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Mémoires d’une violence rémanente : genèse, appropriations et contestations des lieux de mémoire en Colombie
29 Janvier 2019

Université Paris Nanterre


Mémoires d’une violence rémanente : genèse, appropriations et contestations des lieux de mémoire en Colombie

 

Nous sommes heureux de vous convier à la soutenance de thèse de Julie Lavielle, lauréate d'une allocation doctorale du labex en 2013.

 

La soutenance aura lieu le mardi 29 janvier à 14h en salle de séminaire au rez-de-chaussée du bâtiment Max Weber, campus de l’Université Paris Nanterre.

 

Le jury est composé de :

Luc CAPDEVILA, Professeur des universités, Université Rennes II (rapporteur)

David GARIBAY, Professeur des universités, Université Lumière Lyon II (rapporteur)

Marie-Claire LAVABRE, Directrice de recherche, CNRS (directrice de thèse)

Sandrine LEFRANC, Chargée de recherche, CNRS

Denis MERKLEN, Professeur des Université, Université Sorbonne Nouvelle (président du jury)

 

Résumé de la thèse :

Cette recherche a pour objectif de saisir les mobilisations plurielles et éclatées autour de la mise en récit publique du conflit armé dans un contexte de violence en Colombie. Inspirée par les travaux sur les sorties de conflit et la sociologie de la mémoire, elle prend comme terrain d’observation les lieux de mémoire (musées et maisons de la mémoire, monuments) qui se multiplient depuis la fin des années quatre-vingt-six. Elle envisage les lieux de mémoire comme des objets pertinents pour saisir les rapports de force politiques et sociaux qui se nouent dans un contexte de sortie de conflit très relatif. À partir d’entretiens et d’observations ethnographiques menées dans trois lieux de mémoire, ce travail questionne les effets des lieux de mémoire sur le politique. Il met en évidence les limites du pouvoir des lieux de mémoire à encadrer les mémoires et à participer à la fin du conflit. En revanche, ils pacifient le rapport historiquement conflictuel qu’entretient l’État avec certains groupes sociaux en reformulant des problèmes politiques et économiques sous l’angle du symbolique et en créant de nouvelles formes de luttes et d’engagement politique. Les lieux de mémoire reconfigurent les rapports entre gouvernants et gouvernés : à travers mise en récit du conflit armé, des revendications sociales et politiques en sortent pacifiées et re-politisées. 

 

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