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Journée 2 - Quels passés pour quel présent ?

Au mois de novembre prochain, les doctorants du labex Les passés dans le présent organisent une nouvelle rencontre doctorale. Dans la lignée de la première journée d'étude qui s'est tenue en 2014, celle-ci se propose de mettre en exergue les travaux de jeunes chercheurs étudiant les processus de patrimonialisation ainsi que la mémoire collective et d'offrir un espace de discussion interdisciplinaire (ethnologie, anthropologie, histoire, sociologie et science politique). Pour favoriser la réflexion commune et le dialogue, cette seconde rencontre se déroulera en deux temps : la journée du mercredi 25 novembre sera dédiée à l'exposé des recherches des doctorants et à la suite de celle-ci, la matinée du jeudi 26 novembre (réservée aux doctorants) sera consacrée au partage des expériences empiriques et plus largement, aux difficultés méthodologiques rencontrées sur les différents terrains.

Si, en 2014, la première journée doctorale s'attachait à retrouver les souvenirs du passé dans les lieux présents, il s'agira cette année d'adopter une perspective complémentaire. Après avoir étudié la survivance du passé dans le présent, il sera question d'aborder les usages du passé, à savoir la façon dont celui-ci est utilisé à des fins politiques, culturelles et sociales dans les contextes et les discours contemporains, notamment de patrimonialisation. Étudier ces usages permettra ainsi de comprendre les « processus de reconstruction du passé à partir des nécessités du présent » (Halbwachs, 1945) et par là même, d'évaluer l'actualité de certaines interprétations d'événements et d'objets du passé. Comment et sous quelle forme le passé apparait dans nos configurations présentes ? Comment est-il mobilisé et réinterprété afin de servir des causes politiques, culturelles ou sociales ? Comment et dans quelle mesure ces usages publics influencent le travail de médiation de l'histoire et le phénomène de transmission du passé ? Afin de répondre au mieux à ces problématiques, les doctorants du labex « les passés dans le présent » et leurs invités exposeront des « cas » extraits de leur terrain de recherche. Appréhender ces questions par l'intermédiaire de faits a priori particuliers facilitera la prise en compte d'une situation pour « en reconstruire les circonstances – les contextes – et les réinsérer ainsi dans une histoire, celle qui est appelée à rendre raison de l'agencement particulier qui d'une singularité fait cas » (Passeron & Revel, 2008).

L'atelier doctoral du 26 novembre sera, quant à lui, l'occasion pour les doctorants travaillant sur la mémoire collective, la médiation de l'histoire et les processus de patrimonialisation de revenir sur les éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain ou dans le traitement des données empiriques. Il importera notamment de partager des savoir-faire relatifs à l'objectivation et à l’intégration de matériaux d'origines variées ou provenant de supports récents tels que les réseaux sociaux, internet et les bases numériques.