Appel à candidatures - Contrat de recherche


Projet TAPLA (Terrains d'aventure du passé/pour l'avenir)
 

Le labex Les passés dans le présent recrute sur contrat de recherche un.e chercheur.se en sciences sociales avec des compétences dans le domaine de l’anthropologie et sociologie de la jeunesse et des professions de l’animation.

Conduit sous la direction de Gilles Raveneau et Clothilde Roullier, au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet de recherche Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir (TAPLA) entend établir un état de l’art complet, des années 1970 à nos jours, concernant les terrains d’aventure, les formes pédagogiques de plein air qui les ont précédés et celles qui en découlent. 

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un doctorat en sciences sociales et plus spécifiquement en anthropologie, sociologie, sciences politiques, sciences de l’éducation.

CALENDRIER

- Date limite de dépôt des candidatures : 6 mars 2023
- Prise de poste : 15 avril 2023

>> Fiche de poste et modalités de candidatures

ACTUALITÉS

Appel à candidatures - Stage de terrain en Inde - projet MEET

Projet - La vie secrète des paysages : mémoires des écosystèmes en tension (MEET)

Unité d’accueil : UMR 7186 Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (Lesc), CNRS - Université Paris Nanterre

Adresse du laboratoire : MSH Mondes (bât. René-Ginouvès) 21, allée de l’université
92023 Nanterre

Encadrement : David Picherit (CNRS - LESC) & Sarah Benabou (IRD/MNHN – Paloc)

Contact : meet@passes-present.eu

 

PROJET DE STAGE

Titre du stage : Paysages sonores en Inde du sud : plantations et forêts restaurées

Lieux du stage : Bangalore avec les institutions partenaires : Science Gallery, Bangalore & Indian Sonic Research Organisation, Bangalore

Terrain : Plateau de Valparai, Nilgiris, Tamil Nadu, Inde.

Dates et durée : 3 mois, à partir de mars 2023.

Résumé :

Ce stage s’intègre dans le projet La vie secrète des paysages : mémoires des écosystèmes en tension (MEET) développé dans le cadre du Labex Les passés dans le présent). L’objectif de MEET est de développer des approches inédites des mémoires environnementales et tester des formes de dialogue et de sensibilisation entre scientifiques, artistes, muséographes, militants et habitants. Il s’agit d’explorer les moyens concrets (techniques de captation et de restitution) dont nous disposons pour transmettre des dimensions sensibles, invisibles ou opaques des paysages et/ou des relations avec des non humains.

L’étudiant.e réalisera une enquête de terrain s’appuyant sur un dispositif d’enregistrement sonore pour explorer le caractère âprement négocié du paysage sonore de Valparai, entre l’industrie du thé, des écologues œuvrant à restaurer des parcelles de forêts sur les plantations, des populations dites « tribales » ou de basse caste, ou encore des touristes. Le travail consistera à explorer ce que la capture de sons pris dans l’écosystème forestier au sens large peut nous dire des relations des habitants avec la forêt ou des relations entre les habitants à propos de la forêt.

En s’appuyant sur nos partenaires en Inde, la Science Gallery et le Indian Sonic Research Organisation, il ou elle pourra combiner des approches (vernaculaires, scientifiques, artistiques) sur des situations singulières qui donnent à ressentir la forêt dans son écosystème.

Le stage se déroulera, pour l’enquête de terrain, sur le territoire de Valparai (Tamil Nadu, Inde du Sud), et dans une des deux unités des encadrants (PALOC ou LESC) pour l’écriture.

Prêt du matériel audio (enregistreur et micro) possible.

Disciplines concernées : Anthropologie, ethnomusicologie, écologie, art et design.

Principales compétences demandées : autonomie sur le terrain, familiarité avec les techniques de l’ethnographie, maîtrise de l’anglais.

Le stage sera rémunéré selon les conventions en vigueur.

Envoyez vos candidatures (CV et lettre de motivation) à l’adresse meet@passes-present.eu avant le mercredi 15 février 2023, midi (12h, heure de Paris).

Appel à candidatures - Contrat de recherche - projet TAPLA

Contrat de recherche sur « Les métiers et les publics de l’animation socio-culturelle à l’épreuve des terrains d’aventure », dans le cadre du projet Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir (TAPLA)

 

Le labex Les passés dans le présent recrute sur contrat de recherche un.e chercheur.se en sciences sociales avec des compétences dans le domaine de l’anthropologie et sociologie de la jeunesse et des professions de l’animation.

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le labex Les passés dans le présent est un programme scientifique collaboratif, au long cours. Porté par l’université Paris Nanterre avec l’université Paris 8, le CNRS, l’université Paris Lumières (COMUE) et l’université Paris1 Panthéon Sorbonne, le labex Les passés dans le présent est fondé sur une pratique internationale, inter-institutionnelle et collaborative. Il fait de la professionnalisation des étudiants dans le secteur culturel (innovation numérique, patrimoine, prospective) et du soutien aux jeunes chercheurs une priorité.

Comment forger de nouvelles manières de porter son regard vers le passé et vers le futur, qui nous permettraient de faire face aux défis de notre temps ? La question émane des travaux du labex Les passés dans le présent, qui ont évolué, depuis 2012, vers une expertise scientifique reliant le passé, le présent et le futur. Son approche, ancrée dans les sciences humaines et sociales et les humanités numériques, s’enracine aussi dans les exceptionnelles collections et ressources documentaires des grandes institutions culturelles partenaires : BnF, Archives nationales, INA, musée du quai Branly-Jacques Chirac et musée d'Archéologie nationale. 

Portant un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les relations des sociétés à leur passé et leur futur, le labex Les passés dans le présent se constitue en un véritable pôle interdisciplinaire, qui appréhende toutes les époques, des plus anciennes aux plus contemporaines, de la Préhistoire au temps présent, et toutes les aires géographiques dans une perspective comparatiste et plurilingue. Pour découvrir le labex Les passés dans le présent : http://passes-present.eu

 

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) est un service à compétence nationale du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Il est à la fois un observatoire producteur de connaissances et un centre de ressources et d’expertise sur les questions de jeunesse et les politiques qui lui sont dédiées, sur l’éducation populaire, la vie associative et le sport. À la croisée des univers de la recherche, des statistiques publiques, des élus ou professionnels, l’INJEP est un expert de référence produisant des données et analyses qui bénéficient à la fois des apports de la recherche et de l’expérience de terrain. Grâce à ce positionnement spécifique, il joue un rôle de passerelle entre les différents acteurs. Il contribue à améliorer la connaissance dans ces domaines par la production de statistiques et d’analyses, l’observation, l’expérimentation et l’évaluation. Son ambition est de partager cette connaissance avec tous les acteurs et d’éclairer la décision publique. Pour plus d’informations : https://injep.fr L’INJEP est partenaire du projet TAPLA pour la présente offre d’emploi.

 

LE PROJET TAPLA 

Conduit sous la direction de Gilles Raveneau et Clothilde Roullier, au sein du Labex Les passés dans le présent, le projet de recherche Terrains d’aventure du passé/pour l’avenir (TAPLA) entend établir un état de l’art complet, des années 1970 à nos jours, concernant les terrains d’aventure, les formes pédagogiques de plein air qui les ont précédés et celles qui en découlent. Il vise à comprendre l’héritage laissé par ces dispositifs apparus durant la Seconde Guerre mondiale au Danemark et progressivement étendus à différents pays d’Europe, dont la France, et à vérifier dans quelles mesures ces expérimentations peuvent constituer des solutions innovantes pour interroger la manière de fabriquer les espaces urbains pour les enfants, mais surtout par les enfants et l’ensemble de leurs usagers. Ce travail permettra d’ouvrir un champ de recherche croisant, dans le domaine des sciences humaines et sociales (ethnologie, histoire, géographie, sociologie urbaine, sciences de l’éducation, philosophie), mais aussi de l’architecture, la production d’espaces de jeux urbains et paysagés et l’implication des usagers concernés par ce projet dans un geste d’empowerment et d'émancipation individuelle et collective. Il s’agit ainsi de cerner au mieux, à travers une approche transdisciplinaire, le patrimoine méconnu des terrains d’aventure pour en faire ressortir leurs legs et l’impact qu’ils ont eu sur celles et ceux qui les ont pratiqués (tant enfants qu’adultes) et les pratiquent encore comme leurs potentialités dans l’aménagement des espaces urbains futurs.

La présente offre d’emploi, en partenariat avec l’INJEP, vise à aborder le sujet sous l’angle des professions de l’animation socioculturelle. Il s’agit d’interroger la contribution des terrains d’aventure aux enjeux actuels de l’animation socioculturelle. L’objectif est de combler le manque de connaissances concernant les acteurs des terrains d’aventure, à la fois du côté des professionnels impliqués et des publics fréquentant ces dispositifs socioculturels. De ce fait, la problématique se construit au carrefour de l’anthropologie et de la sociologie de l’enfance et de la jeunesse et de la sociologie des professions et de l’animation socioculturelle. Dans quelles mesures la réactualisation des expérimentations de terrains d’aventure passées peut-elle informer et alimenter les méthodes et les outils de l’animation socio-culturelle aujourd’hui ? En quoi les terrains d’aventure peuvent-ils permettre de penser autrement la place des enfants et des jeunes dans les espaces urbains du XXIe siècle ? Telles sont les questions auxquelles le présent appel vise à apporter des réponses.

 

STRUCTURE D’ACCUEIL DU CHERCHEUR/DE LA CHERCHEUSE

Les partenaires du projet sont le Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (LESC), Université de Nanterre, et le laboratoire Environnement ville société (EVS), Université de Lyon. La personne recrutée sera accueillie au sein de ces deux structures. Le recrutement est réalisé au sein de l’Université Paris Nanterre.

 

MISSION

Au sein de l’équipe du projet TAPLA, le candidat ou la candidate est chargé.e de produire une étude concernant les transformations socio-professionnelles que génère l’exercice des métiers de l’animation au sein des terrains d’aventure. L’étude sera fondée sur une double enquête historique et ethnographique.

Pour l’enquête sur le passé, la personne recrutée procédera à un dépouillement de sources d’archives à partir d’un guide établi par l’équipe projet, notamment dans les fonds des administrations chargées de la Jeunesse et des Sports, de l’Action sociale et de l’Environnement. Elle procédera également à l’écoute de dix entretiens patrimoniaux (déjà indexés) versés aux Archives nationales, qui constituent des témoignages de professionnels de l’animation socio-culturelle et d’anciens publics enfants des terrains d’aventure des années 1970 à 1990 en France. Une cartographie participative mise en œuvre par l’équipe permettra en outre d’orienter la recherche en visualisant les acteurs, les dynamiques passées et actuelles relatives aux terrains d’aventure.

Dans le prolongement de cette enquête sur le passé, la personne recrutée procédera à une enquête ethnographique sur cinq terrains d’aventure nationaux choisis en concertation avec l’équipe, et sur lesquels cette dernière a déjà collecté des données. L’étude portera sur les profils et trajectoires des professionnels impliqués dans l’animation des terrains d’aventure, leur formation et leurs pratiques en s’intéressant aux référentiels mobilisés, aux modes de transmission des principes pédagogiques et à leur mise en pratique sur le terrain.

En mettant en lumière les trajectoires de ces acteurs au regard des contextes sociaux, territoriaux et politiques, il s’agira de construire un socle de données et d’analyses susceptibles de mettre en perspective les problèmes du passé et les solutions qui y ont été apportées ou non à l’époque, de manière à éclairer par comparaison la réactualisation des terrains d’aventure aujourd’hui et la professionnalisation des animateurs et animatrices comme des publics accueillis sur ces espaces.

 

OBLIGATION DE SERVICE

Outre la mission sur laquelle le candidat ou la candidate aura été sélectionné.e, le chercheur ou la chercheuse prendra part aux activités générales du projet (ateliers, séminaires…). Des déplacements en France sont à prévoir.

 

CONDITION D’ADMISSION

Le candidat ou la candidate doit être titulaire d’un doctorat en sciences sociales et plus spécifiquement en anthropologie, sociologie, sciences politiques, sciences de l’éducation.

 

COMPÉTENCES REQUISES

-                Le candidat ou la candidate devra avoir une expérience préalable d’enquête ethnographique, de l’utilisation de l’entretien, de l’observation et de l’observation participante et, si possible, de recherche en archives.

-                Des compétences dans le domaine de la sociologie des professions (de l’animation) seront appréciées.

-                Travail en collaboration avec une équipe scientifique pluri-disciplinaire (aménagement, anthropologie, géographie, philosophie, sociologie, histoire) et multi-site.

-                Autonomie et prise d’initiatives.

-                Qualités rédactionnelles.

-                Capacité à synthétiser et mettre en forme de données hétérogènes.

 

CALENDRIER DE RECRUTEMENT

Date de publication : 23 janvier 2023

Date limite de candidature : 6 mars 2023

Présélection : 8 mars 2023

Auditions : semaine du 13 mars 2023

Prise de poste : 15 avril 2023

 

DOSSIER DE CANDIDATURE

Le dossier de candidature complet devra être adressé, sous format numérique en un seul PDF, au plus tard le 6 mars 2023 à minuit à l’adresse suivante : tapla@passes-present.eu

Le dossier comprend :

-     un curriculum vitae et une liste de travaux/publications ;

-     le diplôme de doctorat ;

-     le rapport de thèse ;

-     une lettre de motivation.

 

DURÉE DE RECRUTEMENT

Le contrat est d’une durée de 12 mois.

 

RÉMUNÉRATION

Les recrutements se font sous la forme d’un contrat de recherche à durée déterminée. Le candidat ou la candidate percevra une rémunération forfaitaire mensuelle brute, exclusive de toute rémunération accessoire, sur la base d’un temps plein.

Le salaire brut minimum correspondant au statut de chercheur post-doctorant est fixé par arrêté (4 novembre 2021) : 2 271€ brut pour les personnes ayant soutenu leur thèse depuis moins de trois ans. Cependant, la rémunération de ce contrat de recherche pourra être ajustée selon les règles en vigueur à l’université Paris Nanterre en fonction de la date de soutenance de la thèse et de l’expérience en tant que chercheur.se de la personne retenue.

Appel à communication : "Enrichir les collections : l’Occupation à l'œuvre à la Bibliothèque nationale (1939-1946)"

 

Journée d’étude de clôture du projet de recherche ARC-BN2GM (La Bibliothèque nationale sous l’Occupation, des sources pour l’histoire du livre et des collections entre 1940 et 1946)

RÉSUMÉ

La Bibliothèque nationale de France organise une journée d’étude consacrée aux collections entrées entre 1940 et 1946. Cette journée vise à construire un dialogue entre les travaux et recherches entrepris par la Bibliothèque nationale de France sur son histoire et ses collections durant cette période et des expériences ou des projets scientifiques menés sur d’autres bibliothèques (en France ou à l’étranger).

ANNONCE

Argumentaire

Dans le cadre de son plan quadriennal de recherche 2020-2023, la Bibliothèque nationale de France a entrepris un programme de recherche intitulé “La Bibliothèque nationale sous l’Occupation : des sources pour l’histoire du livre et des collections entre 1940 et 1946” (acronyme : ARC-BN2GM) qui s’est donné pour but la description et l’étude d’archives relatives au fonctionnement de la Bibliothèque nationale de 1940 à 1946. Les objectifs visaient notamment à comprendre comment la réorganisation administrative de la Bibliothèque nationale pendant l’Occupation  a contribué à la constitution de collections spécifiques et à la mise en œuvre à la Bibliothèque de la Révolution nationale.

Parallèlement, la Bibliothèque a engagé depuis plusieurs années un programme massif de numérisation des registres d’entrée de ses collections afin de pouvoir en étudier les provenances et les processus mis en œuvre.

Dans ce contexte, la Bibliothèque nationale de France organise une journée d’étude consacrée aux collections entrées entre 1940 et 1946.

Cette journée vise à construire un dialogue entre les travaux et recherches entrepris par la Bibliothèque nationale de France sur son histoire et ses collections durant cette période et des expériences ou des projets scientifiques menées sur d’autres bibliothèques (en France ou à l’étranger). 

Dans ce cadre plusieurs thématiques sont susceptibles d’être abordées :

Axe 1 : Les entrées dans les collections : nature, provenance et protagonistes

Les différentes entrées sous l’Occupation posent la question de leur nature et de leur provenance dans une période où la Bibliothèque est un rouage important de la politique nationale du régime de Vichy. Les bouleversements consécutifs à la guerre ont des répercussions sur les livres, manuscrits et archives des personnes privées et morales persécutées, dissoutes ou proscrites par le régime de Vichy et les Nazis.

Est-il possible de quantifier les entrées en fonction de leur nature ? Les modes d’accroissement sont en effet pluriels : dépôt légal (réformés par les lois des 17 septembre 1941 et 21 juin 1943), échanges internationaux, dépôts (procédure d’« asile » notamment), spoliations1, dons et achats avec les incertitudes de provenance que peuvent soulever ces deux derniers modes d’entrées dans une telle période. Dans quelle mesure le contexte et ses impératifs politiques ont-ils pu favoriser certains modes d’entrées ?

Quelles sont les motivations portées par les acteurs en charge de l’accroissement des collections, professionnels des bibliothèques ou personnel d’occasion nommé dans ce contexte ? S’agit-il de protéger un patrimoine menacé, de valoriser une idéologie en particulier, de viser à l’enrichissement de la collection en profitant des circonstances ? Les motivations diffèrent en fonction des acteurs mais sont aussi susceptibles d’évoluer et de se superposer en fonction des parcours des uns et des autres.

Après l’Occupation, comment les victimes de spoliation peuvent-elles faire entendre leur voix ? Y parviennent-elles ? À quelles difficultés font-elles face ?

Axe 2 : Valorisation et utilisation des entrées

Lorsque des livres, des manuscrits ou des objets entrent à la Bibliothèque, ils sont signalés, décrits, catalogués. Ils peuvent être reconditionnés ou restaurés. Ils peuvent enfin faire l’objet de travaux de valorisation à travers des publications ou des expositions. Y a-t-il des pratiques d’appropriation ou de mise à disposition propres à cette période pour des raisons matérielles ou idéologiques ?

Axe 3 : « L’étude des provenances des collections »

Un des enjeux actuels des bibliothèques concerne l’étude des provenances de leurs collections. Ce travail est d’autant plus complexe qu’en dehors de collections spécialisées ou des pièces uniques, elles conservent des collections souvent composées d’exemplaires multiples (imprimés) et dont les entrées peuvent s’effectuer de façon variée et souvent en masse, notamment pour les bibliothèques attributaires du dépôt légal.

Comment les registres d’entrée peuvent-ils constituer un outil pour l’étude des collections et de leurs évolutions ? Peut-on définir une méthodologie de travail à travers l’étude de cas particuliers ? Peut-on définir des corpus supra-« institutionnels » susceptibles d’être étudiés en réseau, par exemple en fonction de critères spécifiques ? Quelles difficultés ces recherches soulèvent-elles ?

Modalités de soumission

Cette journée d’étude aura lieu en présentiel à la Bibliothèque nationale de France le 25 mai 2023 dans le petit auditorium sur le site François-Mitterrand (Paris) avec des moyens techniques qui permettront une diffusion en distanciel.

Les propositions de communication prendront la forme d’un résumé de 400 mots maximum et seront accompagnées d’une notice bio-bibliographique.

Elles sont à envoyer aux adresses des organisatrices de la journée d’étude : Anne Leblay-Kinoshita et Anaelle Lahaeye à anne.leblay-kinoshita@bnf.fr et anaelle.lahaeye@bnf.fr

avant le 15 janvier 2023.

Le comité scientifique informera les participants en février 2023.

Comité scientifique

  • Anne Leblay-Kinoshita, cheffe de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives (Bibliothèque nationale de France, BnF)
  • Éve Netchine, directrice du département des Cartes et plans, Bibliothèque nationale de France (BnF)
  • Anaelle Lahaeye, assistante de recherche à la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, Bibliothèque nationale de France (BnF)
  • Yann Potin, maître de conférences associé à l’université Paris Nord (Histoire du droit) et chargé d’études documentaires au pôle Culture, département Éducation, culture, Affaires sociales des Archives nationales de France
  • Juliette Robain, responsable des imprimés anciens et estampes anciennes, département de la bibliothèque et de la documentation, Institut national d’histoire de l’art (INHA)
  • Juliette Trey, directrice adjointe du département des études et de la recherche (INHA)
  • Isabelle Rouge-Ducos, Conservateur en chef, chercheuse à la Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 (ministère de la Culture, France)
  • Sébastien Chauffour, conservateur en chef, responsable des fonds de la récupération artistiques et des archives de l’occupation française en Allemagne et en Autriche entre 1945 et 1955 (ministère de l’Europe et des affaires étrangères, France

Retrouvez l'appel à communication sur Calenda : https://calenda.org/1033849

Appel à contributions - Volume collectif : Patrimoniochromies. Patrimoines et représentation des couleurs de la peau

Appel à contributions (date limite 2 janvier 2023), Volume collectif

Patrimoniochromies. Patrimoines et représentation des couleurs de la peau

 

Peaux blanches, peaux noires, peaux rouges,… Depuis l’Antiquité, la couleur tégumentaire a souvent été mise en avant pour différencier les groupes culturels, mais aussi pour caractériser les états de santé des individus ou pour décrire leurs émotions. Les représentations figurées font partie des supports privilégiés de tels discours, et l’histoire de l’art regorge de tels exemples. Ainsi, récemment, les historiens et historiens de l’art se sont-ils intéressés à la mise en scène de modèles noirs dans la peinture (expositions « Le modèle noir » (I. Bardon et al. (dir.), Le modèle noir. De Géricault à Matisse : [exposition, Paris, Musée d'Orsay, 26 mars-21 juillet 2019, Pointe-à-Pitre, Mémorial ACTe, 13 septembre-29 décembre 2019] / [organisée par les Musées d'Orsay et de l'Orangerie ; the Miriam and Ira D. Wallach art gallery, Columbia university in the city of New-York], Paris, 2019) et « Black is beautiful » (E. Schreuder & E. Kolfin (dir.), Black is beautiful. Rubens to Dumas : [exhibition], Amsterdam / Zwolle, 2008)), aux techniques picturales mises en œuvre pour représenter des carnations (Y. Schmuhl et al. (dir.), Inkarnat und Signifikanz. Das menschliche Abbild in der Tafelmalerei von 200 bis 1250 im Mittelmeerraum, Munich, 2017 ; M. Aschehoug-Clauteaux, Les couleurs du corps, Paris, 2018), ou encore aux couleurs des états de santé (F. Collard & E. Samama, Le corps polychrome. Couleurs et santé. Antiquité, Moyen Âge, Époque moderne, Paris, 2018).

Peut-on aller plus loin et mettre en évidence le rôle de la perception culturelle de la couleur de la peau dans les constructions patrimoniales même, à travers les âges ? La non-réception multiséculaire de la polychromie de la sculpture grecque antique, en dépit d’une évidence matérielle toujours plus riche, peut représenter un point de départ utile à cette réflexion. L’invention occidentale d’une Grèce blanche du marbre de ses statues dont les Occidentaux seraient les héritiers supposés a entraîné, en retour, l’affirmation d’une altérité caractérisée par les peaux les plus colorées et les plus sombres, supposées inférieures. La célébration, trop longtemps, dans la muséographie et les discours modernes d’une blancheur pourtant synonyme d’inachèvement pour les Grecs est une illustration des errements induits par une association stricte entre couleurs (ici de la peau) et patrimoines communautaires ou nationaux (P. Jockey, Le mythe de la Grèce blanche. Histoire d’un rêve occidental, Paris, Belin, 2013). A l’opposé, les statues médiévales de « Vierges noires » (Vierge noire du Puy-en-Velay, Vierge de Font-Romeu, etc.), dont la couleur originelle n’était, sans doute la plupart du temps, pas noire, ont fait l’objet, au XIXe siècle, d’un processus d’appropriation qui non seulement a vu l’invention de cette dénomination de « Vierge noire », mais encore a été parfois accompagné d’un phénomène d’ethnicisation (cf Sophie Brouquet (dir.), Sedes Sapientiae. Vierges noires, culte marial et pèlerinages en France méridionale : [actes du colloque, Rocamadour (Lot), 19 et 20 octobre 2013], Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2017).

 

Le présent appel à contributions vise à approfondir ces pistes. Trois perspectives peuvent être mises en avant dans l’étude du lien entre la perception culturelle des couleurs de la peau et les processus de patrimonialisation.

On peut d’abord s’intéresser à l’évidence matérielle des couleurs de la peau, à la surface d’une œuvre, dans différents contextes d’exposition et d’utilisation (sacrés, publics, privés) aujourd’hui approchée de plus près grâce aux progrès constants des sciences du patrimoine. Certains matériaux, certaines techniques ont-ils été privilégiés à certains moments de l’histoire, dans certains foyers artistiques, pour représenter la couleur des carnations, et que peuvent nous en dire les sciences du patrimoine ? On sait désormais que les statues dans l’Antiquité faisaient l’objet de traitements de surface complexes, de création de patines, que les techniques d’imagerie et de caractérisation physico-chimique permettent aujourd’hui de mieux saisir. Dans quelle mesure les contraintes patrimoniales contemporaines informent-elles les protocoles instrumentaux et expérimentaux de caractérisation des matériaux de la couleur et des processus qui leur sont attachés ?

Un deuxième axe de questionnement pourra concerner les processus volontaires ou involontaires d’altération des couleurs dans les représentations du corps et de la peau, quel que soit le support (peinture, dessin, sculpture, tapisserie, etc.). Quelle est ici la part des contraintes matérielles, physiques et d’usages (dans le temps long) ? Plusieurs éléments peuvent être explorés : les rôles joués éventuellement par les supports, les matières picturales, les vernis et les patines dans ces processus d’altération. Les pratiques rituelles (toucher, baisers, etc.) ont-elles également contribué à ces dégradations ? Qu’en est-il des erreurs et maladresses de restauration ? Observe-t-on des processus spécifiques d’oblitération des couleurs de la peau (occultations, destructions volontaires), dans des contextes religieux, politiques, sociaux et sociétaux ? Au-delà, on pourra s’intéresser également aux expressions numériques contemporaines de la couleur des carnations, excès de couleurs ou reconstructions chromatiques. Quelles places de telles altérations volontaires ou involontaires des couleurs des peaux représentées occupent-elles dans l’élaboration des discours patrimoniaux, au prix de malentendus voire de contresens ? Peut-on en retracer l’histoire ?

Enfin, les contributions pourront tenter de répondre aux questions suivantes relatives aux liens entre identités, patrimoines et couleurs de la peau.  Ces dernières définissent-elles un horizon culturel et politique hérité de (supposés) ancêtres ? Participent-elles activement ou non d’une construction patrimoniale en en faisant un discriminant identitaire ? Observe-t-on dans l’histoire la mise en scène de ces discriminations par des traitements et des dispositifs picturaux exaltant par exemple la clarté de l’incarnat des uns versus la noirceur et le désordre pigmentaire de la peau des autres ? A quel moment note-t-on éventuellement dans l’histoire une inversion des valeurs chromatiques allouées à la peau de l’autre, leur conférant une valeur positive ? Par qui, selon quelles modalités et dans quels contextes historiques et sociaux une telle révolution des valeurs a-t-elle pu intervenir ?

 

Les propositions d’articles (en français ou en anglais), pour ce volume collectif sur les rapports entre patrimoine et représentation des couleurs de la peau, peuvent porter sur toutes les périodes historiques, toutes les aires géoculturelles, en prenant en compte l’ensemble des dimensions de la couleur (teinte, clarté, saturation, « césie » (c’est-à-dire matité, brillance, transparence, etc.)

Les résumés des propositions sont à envoyer à Philippe Jockey (pjockey(at)parisnanterre.fr) et Romain Thomas (rthomas(at)parisnanterre.fr) avant le 2 janvier 2023. Ils ne dépasseront pas 350 mots, et seront accompagnés d’une courte biographie (1 page maximum) de l’auteur/trice.

Cet appel à contributions est lancé dans le cadre du programme Patrimoniochromies du Labex Les passés dans le présent. Le volume collectif ainsi édité prendra place dans la série Travaux et Recherches de la collection Les passés dans le présent éditée par les Presses Universitaires de Paris Nanterre

Chaque article fera l’objet d’une double évaluation anonyme.

 

Calendrier général :

2 janvier 2023 : date-limite de retour des résumés (350 mots, maximum) ;

1er février 2023 : avis sur le résumé ;

15 juin 2023 : date-limite de remise des textes complets ;

Automne 2023 : décision définitive.

 

Editeurs scientifiques :

Philippe Jockey, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du monde grec à l’université Paris Nanterre.

Romain Thomas, maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Paris Nanterre.

 

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Call for papers (deadline 2 January 2023), collective volume

Patrimoniochromies. Heritages and representation of skin colours

 

White skin, black skin, red skin,… Since ancient times, skin colour has often been used to differentiate between cultural groups, but also to characterise the state of health of individuals or to describe their emotions. Figurative representations are among the privileged supports of such discourses, and the history of art abounds with such examples. Thus, recently, art historians and historians have been interested in the staging of black models in painting (exhibitions "Le modèle noir" (I. Bardon et al. (eds), Le modèle noir. De Géricault à Matisse : [exposition, Paris, Musée d'Orsay, 26 mars-21 juillet 2019, Pointe-à-Pitre, Mémorial ACTe, 13 septembre-29 décembre 2019] / [organisée par les Musées d'Orsay et de l'Orangerie ; the Miriam and Ira D. Wallach art gallery, Columbia university in the city of New-York], Paris, 2019) and ‘Black is beautiful’ (E. Schreuder & E. Kolfin (eds), Black is beautiful. Rubens to Dumas : [exhibition], Amsterdam / Zwolle, 2008)). They have also investigated the pictorial techniques used to represent skin tones (Y. Schmuhl et al. (dir.), Inkarnat und Signifikanz. Das menschliche Abbild in der Tafelmalerei von 200 bis 1250 im Mittelmeerraum, Munich, 2017 ; M. Aschehoug-Clauteaux, Les couleurs du corps, Paris, 2018), or to the colours of health conditions (F. Collard & E. Samama, Le corps polychrome. Couleurs et santé. Antiquité, Moyen Âge, Époque moderne, Paris, 2018).

Can we go further and highlight the role of the cultural perception of skin colour in heritage elaborations themselves, through the ages? The centuries-old non-reception of polychromy in ancient Greek sculpture, despite the ever-increasing material evidence, may be a useful starting point for this reflection. The Western invention of a white Greece embodied in the marble of its statues, of which Westerners would be the supposed heirs, has led, in return, to the affirmation of an otherness characterised by the most coloured and darkest skins, supposedly inferior. The celebration, for too long, in modern museography and discourse of a whiteness that was synonymous with incompleteness for the Greeks is an illustration of the errors induced by a strict association between colours (in this case skin colours) and community or national heritages (P. Jockey, Le mythe de la Grèce blanche. Histoire d’un rêve occidental, Paris, Belin, 2013). In contrast, the medieval statues of ‘black Madonnas’ (the Black Madonna of Puy-en-Velay, the Madonna of Font-Romeu, etc.), whose original colour was probably not black most of the time, were the subject of a process of appropriation in the nineteenth century that not only saw the invention of the phrase ‘Black Madonna’, but was also sometimes accompanied by a phenomenon of ethnicisation (cf Sophie Brouquet (dir.), Sedes Sapientiae. Vierges noires, culte marial et pèlerinages en France méridionale : [actes du colloque, Rocamadour (Lot), 19 et 20 octobre 2013], Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2017).

 

The present call for papers aims to explore these avenues further. Three perspectives can be put forward in the study of the link between the cultural perception of skin colours and the processes of patrimonialisation.

Firstly, we can look at the material evidence of skin colours, on the surface of an artwork, in different contexts of exhibition and use (sacred, public, private), which is now being approached more closely thanks to the constant progress of Heritage Science. Were certain materials and techniques favoured at certain times in history, in certain artistic centres, to represent the colour of skin tones, and what can Heritage Science tell us about this? We now know that statues in Antiquity were subject to complex surface treatments and the creation of patinas, which today imaging and physico-chemical characterisation techniques allow us to understand better. To what extent do contemporary heritage constraints inform the instrumental and experimental protocols for characterising colour materials and the processes associated with them?

A second line of questioning could concern the voluntary or involuntary processes of alteration of colours in representations of the body and the skin, whatever the medium (painting, drawing, sculpture, tapestry, etc.). What is the role of material, physical and usage constraints (over time)? Several elements can be explored: the roles played by supports, pictorial materials, varnishes and patinas in these alteration processes. Did ritual practices (touching, kissing, etc.) also contribute to these degradations? What about mistakes and clumsiness in restoration? Are there specific processes of obliteration of skin colours (occultations, voluntary destruction) in religious, political, social and societal contexts? Beyond that, we could also be interested in contemporary digital expressions of skin colour, colour excess or chromatic reconstructions. What place do such voluntary or involuntary alterations of the colours of the depicted skins occupy in the elaboration of heritage discourses, at the cost of misunderstandings or even misinterpretations? Can we trace their history?

Finally, the contributions may attempt to answer the following questions regarding the links between identities, heritages and skin colours.  Do the latter define a cultural and political horizon inherited from (supposed) ancestors? Do they actively or not participate in a heritage construction by making it an identity marker? Do we observe in history the staging of these discriminations through pictorial treatments and devices exalting, for example, the brightness of the incarnate of some versus the darkness and pigmentary disorder of the skin of others? At what point in history is there a possible inversion of the chromatic values attributed to the skin of the other, giving them a positive value? By whom, in what ways and in what historical and social contexts could such a revolution in values take place?

 

Proposals for articles (in French or in English) for this collective volume on the relationship between heritage and the representation of skin colour may cover all historical periods and all geo-cultural areas, taking into account all the dimensions of colour (hue, lightness, saturation, ‘caesity’ (i.e. mattness, shine, transparency, etc.).

Abstracts of proposals should be sent to Philippe Jockey (pjockey(at)parisnanterre.fr) and Romain Thomas (rthomas(at)parisnanterre.fr) before 2 January 2023. They should not exceed 350 words, and should be accompanied by a short biography (1 page maximum) of the author.

This call for contributions is launched within the framework of the Patrimoniochromies programme (Labex Les passés dans le présent. The collective volume will be published in the series Travaux et Recherches of the collection Les passés dans le présent published by the Presses Universitaires de Paris Nanterre

Each article will be subject to a double anonymous expertise.

 

General schedule :

2 January 2023: deadline for returning abstracts (350 words, maximum);

1 February 2023: first decision on the abstract;

15 June 2023: deadline for submission of full texts;

Fall 2023: final decision.

 

Scientific editors:

Philippe Jockey, professor of art history and archaeology of the Greek world at the University of Paris Nanterre.

Romain Thomas, lecturer in modern art history at the University of Paris Nanterre.

 

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Modèle numérique 3D du « Diadumène de Délos (Athènes, Musée Archéologique National, inv. MN 1826), copie hellénistique en marbre doré à la feuille (vers 100 av. n.è.) d’une œuvre célèbre de Polyclète (Ve s. av. n.è.) La dorure de cette transcription en marbre participe ici d’un processus de patrimonialisation des œuvres grecques classiques dans un contexte privé. Crédit photographique : © ÉFA, C2RMF, Archeomed.

agenda


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Labex Les passés dans le présent


    Le laboratoire d'excellence Les passés dans le présent (Labex PasP) est un programme de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales portant sur la présence du passé dans la société contemporaine. En associant des institutions culturelles de premier plan, il s’attache plus spécifiquement à comprendre les médiations de l’histoire à l’ère du numérique, les politiques de mémoire, ainsi que les appropriations sociales du passé en amont et en aval des politiques patrimoniales.

 

Axes de recherche 2020-2024:


>> Mémoire des milieux

>> Expériences du temps

>> Technologies de la mémoire

>> Mémoire pour le futur ?

réalisations

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