Share

Jeunes chercheurs

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Share
Déplier Replier

Charlotte PESCAYRE


Titre:  Doctorante contractuelle au labex Les passés dans le présent
Fonction:  Ethnologue, ingénieur de projets et artiste de cirque fildefériste.
Institution:  LESC - Université Paris Nanterre , Universidad Nacional Autónoma de México


Email:  chacayre@gmail.com


Bio

Titulaire d’une licence en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Paris V René Descartes (2006), d’un Master Recherche « Espaces, Sociétés et Cultures des Amériques » (2012) et d’un Master Professionnel « Ingénierie de projets avec l’Amérique latine » (2011) à l’Institut Pluridisciplinaire pour les Etudes sur les Amériques à Toulouse, Université Toulouse-Le Mirail, ses recherches s’articulent autour des expressions spectaculaires et acrobatiques mexicaines et de la patrimonialisation de pratiques culturelles autochtones. Ayant également obtenu un diplôme professionnel d’artiste de cirque contemporain (spécialisée en danse sur fil) à l’École de cirque Vertigo (Italie), elle est fondatrice et directrice artistique de la compagnie Transatlancirque depuis 2010.

Charlotte Pescayre est doctorante contractuelle dans le cadre du Labex « Les Passés dans le Présent ». Elle prépare une thèse en ethnologie « la maroma mexicaine à l’épreuve des processus de patrimonialisation » sous la direction de Philippe Erikson (LESC) en collaboration avec Aline Hémond et en cotutelle avec Guilhem Olivier (Universidad Nacional Autónoma de México). Elle est également associée au Centre d’Études Mexicaines et Centraméricaines CEMCA (UMIFRE 16).

Résumé du projet de thèse :

 

La maroma mexicaine à l’épreuve des processus de patrimonialisation

 

La maroma est une expression spectaculaire, rituelle et festive pratiquée par des groupes d’artistes-paysans indigènes et métis dans les régions rurales du Sud du Mexique. Le « spectacle » inclut des acrobates, danseurs de corde, clowns, trapézistes, musiciens, et s’effectue en général à l’occasion de festivités communautaires des régions d’Oaxaca Guerrero, Puebla et Veracruz. Résultat d’un métissage artistique et culturel profond, la maroma était très populaire à l’époque coloniale (1521-1810). Aujourd’hui, cette pratique subit de multiples transformations dues aux relations que ses acteurs tissent avec des institutions culturelles et des cirques. Dans cette recherche, je propose d’analyser trois phénomènes qui affectent la maroma : la patrimonialisation (externe institutionnelle), interne et la « cirquisation ». La transformation de la maroma en patrimoine ou en « cirque indigène » demande à être élucidée : comment la maroma se construit-elle en tant que patrimoine, quelle place a-t-elle pour les acteurs sociaux dans leur contexte social propre et quels sont les processus de patrimonialisation qui l’affectent ?

Afin de sonder l’impact des politiques patrimoniales, de la cirquisation et de la migration sur les pratiques de la maroma, j’analyserai cette expression dans trois contextes différents : Santa María Tlahuitoltepec Mixe (patrimonialisation interne), San Miguel Amatitlán, San Juan Yolotepec, El Jicaral dans la Mixteca d’Oaxaca (patrimonialisation externe) et Santa Teresa en région zapotèque du sud de Veracruz (cirquisation). Je porterai aussi mon attention sur certaines communautés où la maroma a disparu (Tezoatlán de Segura y Luna et Santiago Laxopa à Oaxaca) ou bien, s’est éteinte un temps puis a été réactivée par le cirque (Cuautinchán, Puebla).

Ce projet vise à comprendre les processus de patrimonialisation et de cirquisation dans leurs différentes dimensions (sociales, culturelles, économiques), avec les dynamiques culturelles et les organisations sociales propres à chacun de ces trois groupes par le biais d’une analyse des pratiques des différents acteurs.  La recherche se développera sur trois axes d’analyse : (1) l’ancrage de la maroma dans le contexte social et historique propre aux communautés étudiées, (2) le réseau de la patrimonialisation qui affecte la maroma, (3) la construction de la maroma comme patrimoine ou « cirque indigène ».  Comment fonctionne la « mise en spectacle du spectacle » ? Comment montrer sa culture tout en la préservant ? Comment se construit ce patrimoine scénologique dans une nation pluriculturelle ?

La méthodologie consistera en une ethnographie multi-site en régions Mixe, Mixtèque et Zapotèque, une analyse d’archives historiques et iconographique permettant la compréhension de la construction de la maroma comme patrimoine et une étude documentaire incluant la littérature anthropologique, mais aussi des matériaux photographiques et vidéographiques de la maroma.

Aborder et comprendre les processus mémoriels à l’œuvre dans le présent (patrimonialisation, préservation locale, « cirquisation ») et les pratiques permettant de tisser de la continuité culturelle telles que la maroma touche à l’identité et aux transformations sociales des communautés indigènes dans le monde global actuel. Analyser ces dynamiques dans les communautés évoquées permettra de comprendre les différentes stratégies de revitalisation, recréation, réintroduction de traditions, transmission du savoir-faire et d’insertion dans la modernité. La réalisation de ce projet contribuera au développement du concept de patrimoine culturel, à questionner les politiques culturelles qui touchent à ce domaine et à analyser les effets de la patrimonialisation au niveau local. Cette recherche envisage également de produire un apport aux études comparatives en sciences sociales à travers la mise en place d’outils conceptuels et ethnographiques. La maroma mexicaine est ancrée dans des préoccupations anthropologiques concernant la patrimonialisation d’expressions culturelles autochtones, ainsi que les différentes formes de cosmovision et de corpovision en Mésoamérique et à travers le monde. La comparaison entre ces différentes pratiques et les types de systèmes socio-culturels et onto-cosmologiques qu’elles révèlent serait une des pistes à suivre.

Share
Déplier Replier

Sarah PIRAM


Titre:  Doctorante allocataire du labex Les passés dans le présent
Institution:  Université Paris Nanterre , Musée du Louvre


Email:  sarah.piram@louvre.fr


Bio

Allocataire du labex Les passés dans le présent, Sarah Piram est doctorante à l'université Paris Ouest Nanterre-La Défense et chercheur associé au musée du Louvre. Ses recherches portent sur les relations culturelles entre la France et l'Iran au XXe siècle, à travers les archives d'André Godard (1881-1965), conservées au département des Arts de l'Islam du musée du Louvre.