corps à la fois dans les usages publics de l’histoire, les mouvements de contestation et d'émancipation, les savoirs situés, les arts et la littérature, la thèse pourra se décliner, au choix et à titre indicatif, selon différents axes :

            - Ecritures et réécritures de l’histoire

            - Mémoires de la Guerre Civile, de la dictature et de la Transition

            - Luttes sociales, 15-M, féminismes et questions de genre

            - Utopies, rétrotopies et dystopies

            - Rapports centre / périphérie (nationalismes, colonialisme)

Ces axes devront être étroitement associés à la question du présentisme et pourront être envisagés selon diverses mises en œuvre :

            - Construction des savoirs sur les temporalités

- Modalités énonciatives des temps

            - Dispositifs artistiques ou médiatiques

            - Activisme et artivisme politique

Constituer de nouveaux corpus matérialisant les rapports aux temporalités peut faire partie des objectifs de la thèse.

Toutes les disciplines de l’hispanisme sont éligibles à cet appel.

Le ou la candidate retenu.e fera partie du comité de projet d’EXPEDIAS.

Profil du doctorant

Le candidat ou la candidate doit être diplômé.e de M2

-        soit en Études hispaniques ;

-        soit dans une autre discipline (par exemple, histoire, littérature, sciences politiques, histoire de l’art, études cinématographiques, études de genre…), le mémoire de recherche portant alors sur l’Espagne contemporaine. Une licence en Etudes hispaniques serait un atout, sans constituer une obligation.

Le descriptif de l'appel et le formulaire de candidature sont téléchargeables ci-dessous dans la rubrique Documents. 

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22.04.2022

Appel à candidatures - Contrat postdoctoral « Projet EYCON (Visual AI and Early Conflict Photography)»

Université Paris Lumières &  Labex Les passés dans le présent

Printemps 2022

 

L’Université Paris Lumières et le labex Les passés dans le présent recrutent un.e chercheur.se postdoctorant.e spécialisé.e dans les outils d’apprentissage profond en Vision par ordinateur dans le cadre du projet franco-britannique EYCON.

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

La ComUE Université Paris Lumières a été créée en 2014 (décret n°2014-1677 du 29 décembre 2014). Elle œuvre sur l’ensemble des disciplines de sciences humaines et sociales et s’intéresse aussi à d’autres domaines en sciences exactes ou du vivant (biologie, informatique, mathématiques, etc., en rapport notamment avec l’intelligence artificielle). La ComUE Université Paris Lumières porte un intérêt manifeste aux humanités numériques et s’inscrit dans la dynamique dite de « science ouverte ».

La ComUE Université Paris Lumières se compose de trois membres fondateurs : l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’Université Paris Nanterre et le CNRS. À ces membres s’ajoutent des établissements statutairement « associés » qui ont rejoint l’Université Paris Lumières par conventions de partenariat ; les voici : l’Académie Fratellini, les Archives Nationales, la Bibliothèque nationale deFrance, le Centre d’études, de documentation et d’information d’action sociale – CEDIAS-Musée Social, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, l’ETSUP école de travail social, l’Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA), l’Institut national de l’audiovisuel (INA), le Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye), le Musée du Louvre, le Musée national de l’histoire de l’immigration – Palais de la Porte Dorée, la Maison des cultures du Monde, le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, le Pôle Sup’93 (école de formation des artistes).

Par sa composition, l’Université Paris Lumières aborde les dimensions muséales, patrimoniales et archivistiques de la société et de ses productions, particularité unique en France. Elle s’investit également dans la réflexion autour du travail social et de ses implications. Pour plus d’informations : www.u-plum.fr

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité.

Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. 

Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue. Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

LE PROJET EyCon

Conduit sous la direction de Daniel Foliard, de Lise Jaillant et de Julien Schuh, au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet Eycon (Visual AI and Early Conflict Photography) réunit des chercheurs en sciences humaines, des experts techniques, des archivistes pour produire des recherches innovantes à la jonction de l'informatique, des études archivistiques et de l'histoire. L'objectif premier d'EyCon est d'évaluer l'utilité de l'informatique pour visualiser, naviguer et analyser de grands corpus visuels, constitués par des photographies des conflits armés coloniaux, impériaux et internationaux jusqu'en 1918.

Dans ce cadre, l’un des objectifs principaux du projet est l’analyse de la reproduction et de la circulation d’images entre archives, albums et périodiques, sous des formes différentes (négatifs, photographies, photogravures, gravures sur bois). Le ou la post-doctorant.e recruté.e sera amené.e à développer une solution de repérage de similarité et de doublons entre les images du corpus et de visualisation interactive des résultats. Cet outil devra également prendre en compte les légendes des images.

STRUCTURE D’ACCUEIL DU/DE LA POSTDOCTORANT.E

Les partenaires du projet EyCon sont l’Université Paris Nanterre (CSLF EA 1586, Centre des Sciences des Littératures en langue Française, MoDyCo UMR 7114 Modèles, Dynamiques, Corpus), Loughborough University (Royaume Uni), le Musée du Quai Branly, La Contemporaine et la TGIR Huma-Num, l’Université Paris Cité, le Service Historique de la Défense, l’Imperial War Museum, la National Library of Scotland et la Wellcome Collection.

MISSION

Au sein de l’équipe du projet Eycon, sous la responsabilité de Julien Schuh, le candidat ou la candidate est chargé.e du développement des outils, du traitement, de l’analyse et de l’archivage des données, du suivi des séminaires et du dialogue avec les équipes du Labex.

Dans le cadre de ses fonctions, il/elle assure les missions suivantes :

-     Développement et implémentation d’outils d’apprentissage profond :

-     Vectorisation d’images et de textes (légendes) ;

-     Comparaison et recherche de similarités et de doublons entre images (tensorflow similarity, CNN, SIFT, SURF) ;

-     Visualisation et classification (D3.js, UMAP) ;

-     Participation à l’animation du séminaire de recherche du projet et aux événements scientifiques ;

-     Rédaction de la documentation du projet et de notes de recherche sur le carnet du projet ;

-     Mise en ligne des données (outils, modèles, plateformes d’exploration) ;

-     Relation entre les équipes, les partenaires, les fournisseurs de service ;

OBLIGATION DE SERVICES

Outre la mission sur laquelle le candidat ou la candidate aura été sélectionné.e, le chercheur postdoctorant ou la chercheuse postdoctorante prendra part aux activités générales du Labex (ateliers, séminaires). En relation avec la direction scientifique du projet, il ou elle contribuera notamment à l’organisation et à la réalisation d’actions de valorisation (ateliers, journées d’études, séminaires, enrichissement des supports de communication).

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un Doctorat dans les domaines de l’ingénierie informatique, de l’ingénierie numérique ou des humanités numériques. 

COMPÉTENCES REQUISES

Le candidat ou la candidate dispose des connaissances, savoir-faire et aptitudes suivants :

-     maîtrise de logiciels d’apprentissage profond (Python, R, TensorFlow, Keras) ;

-     maîtrise des interfaces type JupyterLab ;

-     pratique des standards patrimoniaux (XML, METS, IIIF) ;

-     maîtrise du suivi de projets et du versionnage (Git-Hub, Zenodo) ;

-     autonomie, compétences relationnelles.

Et idéalement

-     maîtrise de logiciels de développement web dans le domaine patrimonial (Bases de Données relationnelles, API, wordpress).

 

CALENDRIER DE RECRUTEMENT

-       Publication de l’appel à candidatures : mercredi 20 avril 2022

-       Date limite de dépôt des candidatures : lundi 23 mai 2022 à 17h00 (horaire Paris)

-       Auditions : fin mai/début juin 2022

-       Résultats : immédiats

-       Prise de poste : si possible, juin 2022

DOSSIER DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature complet devra être adressé, sous format numérique en un seul PDF, au plus tard le 23 mai 2022 à 17h00 à l’adresse suivante : pasp-posdoc-EYCON@passes-present.eu

Le dossier comprend :

-     un curriculum vitae et une liste de travaux/publications

-     le diplôme de doctorat;

-     le rapport de thèse (le cas échéant);

-     une lettre de motivation.

DURÉE DE RECRUTEMENT ET DATE DE PRISE DE FONCTION

Le contrat est d’une durée de 12 mois

RÉMUNÉRATION

Les recrutements se font sous la forme d’un contrat à durée déterminée. Le candidat ou la candidate percevra une rémunération forfaitaire mensuelle brute, exclusive de toute rémunération accessoire, sur la base d’un temps plein, fixé en fonction de son niveau d’étude.

Le salaire brut minimum correspondant au statut de chercheur post-doctorant est fixé par arrêté (4 novembre 2021) : 2 271€ brut. Il pourra être réévalué en fonction de l’expérience professionnelle.

La fiche de poste est téléchargeable ci-dessous dans la rubrique Documents. 

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12.04.2022

Appel à candidatures - Chercheur(e)s associé(e)s et bourses de recherche de l’INA 2022

Depuis la création de l’INA thèque en 1998, l’INA encourage le développement de travaux scientifiques menés à partir de ses fonds et des outils d’analyse qu’il développe. Pour accompagner l’émergence de recherches innovantes, l’INA propose  deux dispositifs de soutien à la recherche :

-             l’octroi d’un statut de chercheur(e) associé(e) à l’INA

-             l’attribution de bourses de recherche

Calendrier

Les dossiers de candidatures devront être envoyés avant le 12 juin 2022 sous forme électronique.

Les travaux des lauréats débuteront le 1er octobre 2022.

Le statut de chercheur(e) associé(e) est attribué pour un an, il est renouvelable sous condition.

Les conditions d’attribution des statuts, les obligations des bénéficiaires, les fonds signalés à l’attention des candidat(e)s et les modalités de dépôt des candidatures sont précisés dans le règlement à télécharger ici.

Depuis la création de l’INA thèque en 1998, l’INA encourage le développement de travaux scientifiques menés à partir de ses fonds et des outils d’analyse qu’il développe. Pour accompagner l’émergence de recherches innovantes, l’INA propose  deux dispositifs de soutien à la recherche :

-             l’octroi d’un statut de chercheur(e) associé(e) à l’INA

-             l’attribution de bourses de recherche

 

Quelles recherches sont concernées ?

L’INA soutient des projets de recherche en cours, qui s’appuient au moins en partie sur ses collections ou sur les outils d’analyse de l’audiovisuel qu’il développe.

L’INA souhaite tout particulièrement soutenir des projets de recherche :

-        proposant une méthodologie originale, ou présentant un caractère exploratoire et expérimental, notamment par le recours à des outils de fouille d’images et de données ;

-        et/ou mettant en évidence l’apport de l’analyse des médias audiovisuels pour éclairer le débat public.  

Les bourses visent à soutenir les recherches sur des collections ayant récemment rejoint les fonds de l’INA, moins connues du public ou sous-exploitées, telles que les collections radio, web, les chaînes d’information en continu, ou encore certains fonds d’archives écrites. Une liste indicative est proposée dans le règlement.

En outre, l’une des deux bourses de recherche, intitulée  « Bourse Louise-Merzeau », est  attribuée à un(e) lauréat(e) proposant un projet de recherche particulièrement pionnier dans le domaine des Humanités Numériques ou portant sur les collections du dépôt légal du web.

 

Qui est éligible ?

Cet appel entend proposer un soutien à des doctorant(e)s et à des chercheur(e)s en début de carrière. Toutes les conditions d’éligibilité sont détaillées dans le règlement.

 

À quoi correspond le statut proposé ?

L’Institut offre aux chercheur(e)s sélectionné(e)s un accueil privilégié, assorti de diverses modalités de soutien :

·        un accompagnement personnalisé à la recherche par un(e) interlocuteur(trice) dédié(e),

·        un accès facilité aux outils de fouille de données INA,

·        une mise en réseau des chercheur(e)s et la possibilité d’échanger autour de leurs problématiques, questions de méthodes et résultats au sein d’un séminaire INA,

·        et un accompagnement à la valorisation des travaux des lauréat(e)s, dans le cadre d’événements ou de publications.

Les lauréat(e)s des deux bourses bénéficient, en plus, d’un soutien financier à la recherche, d’un montant de 5000 €.

 

Calendrier

Les dossiers de candidatures devront être envoyés avant le 12 juin 2022 sous forme électronique.

Les travaux des lauréats débuteront le 1er octobre 2022.

Le statut de chercheur(e) associé(e) est attribué pour un an, il est renouvelable sous condition.

 

Ces dispositifs sont complémentaires des prix de l’INAthèque créés en 1997, et ajoutent un volet à la politique scientifique de l’Institut.

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11.04.2022

Appel à contributions pour la revue "Matériaux pour l’histoire de notre temps"

La revue Matériaux pour l’histoire de notre temps (La contemporaine, Nanterre) propose un appel à contributions sur le thème « L’histoire des conflits contemporains par l’objet, 20e et 21e siècles. 

>> Lire le texte de l'appel 

Les propositions résumées en 2500 signes, en français ou en anglais, espaces compris sont à envoyer aux coordinateurs du dossier, Alexandre Sumpf (asumpf@hotmail.com), Julien Gueslin (julien.gueslin@lacontemporaine.fr) et Anne Joly (anne.joly@lacontemporaine.fr) avant le 9 mai 2022. Elles comporteront un titre et une présentation des sources envisagées.

Les propositions retenues donneront lieu à des articles de 25 000 signes, espaces compris en français ou en anglais, [pour les axes 1 & 2] et de 5 à 10 000 signes [pour l’axe 3], à remettre le 30 novembre 2022. Ils seront soumis à l’expertise du comité de lecture de la revue.

La revue Matériaux pour l’histoire de notre temps, publiée par l’Association des Amis de La contemporaine, lance un appel à contribution sur le thème de « l’histoire des conflits contemporains par l’objet » (XXe et XXIe siècles).

L’objet, entendu ici comme artefact - qu’il soit singulier ou produit en série – suscite un intérêt croissant en histoire contemporaine [cf. depuis Audoin-Rouzeau, Singaravélou (2019), Schechter (2019), etc.]. L’ambition de ce dossier est de réunir les réflexions d’une part sur les enjeux scientifiques et épistémologiques de travaux appréhendant l’objet comme source à part entière – et non seulement comme l’illustration d’un développement historique – et d’autre part sur les différentes opérations de collecte, traitement, conservation et mise à disposition ; les actions de valorisation à des fins de médiation culturelle et pédagogique menées souvent conjointement par les chercheurs et les institutions patrimoniales.

L’objet, plus encore que d’autres sources, se prête à un rapprochement méthodologique fructueux des disciplines et les frontières entre approches ethnologiques, anthropologiques, sociologiques ou d’historien.ne.s spécialistes d’autres époques tendent à s’estomper dans le domaine. La contemporaine souhaite soumettre quelques-uns des objets de ses collections à l’analyse de différents représentants de ces disciplines afin de confronter et enrichir les approches méthodologiques.

NB : les photographies et cartes postales n’entrent pas dans le périmètre de l’appel.

L’appel comprend trois sous-axes :

1.     Le dossier proposera d’aborder l’objet comme source pour la recherche sur l’histoire des conflits contemporains : comment l’appréhender ? De quels gestes et de quels usages s’accompagne-t-il ? Quels espaces historiques la production et les échanges d’objets définissent-ils ? Quels sens et quelles émotions l’objet engage-t-il dans l’analyse historique ? Quel rôle joue l’objet dans les processus mémoriels ? Comment l’objet définit-il la façon d’écrire l’histoire des guerres et conflits : histoire de leur quotidien ; histoire matérielle ; histoire des pratiques politiques, sociales ou culturelles ; histoire de la propagande ; de l’exil, etc.

2.     Les contributions abordant les « aspects métier » de la collecte, de la conservation, de la description et de la valorisation des objets dans les institutions patrimoniales : bibliothèques, musées et centres d’archives du contemporain seront également favorablement accueillies. Comment organise-t-on une collecte d’objets (notamment « à chaud » pour documenter un conflit en cours) ? Comment s’articule-t-elle aux collectes d’autres types de documents (archives, photographies, etc.) d’un établissement documentaire ? Comment prépare-t-on et décrit-on un objet pour qu’il devienne une archive ? Comment mettre en valeur la matérialité de l’objet à l’époque de la culture numérique ? Y-a-t-il des objets non identifiés ? Quels sont les usages possibles de l’objet dans le domaine pédagogique/ de médiation culturelle ? On pourra également s’interroger sur la dimension symbolique des objets, représentatifs d’un événement singulier et fabriqués parfois après coup : de « faux vrais objets ».

Les contributions sur les objets provenant d’archives de la recherche, c’est-à-dire collectés par les chercheur.euse.s dans le cadre de leur travail, puis éventuellement déposés dans des établissements patrimoniaux seront également considérées.

3.     Le musée de La contemporaine conserve une collection d’objets : artisanat de tranchée, textile, vaisselle, insignes, etc. Plusieurs fonds d’archives de l’établissement comportent également des objets (fonds de la Cimade, de l’ADIR, de Défense de la France par exemple). Pour cet axe du dossier, les contributions de contemporanéistes et de spécialistes d’autres disciplines et époques historiques (préhistorien.ne.s, médiévistes, ethnologues, sociologues, anthropologues…) pourront s’appuyer sur ces collections de l’établissement, auxquelles La contemporaine donnera accès. Les confrontations disciplinaires pourront nourrir une réflexion méthodologique sur l’objet comme source pour l’histoire des conflits contemporains.

Calendrier et consignes

Les propositions résumées en 2500 signes, en français ou en anglais, espaces compris sont à envoyer aux coordinateurs du dossier, Alexandre Sumpf (asumpf@hotmail.com), Julien Gueslin (julien.gueslin@lacontemporaine.fr) et Anne Joly (anne.joly@lacontemporaine.fr) avant le 9 mai 2022. Elles comporteront un titre et une présentation des sources envisagées.

Les propositions retenues donneront lieu à des articles de 25 000 signes, espaces compris en français ou en anglais, [pour les axes 1 & 2] et de 5 à 10 000 signes [pour l’axe 3], à remettre le 30 novembre 2022. Ils seront soumis à l’expertise du comité de lecture de la revue.

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08.03.2022

[Appel à candidatures] Bourses doctorales et contrats post-doctoraux 2022-2023 du Musée du quai Branly - Jacques Chirac

Le musée du quai Branly - Jacques Chirac propose chaque année des bourses doctorales et des contrats postdoctoraux destinés à aider des doctorants et de jeunes docteurs à mener à bien des projets de recherche originaux et innovants.

Les disciplines concernées sont : l’anthropologie, l’ethnomusicologie, l’histoire de l’art, l’histoire, l’archéologie (hors paléontologie), la sociologie, les arts du spectacle. Les domaines de recherche privilégiés sont : les arts, les techniques, les cultures matérielles et les patrimoines matériels et immatériels extra-européens, les institutions muséales et leurs collections. Les projets particulièrement susceptibles de tirer parti de l’environnement du musée du quai Branly - Jacques Chirac (collections, archives, médiathèque, communauté scientifique) seront examinés avec la plus grande attention.

Le dossier de candidature complet doit obligatoirement faire l’objet d’un double envoi (numérique et postal) avant le lundi 4 avril 2022 à minuit.

Plus d'information dans l'article

Le musée du quai Branly - Jacques Chirac propose chaque année des bourses doctorales et des contrats postdoctoraux destinés à aider des doctorants et de jeunes docteurs à mener à bien des projets de recherche originaux et innovants.

Les disciplines concernées sont : l’anthropologie, l’ethnomusicologie, l’histoire de l’art, l’histoire, l’archéologie (hors paléontologie), la sociologie, les arts du spectacle. Les domaines de recherche privilégiés sont : les arts, les techniques, les cultures matérielles et les patrimoines matériels et immatériels extra-européens, les institutions muséales et leurs collections. Les projets particulièrement susceptibles de tirer parti de l’environnement du musée du quai Branly - Jacques Chirac (collections, archives, médiathèque, communauté scientifique) seront examinés avec la plus grande attention.

Au cours de l’année, les candidates et candidats sélectionnés présenteront un article destiné à être soumis à publication scientifique dans le cadre du séminaire interne du département de la Recherche et de l’Enseignement du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Les post-doctorants bénéficieront d’un soutien financier pour une mission de terrain d’un mois et participeront à l’organisation d’une journée d’études sur la thématique annuelle de recherche. Les lauréats seront invités à fournir au département de la Recherche et de l’Enseignement un rapport d’activité détaillé de leurs recherches.

LES BOURSES DOCTORALES

 

Quatre bourses doctorales sont destinées à soutenir des doctorants inscrits au moins en troisième année pour l’année universitaire 2022-2023 (dans une université française ou étrangère). Ces bourses sont une aide à la rédaction et ne constituent pas un financement de recherches de terrain et d’archives. Elles concernent uniquement des thèses portant sur des sociétés extra-européennes.

Ces bourses doctorales sont attribuées pour une durée de 12 mois non reconductible, du 1er septembre au 31 août. Elles seront en 2022 d’un montant mensuel de 1400 euros net. Elles sont allouées après évaluation des dossiers par le Comité de sélection du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Aucune condition de nationalité n’est exigée, mais les candidates et candidats devront avoir un niveau académique, écrit et oral, en français et en anglais.

LES CONTRATS POSTDOCTORAUX

 

Le musée du quai Branly - Jacques Chirac propose cinq contrats postdoctoraux à de jeunes docteurs pour élaborer collectivement un programme de recherche d’un an sur la thématique « Circulation des objets et des images » issus de cultures extra-européennes. Chacun de ces termes doit être entendu dans son sens le plus large pour examiner toutes leurs relations possibles : on entend ainsi par « objets » l’ensemble des artefacts présents dans les collections muséales, en France et à l’étranger, et par « images » toutes formes de présence visuelle ou sonore : peintures, arts graphiques, photographies, cinéma, enregistrements… L’étude de leur circulation s’attachera à décrire des trajectoires – contextes de production et d’acquisition, points de départ, intermédiaires, seuils de transformation, blocages, points de tension et éventuels retours –  qui dévoilent des formes passées ou présentes de la globalisation des cultures, de la provenance des objets et du rôle contemporain des musées.

Ces contrats postdoctoraux sont attribués pour une durée de 12 mois, reconductible une fois (après un nouveau processus de sélection), du 1er septembre au 31 août, et seront en 2022 d’un montant mensuel de 2 322 € brut (sous forme d’un CDD, avec présence au musée de 3 ½ jours par semaine).

Ils sont alloués après évaluation des dossiers et audition des candidates et candidats retenus par le Comité de sélection du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Ces auditions auront lieu en juin 2022 au musée du quai Branly - Jacques Chirac ou par visioconférence.

Aucune condition de nationalité n’est exigée. Les candidates et candidats devront avoir un niveau académique, écrit et oral, en français et en anglais. Les candidates et candidats peuvent solliciter ce contrat jusqu’à cinq ans après la soutenance de leur thèse, c’est-à-dire pour des thèses soutenues depuis le 1er janvier 2017. Ils/elles ne pourront prendre leurs fonctions au musée que sur présentation de leur attestation de doctorat, ou le cas échéant, de leur pré-rapport de soutenance.

Les demandes de bourses doctorales et de contrats postdoctoraux doivent être établies suivant un formulaire à télécharger, durant la période de l’appel à candidatures.

Les formulaires de candidature peuvent être téléchargés en bas de cette page dans la rubrique Documents

Pour être enregistré, le dossier de candidature complet doit obligatoirement faire l’objet d’un double envoi avant le lundi 4 avril 2022 à minuit :

  • par voie électronique, à l’adresse suivante bourses@quaibranly.fr : il est demandé aux candidates et candidats de procéder au regroupement des différents documents du dossier de candidature en un seul fichier au format PDF, ne dépassant pas 5Mo. Le fichier devra être nommé sur le modèle suivant : NOM_candidatureDOC_2022.pdf ou NOM_candidaturePOST-DOC_2022.pdf
  • par courrier postal (avec mention ‘Candidature Bourse doctorale/contrat postdoctoral’ portée sur l’enveloppe), avec le formulaire de candidature daté et signé, à l’adresse suivante : 

Département de la recherche et de l’enseignement

Musée du quai Branly - Jacques Chirac

222, rue de l’Université

75343 Paris Cedex 07

La liste de l’ensemble des candidates et candidats admis à concourir sera publiée sur le site web du musée le 11 avril 2022. Les candidates et candidates aux contrats postdoctoraux sélectionnés pour l’audition seront contactés début juin 2022 pour une audition.

>> Page de l'appel sur le site du musée

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07.03.2022

[À paraître] Collectionner l'impressionnisme, le rôle des collectionneurs dans la constitution et la diffusion du mouvement

A la suite du colloque international Collectionner l'impressionnisme, organisé par la Fondation partenariale de l'université Paris Nanterre, avec le soutien du labex Les passés dans le présent, nous avons le plaisir de vous annoncer la publication des actes dans une double édition française et anglaise, aux Editions Silvana.  

Réunissant l'ensemble des interventions, des contributions inédites et de riches annexes, cet ouvrage vous permettra de prolonger la réflexion sur le rôle des collectionneurs dans la constitution et la diffusion du mouvement impressionniste

L’ouvrage, à paraître en septembre 2022, est d’ores et déjà disponible en pré-commande à un tarif préférentiel, jusqu'au 30 avril 2022, grâce au formulaire à télécharger sur cette page. 

A la suite du colloque international Collectionner l'impressionnisme, organisé par la Fondation partenariale de l'université Paris Nanterre, avec le soutien du labex Les passés dans le présent, nous avons le plaisir de vous annoncer la publication des actes dans une double édition française et anglaise, aux Editions Silvana.  

Réunissant l'ensemble des interventions, des contributions inédites et de riches annexes, cet ouvrage vous permettra de prolonger la réflexion sur le rôle des collectionneurs dans la constitution et la diffusion du mouvement impressionniste

Résumé

S’ils ne sont pas exempts de préoccupations économiques et sociales, les collectionneurs de l’impressionnisme se sont souvent impliqués dans la défense de ce mouvement qu’ils ont contribué, selon leur époque, à faire émerger, à imposer ou à diffuser. C’est à cette catégorie engagée de collectionneurs que cet ouvrage propose de s’intéresser.

De la constitution de la collection jusqu’à son entrée au musée, du soutien des artistes à l’échelle territoriale à la diffusion internationale du mouvement, des premiers accrochages intimes jusqu’aux interrogations que posent leur présentation dans les musées, les collectionneurs ont joué un rôle essentiel dans le développement et la diffusion de l’impressionnisme depuis les débuts du mouvement jusqu’au milieu du XXe siècle.

L’enjeu, à travers les seize contributions de spécialistes internationaux, est de réexaminer et de réévaluer l’importance de ces acteurs en lien avec leur époque, leur contexte politique, social et économique. Que Depeaux, de Nittis, les Palmer, Ohara, Bürhle, Caillebotte ou Fayet soient étudiés d’un point de vue monographique ou plus globale, c’est la multiplication de ces profils et de ces trajectoires de collectionneurs qui permet aux lecteurs de mieux comprendre leur poids dans l’histoire du mouvement.

L’ouvrage, à paraître en septembre 2022, est d’ores et déjà disponible en pré-commande à un tarif préférentiel, jusqu'au 30 avril 2022, grâce au formulaire à télécharger en bas de cette page dans la rubrique Documents. 

collectionner_limpressionnisme.png

 

Sommaire 

 

Collectionner l’impressionnisme, le rôle des collectionneurs dans la constitution et la diffusion du mouvement

Sous la direction de Ségolène Le Men et Félicie Faizand de Maupeou

 

Ségolène Le Men et Félicie Faizand de Maupeou, Collectionner l'impressionnisme : ici ou là ?

Ségolène Le Men, L'impressionnisme chez soi : "la meilleure exposition est celle de l'appartement de l'amateur"

 

L'impressionnisme défini par la collection : du peintre au monde de l'art

Gwendoline Cortier-Hardouin, La constitution des collections d'artistes impressionnistes

Fausto Minervini, Les De Nittis, collectionneurs et "collectionnés"

Alexandre D'Andoque, La collection impressionniste de Gustave Fayet

Anne Distel, Un document impressionniste : la première version du catalogue de l’exposition de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs, graveurs etc… Paris, 1874

Catherine Méneux, Une indépendance relative : le rôle déterminant des collectionneurs lors de la quatrième exposition « impressionniste » en 1879

Léa Saint-Raymond, L’impressionnisme dans les annuaires de collectionneurs, en France et à l’étranger (1878-1937) 

 

La diffusion de l'impressionnisme par la collection : d'un continent à l'autre

Lukas Gloor, Regard sur l'impressionnisme français en Suisse

Carolyn Kinder Carr, Promouvoir l’impressionnisme dans le Midwest américain : Sara Tyson Hallowell et la constitution de la collection de Bertha et Potter Palmer

Theo Esparon, Comment Hollywood regarde-t-il l’impressionnisme ? Collectionner l’impressionnisme à Hollywood

Marie Laureillard, Diffusion de l’impressionnisme et collectionneurs en chine de Sun Peicang à nos jours

 

Impressionnisme et construction des identités : de la collection au musée

Noémie Picard, L’école de Rouen fabriquée par ses collectionneurs

Samuel Raybone, Collectionner l’impressionnisme dans les périphéries : les sœurs Davies, l’impressionnisme français et l’identité galloise en 1913

Chikako Takaoka, La Collection Ōhara-Kojima : Des œuvres d’art occidental pour le Japon du début du XXe siècle

Anne Higonnet, Quel devenir pour les collections impressionnistes ?

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03.03.2022

Appel à projets du MESRI pour l'accueil d'enseignants-chercheurs en résidence dans les musées

Dans le cadre de sa stratégie de développement de la recherche partenariale, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation propose aux enseignantes-chercheuses et aux enseignants-chercheurs (ci-après EC) titulaires affectés dans des établissements d’enseignement supérieur un accueil en résidence au sein de musées dont la liste suit. Cette expérience pilote, qui se déroulera pendant la séquence universitaire de 2022-2023, supposera un accueil conjoint au sein d’une unité de recherche rattachée à l’InSHS. À titre expérimental, 26 semestres de résidences seront octroyés pour la période 2022-2023.

La résidence fait l’objet d’une convention entre l’établissement d’origine de l’EC, le CNRS et le musée. Les demandes d’accueil en résidence doivent être transmises, pour avis, à la direction de l’établissement d’appartenance de l’EC, à la direction de l’unité de recherche de destination, ainsi qu’à la direction des musées (par l’intermédiaire des contacts listés ci-dessous). Les dossiers des EC ayant reçu un avis favorable devront être transmis à l’InSHS (CNRS), à l’adresse inshs.daa@cnrs.fr, avant le lundi 31 mars à minuit.

Plus d'information dans l'article

Dans le cadre de sa stratégie de développement de la recherche partenariale, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation propose aux enseignantes-chercheuses et aux enseignants-chercheurs (ci-après EC) titulaires affectés dans des établissements d’enseignement supérieur un accueil en résidence au sein de musées dont la liste suit. Cette expérience pilote, qui se déroulera pendant la séquence universitaire de 2022-2023, supposera un accueil conjoint au sein d’une unité de recherche rattachée à l’InSHS. À titre expérimental, 26 semestres de résidences seront octroyés pour la période 2022-2023.

Les EC retenus continueront d’être rémunérés par leur administration d’origine et cesseront temporairement leur service d’enseignement pendant la période de leur accueil en résidence, afin de se consacrer au projet de recherche qu’ils auront déposé dans leur dossier de candidature. Les candidatures pourront, au choix, porter sur un ou deux semestres de résidence.

Cet accueil en résidence fera l’objet d’une procédure de sélection qui engagera le CNRS et le musée demandé et impliquera l’accord de leur établissement (à renseigner sur le dossier de candidature, voir infra). Le CNRS est désigné par le MESRI pour organiser et piloter cette procédure de sélection.

Objectifs

 

L’accueil en résidence vise à développer les recherches en sciences humaines et sociales dans les musées. Il s’adresse à l’ensemble des disciplines (histoire de l’art, histoire, archéologie, littérature, philosophie, économie, sociologie, ethnologie, géographie, droit, etc.) et aux approches interdisciplinaires. L’accueil lie une unité de recherche co-pilotée par le CNRS à l’un des musées participant au dispositif expérimental : LaM - Villeneuve d’Ascq, musée d’Angoulême, musée d’Archéologie nationale – domaine national de Saint-Germain en Laye, CNAM/musée des Arts et Métiers, MUCEM, musée national de l’Histoire de l’immigration, Muséum national d’Histoire naturelle, musée de la Musique – Philharmonie de Paris, musée national de la Préhistoire, musée du Quai Branly-Jacques Chirac, musées de la Ville de Sens, Universcience. Les accueils en résidence devront permettre de réaliser des recherches inédites en lien avec les activités, les bâtiments, les sites ou les collections des musées, et en cohérence avec les orientations scientifiques de l’unité d’accueil. Des opérations conjointes entre les lauréats et les musées pourront être conduites sur la période de la résidence, à l’initiative des EC et en accord avec les musées (cycles de conférences, ateliers, rencontres, etc.). Ces résidences pourront aussi, le cas échéant, être l’occasion de développer des projets collectifs qui auront vocation à être soumis ensuite aux différents dispositifs de soutien à la recherche (ANR, ERC, Emergences, etc.). Les EC bénéficieront ainsi d’un environnement particulièrement propice à la conduite de leurs recherches, tandis que les musées pourront bénéficier du travail scientifique mené par les résidents. Dans ce cadre, les lauréats disposeront d’un espace de travail au sein du musée ainsi qu’un accès facilité aux catalogues et collections. Le musée s’engage à rédiger une convention d’accueil en résidence de l’EC qui précisera les conditions détaillées de son accueil.

Le projet portera de façon préférentielle sur une des thématiques proposées en annexe ou sur une thématique de recherche autre. Celui-ci doit être en lien avec les collections, les activités ou les bâtiments et sites des musées sollicités. Il pourra mentionner le type d’opération que les EC seront en mesure de proposer aux musées sur la période de la résidence. Le projet pourra prévoir une collaboration entre plusieurs musées partenaires, sans pour autant que ce soit une exigence. L’évaluation des candidatures se fera à la fois sur la qualité scientifique du projet, son adéquation avec les collections, les activités, les bâtiments et les sites des musées sollicités, le caractère original de la recherche et sa cohérence avec les axes de l’unité de recherche accueillante. Les séjours en résidence commenceront à compter du 1er septembre 2022.

Procédure

 

La résidence fait l’objet d’une convention entre l’établissement d’origine de l’EC, le CNRS et le musée. Les demandes d’accueil en résidence doivent être transmises, pour avis, à la direction de l’établissement d’appartenance de l’EC, à la direction de l’unité de recherche de destination, ainsi qu’à la direction des musées (par l’intermédiaire des contacts listés ci-dessous). Les dossiers des EC ayant reçu un avis favorable devront être transmis à l’InSHS (CNRS), à l’adresse inshs.daa@cnrs.fr, avant le lundi 31 mars à minuit, sous la forme d’un fichier PDF unique. L’évaluation comportera deux temps : les candidatures feront d’abord l’objet d’une évaluation scientifique avec rapports sous l’autorité de l’InSHS, puis elles seront soumises à une commission d’admission CNRS/Musées.

Composition du dossier

 

Le dossier est composé des pièces indiquées ci-dessous :

- le formulaire de demande d’accueil en résidence portant l’accord de la direction de l’établissement employeur, l’avis de l’unité de recherche de destination et du musée

- un curriculum vitae, présentant un bilan des travaux de recherche, des charges d’enseignement et des fonctions d’intérêt collectif (10 pages maximum)

- une liste des travaux et publications, indiquant les liens d’accès à la plateforme HAL

- un projet de recherche scientifique proposé pour l’accueil en résidence en musée (5 pages maximum) comportant un volet préfigurant le type de coopération envisagées entre l’EC et le musée.

Un rapport d’activité sera remis à l’InSHS et au musée d’accueil dans un délai de trois mois après la fin de l’accueil en résidence.

Annexe : Thématiques de recherche proposées par les musées partenaires

 

Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, LaM Villeneuve d’Ascq

• Relectures de la modernité par ses marges ; art naïf, art brut, art singulier

• Les modes de collecte, les catégorisations esthétiques et les différentes acceptions et manifestations du « primitivisme »

• Histoire du goût et des collections par le biais de la collection Dutilleul-Masurel

• Ephémères d'art brut (cartons d’invitation, affiches, brochures, cartes postales…), petits papiers pour une étude de la réception de l'art brut

• Histoire des expositions / archives des expositions : les expositions qui ont fait l’art contemporain en France (particulièrement en région)

• Les sites des Habitants paysagistes

Contact : sverdavaine@musee-lam.fr

 

Musée d’Angoulême

• Histoire et provenance des collections extra-occidentales du Musée d’Angoulême, dont un axe sur le rôle des ports de Bordeaux et la Rochelle dans la mise en place d’un réseau d’échange et de vente d’objets venus des colonies

• Étude de corpus des collections africaines ou océaniennes dans le cadre de la publication du catalogue raisonné des collections

• Du papier artisanal aux productions mécanisées, collecte de témoignages, d’objets patrimoniaux complémentaires au fond des collections et construction d’un savoir pluridisciplinaire dans la perspective d’un parcours permanent au musée du papier et d’une candidature sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel

Contact : e.salaberry@mairie-angouleme.fr

 

Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

• Histoire de l’archéologie (histoire des pratiques archéologiques ; insertion de l’archéologie dans le tissus juridique, administratif et institutionnel ; constitution de réseaux de correspondants, d’érudits locaux, de collectionneurs attachés au terroir, de sociétés savantes ; reconnaissance et non reconnaissance des acteurs et donateurs en archéologie : aristocrates, membres du clergé, magistrats, ingénieurs, vs amateurs, femmes, prospecteurs)

• Provenance des oeuvres

• Sociologie et anthropologie

• Géographie et sociologie pour le domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Contact : rose-marie.mousseaux@culture.gouv.fr

 

CNAM/Musée des Arts et Métiers

• Recherches autour du patrimoine scientifique et technique contemporain

• Politiques patrimoniales, protection et mise en valeur du patrimoine à l'échelle locale, nationale et internationale

Contact : catherine.cuenca@lecnam.net

 

Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Mucem

La collecte du contemporain

Rendre compte par l’enquête-collecte du présent et des transformations et circulations contemporaines (mobilités, environnement, genres, mobilisations, enjeux patrimoniaux…) : définir un projet de recherche appuyé sur une relecture contemporaine des collections et appliqué à des terrains permettant la collecte documentaire d’objets et de témoignages qui viendront enrichir les fonds du musée sur les mutations des sociétés

Contribuer à une approche réflexive de la collecte patrimoniale comme méthode d’acquisition définitoire du Mucem : processus de la collecte, diversification des acteurs (chercheurs, artistes, citoyens impliqués…), principes de sélection et d’archivage des données, moyens spécifiques de médiation et de valorisation

Méditerranée : constructions culturelles et patrimoniales

Démarches participatives au musée (médiations, collections, expositions) :

• Mieux intégrer au musée la représentation des cultures peu reconnues, minorisées, ou (encore) informelles

• Démarches inclusives au musée : documentation contributive des collections, expositions à commissariat collectif, collectes contributives…

• Rôle du musée comme espaces du « care » : prise en compte de la vulnérabilité : conservation matérielle/relations symboliques aux donateurs

« Cultures populaires »

Interroger les « cultures populaires » depuis les collections et le projet scientifique du Mucem comme un terme opératoire qui fait travailler les frontières et hiérarchies entre catégories dans le champ politique comme dans celui de l’histoire de l’art, notamment :

• Arts et imageries populaires dans l'histoire des collections du Mucem (notamment : limites entre le singulier et le collectif ; entre art/artisanat/ techniques ou design)

• Statuts et muséographies de l’objet « ordinaire », « anonyme », « intime », « quotidien »

• Frontières entre histoire de l'art/ ethnographie/art contemporain

• Appropriations populaires des héritages antiques

• Réinventions des savoir-faire traditionnels

• Cultures urbaines, expressions artistiques non institutionnalisées

Analyse et documentation de corpus de collections et d’archives

• Fonds « skate »

• Fonds Europe du musée de l’Homme déposé au Mucem par le MNHN (en lien avec le MNHN et le MQB)

• Corpus prioritaires par pôles de collections : pôles « vie domestique », « vie publique », « arts du spectacle », « artisanat/industrie », « mobilités » / métissages », « corps / apparences / sexualité », « sport / hygiène / santé », « artisanat / industrie », « agriculture, alimentation », « croyances, religions », « art contemporain », « histoire des collections »

Contact : aude.fanlo@mucem.org

 

Musée national de l’Histoire de l’immigration

• Migrations, circulations, mobilités. XVIIIe-XXIe siècles

• Écritures de soi et archives de soi en migration

• Mobilité des artistes et circulation des oeuvres et des pratiques (XIXe-XXIe siècles)

• Migrations, représentations, sensibilités

• Histoire coloniale ; histoire du Palais de la Porte dorée dans la France des années trente

Contact : marianne.amar@palais-portedoree.fr

 

Muséum national d’Histoire naturelle

• Évolutions des relations homme-nature : évolution des rapports à la nature ; évolution des représentations ; évolution des usages

• Construction de récits par les participants : processus de construction des récits ; positionnement par rapport aux récits scientifiques ou institutionnels

• « Faire famille » et diversité des normes sociales

• Nommer et penser le Vivant à l'ère de l'Anthropocène.

• Mort contemporaine et mort passée.

• Relations à la nature dans le contexte de crise environnementale en prenant appui sur les savoirs, les expériences et le sensible et le rapport arts-sciences

• Interactions sociétés et biodiversité dans une approche diachronique, notamment autour des usages du bois et de son exploitation à partir des collections de la xylothèque

Contact : cecile.bernard@mnhn.fr

 

Musée de la Musique – Philharmonie de Paris

• La provenance des instruments de musique des collections françaises

• Musique et bioacoustique : le vivant, un patrimoine sonore

• Matériaux et diversité dans l’histoire de la facture instrumentale

Contact : mpmartin@cite-musique.fr

 

Musée national de la Préhistoire – Les Eyzies de Tailhac

• Les archives scientifiques des préhistoriens et les archives historiques du MNP (archives et histoires des sciences, histoire de la Préhistoire)

• Un musée national, à dimension historique, en zone rurale, au coeur d'un territoire emblématique la Vallée de la Vézère (sociologie et politique des publics)

• Les traitements anciens et actuels de restauration : évolutions dégradations, solutions au regard des exigences actuelles et à venir de conservation préventive et d'analyse des matériaux (à la croisée de la conservation préventive et des sciences archéologiques)

Contact : nathalie.fourment@culture.gouv.fr

 

Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

• Origines et trajectoires des oeuvres en contexte colonial et postcolonial, en particulier pour l'Afrique de l'Ouest et de l'Est.

Contact : philippe.charlier@quaibranly.fr

 

Musées de la ville de Sens

• Sociologie et étude des publics d'un musée de ville moyenne (étude précise, étude des abonnés sur les réseaux sociaux, étude des fréquentations croisées entre établissements culturels locaux : théâtre, bibliothèque, conservatoire,…)

• Industrie paléolithique : la collection D. Pereto (ramassage de surface dans la vallée de l'Yonne, près de 60.000 échantillons)

• Le palais des archevêques de Sens (XVIe- XXe s.) - histoire et histoire de l'architecture

• Fonds documentaire des chanoines Chartraire (1862-1935) et Leviste (1928-2021) : étude du fonds et élaboration du plan de classement (érudition locale, documentation Archevêché - Musées - Trésor de la cathédrale) en vue du signalement du fonds dans la base TAPIR (CGM - CCFR).

• Étude des collections d’histoire naturelle locales : naturalistes, faune, flore et insectes de l’Yonne au début du XXe siècle

• La Société archéologique de Sens et le mouvement d’émergence des sociétés savantes en France et Europe, de la collecte à la collection à Sens et dans le Sénonais

• Les collections napoléoniennes, construction d’un objet mémoriel autour du culte de l’Empereur

Contact : n.potier@grand-senonais.fr

 

Universcience

• Histoire des sciences et de la communication scientifique en lien avec l’histoire du Palais de la découverte

• Sociologie de la lecture publique (et notamment jeunesse) et design des espaces dans un contexte de bibliothèque et de ses usages

• Etudes de publics en contexte muséal, nouveaux développements méthodologiques

• Problématiques « Femmes et sciences »

• Recherche sur la médiation scientifique (études des impacts didactiques, évolutions des techniques de médiations, etc.), médiation étant entendue comme médiation humaine

Contact : Michele.ANTOINE@universcience.fr

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21.02.2022

Appel à chercheurs 2022-2023 de la Bibliothèque nationale de France

La BnF lance la nouvelle édition de son appel à chercheurs, afin de s’associer le concours de jeunes chercheurs intéressés par l’étude de ses collections, en particulier les moins connues ou inédites, dans le but d’enrichir leur connaissance, leur description ou d’en faciliter l’accès.

Connectez-vous avant le 25 avril 2022 au site de l’appel à chercheurs de la BnF : https://bnfaac2022.sciencescall.org/

La BnF lance la nouvelle édition de son appel à chercheurs, afin de s’associer le concours de jeunes chercheurs intéressés par l’étude de ses collections, en particulier les moins connues ou inédites, dans le but d’enrichir leur connaissance, leur description ou d’en faciliter l’accès.

Le statut de chercheur associé BnF permet une relation privilégiée à la Bibliothèque, à travers un accueil au coeur de ses départements et de ses collections.

En plus des avantages offerts à l’ensemble des chercheurs associés, la BnF attribuera trois bourses de recherche sur des sujets spécifiques :

  • une bourse Louis Roederer pour des recherches portant sur la photographie
  • une bourse Mark Pigott pour des recherches dans le domaine des humanités numériques
  • une bourse Paul LeClerc-Comité d’histoire de la BnF pour des recherches portant sur l’histoire de la Bibliothèque et de la constitution de ses collections

Connectez-vous avant le 25 avril 2022 au site de l’appel à chercheurs de la BnF : https://bnfaac2022.sciencescall.org

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16.02.2022

[Appel à candidatures] Université d’été du projet TAPLA (Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir)

L’université d’été du projet TAPLA (Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir), qui se tiendra du 30 juin au 2 juillet 2022, est un programme soutenu par le labex Les passés dans le présent de l’université de Nanterre et par la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord qui se déroule à Paris et dans sa proche banlieue. Elle a pour objet de comprendre l’héritage laissé par les terrains d’aventure apparus en Europe du Nord dans les années 1950 et de réfléchir aux nouvelles formes d’expérimentation actuelles, aussi bien en France qu’à l’étranger, tout en participant à leur développement pérenne. 

Initiative interdisciplinaire, l’Université d’été du projet TAPLA a vocation à réunir des chercheur·es et praticien.nes : historien·nes, géographes, urbanistes, ethnologues, sociologues, paysagistes, chercheur·es en sciences de l’éducation, philosophes, animateur·trices, responsables de structures socio-éducatives, responsables de services des espaces verts ou de la jeunesse, militant·es de l’éducation populaire, notamment, qui partagent un travail collectif sur les terrains d’aventure ou sur d’autres pratiques récréatives de plein air qui s’y apparentent. 

Date limite de candidature : 30 mars 2022

Plus d'informations dans l'article 

 

Terrains d’aventure XXe-XXIe siècle : expériences et recherches en acte 

Adventure playgrounds XXth-XXIst century : experiences and research at work 

30 juin-2 juillet 2022 / June 30th-July 2nd 2022 
 

DATE LIMITE POUR CANDIDATURES/ DEADLINE FOR APPLICATION
30 mars 2022 / March 30th 2022 

For the English version, please scroll down 

L’université d’été du projet TAPLA (Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir) est un programme soutenu par le labex Les passés dans le présent de l’université de Nanterre et par la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord qui se déroule à Paris et dans sa proche banlieue. Elle a pour objet de comprendre l’héritage laissé par les terrains d’aventure apparus en Europe du Nord dans les années 1950 et de réfléchir aux nouvelles formes d’expérimentation actuelles, aussi bien en France qu’à l’étranger, tout en participant à leur développement pérenne. 

Les terrains d’aventure sont un dispositif social et pédagogique original, pensé pour les enfants et les adolescents, qui a émergé dans le contexte de crise humanitaire et sociale de la Seconde Guerre mondiale, au Danemark. Ils ont progressivement essaimé en Europe et au-delà (en particulier aux États-Unis et au Japon). Le cas de la France est particulièrement intéressant, dans la mesure où les terrains d’aventure y sont apparus plus tard qu’ailleurs (à partir de 1972 seulement), pour quasiment disparaître dans les années 1980-1990. Ils y réapparaissent depuis 2018, de façon exactement contemporaine à la mise en oeuvre du projet TAPLA. La pratique et la réflexion viennent donc s’alimenter l’une et l’autre dans un aller et retour continu, qui s’intensifiera à l’occasion de l’université d’été. 

Initiative interdisciplinaire, l’Université d’été du projet TAPLA a vocation à réunir des chercheur·es et praticien.nes : historien·nes, géographes, urbanistes, ethnologues, sociologues, paysagistes, chercheur·es en sciences de l’éducation, philosophes, animateur·trices, responsables de structures socio-éducatives, responsables de services des espaces verts ou de la jeunesse, militant·es de l’éducation populaire, notamment, qui partagent un travail collectif sur les terrains d’aventure ou sur d’autres pratiques récréatives de plein air qui s’y apparentent. 

Hébergée par la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord, l’université d’été comprendra des temps d’exposés et de travail en groupes, ainsi que des temps d’observation des terrains encore actifs ou abandonnés de la région parisienne. Ces travaux sont susceptibles d’alimenter un ouvrage scientifique, sous forme de publication globale du projet TAPLA, à paraître début 2023. 

L’Université d’été mettra également à disposition des participant.es un ensemble de ressources documentaires conservées notamment aux Archives nationales et chaque participant.e pourra proposer ses propres compétences en vue de construire et d’enrichir le débat et les visites. L’objectif est qu’en amont de cette Université, chacun dispose non seulement d’une connaissance préalable du sujet, mais également de propositions d’approche pratique et/ou théorique. 

Les axes thématiques sur lesquels les propositions de candidature devront porter sont :

  • Les pratiques pédagogiques contemporaines et passées développées au sein des terrains ;
  • L’insertion des terrains d’aventure dans leur contexte urbain et territorial ;
  • Les différents formats de terrains d’aventure du passé, du présent et pour l’avenir ; 
  • Le rapport aux éléments que sont la terre, l’eau, l’air, le feu, le bois… sur les terrains d’aventure, et plus largement à l’environnement naturel et urbain ; 
  • Les différentes formes de transformation des terrains d’aventure au fil du temps ; 
  • Les modalités de portage des terrains d’aventure par les partenaires financeurs et administratifs ; 
  • Les “sources” théoriques éventuelles dont se revendiquent les concepteurs et animateurs de terrains pour l’aventure.  

Fonctionnement de l’université d’été 

 

Les axes thématiques seront développés sous différents formats : 

Conférences 

Des conférences permettront d’aborder la thématique des terrains d’aventure de manière pluridisciplinaire. Elles visent à restituer des expériences, qu’elles soient d’ordre professionnel ou scientifique. Les participant·es seront invité·es à préparer la discussion des conférences (présentation des conférencier·es et animation du débat). 

Ateliers de travail : projets, méthodes et réflexivité 

Ces ateliers viseront à réfléchir aux concepts, aux cadres théoriques, aux méthodes et aux pratiques utilisés dans les recherches et les expérimentations des terrains d’aventure qui interrogent la place des enfants et des adultes sur les terrains d’aventure, du jeu libre, des représentations et des catégorisations. Les participant·es seront amené·es à y présenter leurs questionnements. Les ateliers pourront également prendre la forme d’ateliers de discussion de textes et d’archives, commentés à l’aune des terrains et des problématiques spécifiques des doctorant·es et des professionnel.es ; d’ateliers méthodologiques donnant à voir une multiplicité de méthodes d’enquête et de réalisation ; d’ateliers réflexifs, d’ateliers relatifs à l’écriture et à la mise en place d’expérimentation, etc. 

Les ateliers seront organisés par groupes de 7 à 8 participant·es (trois groupes). Ces groupes et les contenus précis des ateliers seront définis en lien avec les propositions et préoccupations des participant·es présentées dans le dossier de candidature. 

Modalités de candidature 

 

L’Université d’été du projet TAPLA s’adresse à un public international d’historien·nes, géographes, urbanistes, ethnologues, sociologues, paysagistes, chercheur·es en sciences de l’éducation, philosophes, animateurs et animatrices, responsables de structures socio-éducatives, responsables de services des espaces verts ou de la jeunesse, militant·es de l’éducation populaire, personnels rattachés aux structures départementales, à la CNAF, à la région ou à l’Etat local mais également élu·es… 

Dans la perspective d’une mise en regard des expériences, les propositions internationales sont également souhaitées. De même, sont bienvenues les présentations "croisées" et communes entre chercheurs et animateurs de terrain. 

Les chercheurs (doctorant·es, post-doctorant·es) ainsi que les professionnel·les qui souhaitent participer sont priés de soumettre une proposition de contribution intellectuelle rédigée en anglais ou en français. La langue de travail sera le français, mais les propositions en anglais seront acceptées. Il est donc souhaitable d’avoir une bonne maîtrise du français. Il n’y aura pas de traduction simultanée. 

Les doctorant·es, post-doctorant·es et les professionnel·les intéressé·es par l’université d’été sont invité·es à candidater quel que soit le niveau d’avancement de leur recherche ou de leur projet d’action, leur lieu d’inscription et leur terrain d’étude. Ils et elles enverront un dossier de candidature constitué de quatre éléments : 

1. Prénom et nom ; adresses (électronique et postale) ; discipline ; institution de rattachement (université et laboratoire, organisation ou association d’éducation populaire, etc.) ; année de première inscription en thèse et année de thèse actuelle, ou projet de recherche pour les postdoctorant.es, niveau d’expérience professionnelle et réalisations. 

2. Un CV d’une page incluant vos coordonnées professionnelles actuelles et votre éventuelle liste de publications ou de réalisations 

3. Une lettre de motivation expliquant la manière dont la participation à l’université d’été s’insère dans votre parcours doctoral ou professionnel (4 000 signes maximum) 

4. Une présentation des enjeux théoriques, méthodologiques et pratiques que le ou la candidat·e souhaiterait discuter lors des ateliers de travail en lien avec les thématiques de l’université d’été (2 pages maximum). 

Les candidatures sont à adresser en un seul document pdf avant le 30 mars 2022 à l’adresse électronique : tapla.univ2022@gmail.com

L’université d’été est gratuite. Il reste cependant aux candidat·es à trouver les financements pour leur déplacement et leur hébergement. Aux candidat·es qui en feront la demande, l’Uuiversité d’été du projet TAPLA émettra toutes attestations utiles leur permettant d’obtenir les bourses ou aide de financières qu’ils pourraient requérir auprès d’organismes professionnels, de fondations ou d’institutions universitaires ou de recherche. Une prise en charge pourra également être envisagée par l’université d’été pour le transport et l’hébergement à ceux et celles qui ne bénéficieraient pas d’aide financière et qui en feront la demande. 

L’arrivée des participant·es est à prévoir pour le 29 juin 2022 en fin de journée. La participation au programme complet de l'université d’été est obligatoire. 

Un certificat sera délivré afin de pouvoir valider cette formation auprès des écoles doctorales ou des organismes professionnels. 

Pour toute question sur l’université d’été : tapla.univ2022@gmail.com

Calendrier 

Une fois reçue, chaque candidature sera examinée par le comité scientifique et les responsables académiques de l’université d’été. Tous les candidats, qu’ils soient ou non retenus, seront contactés individuellement avant le 15 avril 2022. 

Une fois son inscription validée, chaque candidat aura jusqu’au 30 avril pour soumettre le texte (10 000 à 20 000 signes) qu’il ou elle entend présenter lors de l’université d’été et qui correspond à une version longue et stabilisée de sa proposition initiale présentant les enjeux théoriques, méthodologiques et pratiques qu’il ou elle souhaite discuter lors des ateliers de travail en lien avec les thématiques du programme. 

  • 30 mars : Fin de réception des canditaures à l’université d’été.
  • 15 avril : Réponse aux candidats. 
  • 30 avril : Date limite de rendu des papiers définitifs présentant les enjeux théoriques, méthodologiques et pratiques que le ou la candidat·e souhaiterait présenter et discuter lors des ateliers de travail en lien avec les thématiques de l’université d’été (10 000 à 20 000 signes maximum). 
  • 15 mai : Programme définitif. 
  • 30 mai : Dernier délai pour faire une demande d’aide financière et de prise en charge par l’université d’été.  

Comité scientifique : 

  • Antonioli Manola, UMR LAVUE – PR ENSA Paris-La Villette
  • Besse-Patin Baptiste, post-doctorant en sciences de l’éducation – chercheur associé au laboratoire EXPERICE  
  • Bouillon Florence, UMR LAVUE – MCF Paris 8 
  • Brown Fraser, professeur, Leeds University 
  • De Coninck-Smith Ning, the Danish School of Education, Aarhus University 
  • Delaunay Fanny, urbaniste, docteure en aménagement et urbanisme, ENSA Paris Val de Seine, CRH-LAVUE et Ingénieure d’étude TAPLA 
  • Gentès Deborah chargée de cours Université Paris 8/ EXPERICE 
  • Hoddé Rainier, UMR LAVUE – PR émérite ENSA, responsable réseau Pédagogies coopératives 
  • Joëlle Libois Joëlle, Dir. Haute école de travail social ▪ HES-SO Genève 
  • Monnet Nadja, LAA – UMR Lavue, MCF ENSA de Marseille 
  • Ramos Aurélien, paysagiste, doctorant en aménagement et urbanisme, ENSAP de Bordeaux, CRH-LAVUE et Ingénieur d’étude TAPLA 
  • Raveneau Gilles, PR, anthropologue, Université Lumière Lyon 2, EVS
  • Roucous Nathalie, MCF Experice, Université Paris-13 
  •  Roullier Clothilde, chargée d’études documentaires, responsable des fonds Jeunesse et Sports/Éducation populaire, Archives nationales 
  • Rozenholc Caroline, UMR LAVUE – MCF ENSA Paris-Val de Seine 

Comité d’organisation : 

  • Delaunay Fanny, urbaniste, ENSA Paris Val de Seine, CRH-LAVUE et Ingénieure d’étude TAPLA 
  • Ramos Aurélien, paysagiste, ENSAP de Bordeaux, CRH-LAVUE et Ingénieur d’étude TAPLA 
  • Raveneau Gilles, anthropologue, Université Lumière Lyon 2, EVS 
  • Roullier Clothilde, responsable des fonds Jeunesse et Sports/Éducation populaire, Archives nationales 

 

English version 

 

The TAPLA Summer university (Adventure Playgrounds from the past/for the future) is a programme supported by the labex Les passés dans le présent from Nanterre University (excellence lab Pasts in the present, Labex PasP) and by the Maison des sciences de l’homme Paris-Nord (House of Humanities Paris-Nord). It takes place in Paris and its close suburbs. Its objective is to understand the legacy of the adventure playgrounds born in Europe in the 1950s, and to think about the new, current forms of experimentation in France and abroad, while contributing to their lasting development. 

Adventure playgrounds are an original social and pedagogical device, conceived for children and teenagers, that emerged in the context of social and humanitarian crisis of the Second World War, in Denmark. Little by little, they spread in Europe and beyond (especially in the United States and Japan). France’s case is particularly interesting, insofar as adventure playgrounds appeared in this country later than elsewhere (from 1972 only), and disappeared almost completely in the 1980s-1990s. They are beginning to reappear since 2018, which coincides with the implementation of the TAPLA project. Practice and reflection are thus feeding each other in a constant back and forth process process, that will intensify during the Summer university. 

An interdisciplinary initiative, the TAPLA Summer university aims at bringing together researchers and practicioners : historians, geographers, urban planners, ethnologists, sociologists, landscapers, educational sciences researchers, philosophers, playworkers and activity leaders, youth structures managers, parks and green spaces managers, youth work managers, popular education activists, amongst others, who share a collective work on adventure playgrounds, or on other recreational open air practices similar to adventure playgrounds. 

Hosted by the Maison des sciences de l’homme Paris-Nord (House of Humanities Paris-Nord), the Summer university will be divided between lectures, presentations and group work sessions, and observation sessions of still active and/or abandoned adventure playground in the Paris region. Those works may contribute to a scientific publication, in the form of a comprehensive publication by the TAPLA project, to be published in early 2023. 

The Summer university will also make available to the participants a whole set of documentary ressources, such as documents from the National Archives, and each participant will be invited to contribute to and enrich the debate and field trips with his or her own skills and expertise., Each participant should have some prior knowledge of the subject ahead of the Summer university, as well as some proposals for practical and/or theoretical approaches. 

The applications should focus on the following thematic axes : 

  • The contemprary and past pedagogical practices developed in adventure playgrounds; 
  • The integration of adventure playgrounds in their urban and territorial context; 
  • The different formats of adventure playgrounds from the past, the present and for the future ; 
  • The relationship to elements such as earth, water, air, fire, wood… on adventure playgrounds, and more generally the relationship to the natural and urban environment; 
  • The different ways adventure playgrounds have changed and evolved with time; 
  • The modalities of land leaseback by financial and administrative partners for adventure playgrounds;
  • If any, the theoretical « sources » claimed by adventure playgrounds designers and playworkers.  

Functioning of the Summer university 

 

The thematic axes will be developed under different formats : 

Conferences 

Conferences will allow us to broach the subject of adventure playgrounds in a multidisciplinary way. They aim at presenting experiences, professional and/or scientific. Participants will be invited to prepare the discussion after the conferences (presentation of the lecturers and facilitation of the discussion). 

Experimental field trips 

Observations and participant observations will be led on various adventure playgrounds in the Paris region, in order to inform the discussions and to challenge the theoretical and practical frameworks, the assumptiuns and the categories used by the different participants. 

Workshops : projects, methods and reflexivity 

The objective of these workshops is to think about the concepts, the theoretical frameworks, the methods and the practices used in the research and experimentation of adventure playgrounds, that question the place of children and adults on adventure playgrounds, as well as the role of free play, of representations and categorisations. Participants will be invited to present their issues and interrogations. Workshops can also consist in the discussion of texts and archives, commented from the perspective of the field experience and specific focuses of the PhD students and professionals ; in methodological workshops presenting a multiplicity of investigation and realisation methods ; in reflexive workshops ; in writing workshops or workshops about the setting up of experiments, etc. 

The workshops will be organised by groups of 7 to 8 participants (three groups). These groups, as well as the precise content of the workshops, will be defined according to the proposals and interests presented by the participants in their applications. 

Application procedure 

 

The TAPLA Summer university is intended for an international audience of historians, geographers, urban planners, ethnologists, sociologists, landscapers, educational sciences researchers, philosophers, playworkers and activity leaders, youth structures managers, parks and green spaces managers, youth work managers, popular education activists, staff from local and regional structures and from social care, but also elected representatives… 

In the perspective of a comparison of experiences, international proposals are more than welcome. In the same way, « cross » and common presentations by researchers and playworkers on the field are welcome. 

The researchers (PhD students, post-doctoral fellows) as well as the professionals who wish to participate are kindly requested to submit an intellectual contribution proposal, written in English or in French. The working language will be French, but proposals in English are accepted. Nevertheless, a good knowledge of French remains desirable. Simultaneaous interpretation will not be provided. 

The PhD students, post-doctoral fellows and professionals interested by the Summer university are invited to apply regardless of how advanced their thesis or action plan is, of their place of work, home university and research field. They should send an application comprising four elements : 

1. Name and surname ; addresses (email and mailing) ; field of study ; home institution (university and research laboratory, popular education organisation or association, etc.) ; year of registration in a PhD program and current year of the PhD, or of the research project for the post-doctoral fellows, level of professional experience and achievements. 

2. A one page CV including your professional contact details and, if applicable, your list of publications or achievements. 

3. A letter of motivation explaining how taking part to the Summer university fits into your research or career path (max. 4000 signs). 

4. A presentation of the theoretical, methodological and practical issues that the candidate would like to discuss during the workshops, in relation to the themes of the Summer university (max. 2 pages). 

The applications are to be sent in one Pdf document before March 30th, 2022 to the following email address : tapla.univ2022@gmail.com 

The Summer university is free of charge. The candidates will nevertheless have to find fundings for their trip and accomodation. The TAPLA Summer university will deliver to the candidates who request it all the attestations necessary to obtain the scholarship or financiary help they may request from professional organisations, foundations or academic and research institutions. The Summer university may as well consider to cover the trip and accomodation expenses of those who request it and don’t benefit from any other financial help. 

The participants should arrive on June 29th, 2022 at the end of the day. It is compulsory to attend the whole programme of the Summer university. 

An attendance certificate will be delivered, allowing you have this training programme validated by your doctoral school or professional organisation. 

For any question about the Summer university : tapla.univ2022@gmail.com 

Agenda 

Once received, each application will be examined by the scientific committee and the academic staff of the Summer university. All the candidates, whether they are selected or not, will be individually contacted by April 15th, 2022. 

Once his or her registration is validated, each candidate will have until April 30th to submit the text (10 000 to 20 000 signs) he or she intends to present during the Summer university. It should consist in a longer and stabilised version of his or her initial proposal, presenting the theoretical, methodological and practical issues he or she would like to discuss during the workshops, in relation to the themes of the programme. 

  • March 30th : deadline for the reception of applications to the Summer university 
  • April 15th : Answer to the candidates. 
  • April 30th : Deadline for sending the final papers presenting the theoretical, methodological and practical issues that the candidate would like to discuss during the workshops, in relation to the themes of the Summer university (10 000 to 20 000 signs). 
  • May 15th : Finalized programme 
  • May 30th : Deadline to request a financiary help and covering of travel expenses by the Summer university. 

Scientific Committee : 

  • Antonioli Manola, UMR LAVUE – PR ENSA Paris-La Villette 
  • Besse-Patin Baptiste, post-doctoral fellow in educational sciences – associated researcher at the laboratory EXPERICE 
  • Bouillon Florence, UMR LAVUE – MCF Paris 8 
  • Brown Fraser, professor, Leeds University 
  • De Coninck-Smith Ning, the Danish School of Education, Aarhus University 
  • Delaunay Fanny, urban planner, PhD in town and country planning, ENSA Paris Val de Seine, CRH-LAVUE and research assistant TAPLA 
  • Gentès Deborah, lecturer at the Université Paris 8/ EXPERICE 
  • Hoddé Rainier, UMR LAVUE – PR Emeritus ENSA, in charge of the network Cooperative pedagogies 
  • Joëlle Libois Joëlle, Dir. Haute école de travail social (Higher School of Social Work) ▪ HES-SO Genève 
  • Monnet Nadja, LAA – UMR Lavue, MCF ENSA, Marseille 
  • Ramos Aurélien, landscaper, PhD student in town and country planning, ENSAP Bordeaux, CRH-LAVUE and research assistant TAPLA 
  • Raveneau Gilles, PR, anthropologist, Université Lumière Lyon 2, EVS 
  • Roucous Nathalie, MCF Experice, Université Paris-13 
  • Roullier Clothilde, documentation official, in charge of the Youth and Sports/Popular education department, National Archives 
  • Rozenholc Caroline, UMR LAVUE – MCF ENSA Paris-Val de Seine 

Organisational Committee : 

  • Delaunay Fanny, urban planner, ENSA Paris Val de Seine, CRH-LAVUE and research assistant TAPLA 
  • Ramos Aurélien, landscaper, ENSAP de Bordeaux, CRH-LAVUE et research assistant TAPLA 
  • Raveneau Gilles, anthropologist, Université Lumière Lyon 2, EVS 
  • Roullier Clothilde, in charge of the Youth and Sports/Popular education department, National Archives 
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10.02.2022

[Appel à contribution] Futurofolies - Revue Terrain

L’un des grands défis de la futurologie et de la prospective est de nous faire envisager l’inenvisageable, l’impensable, en extrapolant des tendances, en imaginant des ruptures brutales, en s’embarquant dans des scénarios catastrophes. À première approximation, la variable temps est au cœur de toutes les futurologies et la flèche du temps est l’un des modèles les plus couramment utilisés. Mais quand on la regarde de près, la futurologie d’aujourd’hui est un grand bazar, beaucoup plus éclectique qu’elle y paraît, nouant des liens complexes avec les sciences aussi bien qu’avec la science-fiction. Lieu d’intense créativité spéculative, où se démontent toutes les prédictions attendues, les futurologues y font volontiers l’inventaire des possibles et éclater le temps en autant de scénarios divers et variés. Ce numéro propose de faire remonter des futurologies inattendues, décalées, d’autres manières de jouer avec le temps que celles qui nous sont imposées. Que penser des prises de position qui se sont multipliées dans les dernières décennies visant à imposer un temps unique, caractérisant notre époque comme une période de profonde mutation dans la texture même du temps ?

Date limite de soumission : 1er septembre 2022

Plus d'informations dans l'article

 

Numéro coordonné par Julien Wacquez

                      

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          L’un des grands défis de la futurologie et de la prospective est de nous faire envisager l’inenvisageable, l’impensable, en extrapolant des tendances, en imaginant des ruptures brutales, en s’embarquant dans des scénarios catastrophes. À première approximation, la variable temps est au cœur de toutes les futurologies et la flèche du temps est l’un des modèles les plus couramment utilisés. Mais quand on la regarde de près, la futurologie d’aujourd’hui est un grand bazar, beaucoup plus éclectique qu’elle y paraît, nouant des liens complexes avec les sciences aussi bien qu’avec la science-fiction. Lieu d’intense créativité spéculative, où se démontent toutes les prédictions attendues, les futurologues y font volontiers l’inventaire des possibles et éclater le temps en autant de scénarios divers et variés. Ce numéro propose de faire remonter des futurologies inattendues, décalées, d’autres manières de jouer avec le temps que celles qui nous sont imposées. Que penser des prises de position qui se sont multipliées dans les dernières décennies visant à imposer un temps unique, caractérisant notre époque comme une période de profonde mutation dans la texture même du temps ?

Basculement dans un éternel présent (sans plus aucune perspective passée et future) déplorent certains (Hartog 2003). Accélération du temps à laquelle personne ne peut échapper s’inquiètent d’autres (Rosa 2010). Temps d’une accélération pour lequel d’autres encore se réjouissent (voir les « accélérationnistes », Srnicek & Williams 2016). Urgence de l’Anthropocène (Crutzen & Stoermer 2000). Effondrement auquel se préparent des militants écologistes (Servigne 2015). Certains vont jusqu’à simuler la disparition du temps, comme les physiciens quantiques défendant l’idée que le temps n’existe pas (Rovelli 2014), tandis que d’autres s’aventurent dans des expériences limites de datation, cherchant à définir toujours plus précisément l’âge de l’univers (Choi et al. 2020). Si le temps échappe à notre contrôle, il semblerait que nous ne puissions lui échapper. Du temps, souvent considéré comme unique et unilatéralement orienté au lieu d’être décliné au pluriel, tout semble avoir été dit. Cependant, il est important de relancer la question du temps pour au moins deux raisons : mieux comprendre l’effet de temps réel produit par les technologies actuelles et les rapports complexes qu’entretiennent différentes échelles temporelles.

Comment répondre aujourd’hui très concrètement à l’exigence d’intégrer à l’enquête ethnographique ou historique des temporalités, des cycles, des rythmes contradictoires, et parmi eux les contraintes du deep time, le temps géologique profond de l’Anthropocène (Chakrabarty 2015) avec lequel il faudrait apprendre à composer ? Et si l’espèce humaine était condamnée à un rapport faussé au temps réel, à faire un usage excessif de sa propre faculté de projection, vouée à vivre en état de jet lag permanent, constatant le déjà eu lieu qu’après coup, n’anticipant jamais au bon moment ce qui n’est pas encore ? La sociologie, l’histoire comme l’anthropologie de l’insoutenable désynchronisation de l’être restent à faire : comment rendre compte de nos efforts pour nous ajuster à des rythmes, intérieurs comme extérieurs, nous synchroniser avec des temps qui ne nous ressemblent pas, agir et réagir à la vitesse ou à la lenteur adéquate ? Quelles conceptions du temps devrions-nous abandonner pour s’ajuster à l’énigme du temps réel, à quelles autres devrions-nous nous accrocher ?

Les écrivains de science-fiction ayant fait de la distorsion du temps l’une de leurs spécialités favorites peuvent apporter des éléments de réponses ou, en tout cas, offrir un regard neuf sur nos enquêtes. Car ils s’amusent à machiner le temps, à le renverser, à l’invertir, à le retourner sur lui-même ou à le faire glisser sur Mars, pour nous obliger à penser autrement, nous bousculer dans notre appréhension ordinaire du temps. Ils nous permettent d’opposer à l’impression d’un temps unique, la prolifération et la simultanéité des expériences du temps, opérant entre des temps contradictoires des raccords multiples, des (dé)couplages inattendus ou encore les superposant en strates.

Face aux futurs imposés, on propose ici de réagir en s’appuyant sur des terrains encore trop peu explorés par les sciences humaines et sociales : peut-on examiner de manière critique comment écrivains de science-fiction, futurologues, prospectivistes, oracles de l’économie, des relations internationales, des réseaux sociaux, des nouvelles technologies informatiques ou des innovations spatiales travaillent le temps ? De quelles conceptions du temps ont-ils besoin pour formuler leurs prédictions ? Comment mettent-ils en présence un futur — que ce soit celui dont ils rêvent ou celui qu’ils cauchemardent ? Comment font-ils coexister dans un même récit des échelles de temps radicalement éloignées ?

Seront bienvenues des enquêtes qui examinent empiriquement comment des rapports au temps s’inventent, des intelligences du temps inédites, entre ajustement, synchronisation et désynchronisation, mais aussi des dispositifs, des pratiques où l’on s’adonne à des expériences du temps singulières, à des formes inconnues d’anticipation et de régression, où l’on délire le temps, entre mégaralenti, hyperaccélération, rétroprogression ou régression vers l’avant, permettant de porter un regard critique sur nos usages et contre-usages du temps.

Nous envisageons des terrains qui portent — par exemple, mais pas exclusivement — sur le travail des géologues spéculant sur le devenir des continents ; celui des paléontologistes ou des astrobiologistes imaginant des formes de vie et des processus d’évolutions tout autres ; des cosmologues en quête des traces d’un état « primordial » de l’univers ; des développeurs de jeux vidéo programmant des univers virtuels à l’intérieur desquels des millions de joueurs et de joueuses s’engagent à faire l’expérience (et à perdre) de nombreuses vies métaverselles ; des personnes explorant, à l’aide d’hypnothérapeutes, des vies antérieures ; d’autres encore développant de nouveaux modes de vie, de nouvelles manières d’être-dans-les-temps.

Contre l’idée que le futur serait déjà joué, contre l’idée d’un temps unique, unilatéralement orienté, on s’intéressera ici aux lieux de futurologies folles, excentriques, alternatives, simultanées ou parallèles.

Outre des articles académiques (8 000 mots), le numéro comptera des « portfolios » conçus comme de courts essais construits sur un corpus d’images. Des récits courts (4 000 mots) enfin, prenant la forme de vignettes descriptives, rendront compte d’événements documentés dans des archives ou directement observés dans le cadre d’un terrain ethnographique.

Les propositions de contributions devront être envoyées sous forme d’un résumé (300 mots environ) avant le 15 mars 2022 à la rédaction de la revue Terrain :

terrain.redaction@cnrs.fr

Les articles complets sont à remettre pour le 1er septembre 2022.

 

Lectures

 

ANDRIEU Chloé & Sophie HOUDART (dir.), 2018.
La composition du temps : Prédictions, événements, narrations historiques, Paris, Boccard.

ANGELETTI Thomas, Arnaud ESQUERRE & Jeanne LAZARUS (dir.), 2012.
Prédictions apocalyptiques et prévisions économiques numéro thématique, Raisons politiques, 48.

CHAKRABARTY Dipesh, 2015.
« The Human Condition in the Anthropocene », The Tanner Lectures on Human Values, Yale University, p. 138-88.

CHOI Steve K. et al., 2020.
« The Atacama Cosmology Telescope : A Measurement of the Cosmic Microwave Background Power Spectra at 98 and 150 GHz », Journal of Cosmology and Astroparticle Physics, no 12, id. 045. En ligne : https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1475-7516/2020/12/045

CRUTZEN Paul & Eugene STOERMER, 2000.
« The Anthropocene, Global Change », IGBP Newsletter, no 41, p. 17–18.

DELUERMOZ Quentin & Pierre SINGARAVÉLOU, 2016.
Pour une histoire des possibles : Analyses contrefactuelles et futurs non advenus, Paris, Seuil.

ELIAS Norbert, 1996.
Du temps, Paris, Fayard.

GELL Alfred, 1992.
The Anthropology of Time : Cultural Constructions of Temporal Maps and Images, Oxford, Berg.

HARTOG François, 2003.
Régimes d’historicité : Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil.

ROSA Hartmut, 2010.
Accélération : une critique sociale du temps, Paris, La Découverte.

ROVELLI Carlo, 2014.
Et si le temps n’existait pas ? Un peu de science subversive, Paris, Dunod.

SAINT-MARTIN Arnaud, 2019.
« Science-fiction et futurologie de la colonisation martienne. Espace des possibles, régimes de croyance et entrecroisements », Socio, no 13, p. 43-68.

SERVIGNE Pablo, 2015.
Comment tout peut s’effondrer : Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations, Paris, Seuil.

SRNICEK Nick & Alex WILLIAMS, 2016.
Inventing the Future : Postcapitalism and a World Without Work, Brooklyn & Londres, Verso.

 

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