[Festival] Il Cinema Ritrovato, XXXVIII edizione


Omaggio a Luc de Heusch

Documentari di Luc de Heusch, Damien Mottier e Grace Winter. 

Lunedì 24 giugno 2024. 16h20
Auditorium Damslab, Bologna

Luc de Heusch (1927-2012) è stato un famoso antropologo e regista belga, noto soprattutto per il suo lavoro antropologico ispirato a Claude Lévi-Strauss, per il suo contributo all’analisi di riti e miti, sacrificio e possessione, ma anche per i suoi film dedicati all’arte e agli amici surrealisti del movimento Cobra, oltre che per il suo sostegno all’indipendenza dei paesi africani e la sua critica al colonialismo. Tra i materiali cinematografici depositati alla Cinémathèque royale de Belgique dopo la sua scomparsa c’erano le riprese realizzate nel 1953 e nel 1954 nelle zone centrali dell’odierna Repubblica Democratica del Congo, tra le popolazioni Tetela, Hamba e Nkutshu.
La Cinémathèque royale de Belgique ha avviato un progetto di digitalizzazione di questo materiale per renderlo disponibile in ambito accademico. Le laboratoire d’excellence Les passés dans le présent de l’université Paris Nanterre e la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles, con la collaborazione di Marie Storck, moglie di Luc de Heusch e figlia del regista belga Henri Storck, ha ideato un’iniziativa per far rivivere queste immagini rare e straordinarie che attestano la sensibilità del loro autore. Grazie al testo del commento è stato così ricreato il primo cortometraggio di Luc de Heusch sul campo (Enterrement chez les Tetela), l’unica copia del quale era andata perduta, mentre altri due cortometraggi (Lokoto e Nkutshu) sono stati montati liberamente. L’obiettivo è quello di rendere nuovamente visibili immagini dal valore inestimabile che ritraggono la vita e i riti quotidiani osservati da de Heusch.

Grace Winter e Damien Mottier

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ACTUALITÉS

[AAC - Colloque international] Technocritique(s). Retour sur 3,3 millions d'années d'extériorisation technique des capacités

Organisé par 
le labex Les passés dans le présent et la MSH Mondes 
du 25 au 27 mars 2025 (Paris et Nanterre)

 

Partout où le numérique et l'usage des IAs se répandent, quel que soit le domaine de la créativité ou de l'activité humaine, l'impression de tenir une technologie tout terrain, totale voire universelle n'a jamais été aussi forte. On ne peut ignorer que la révolution numérique, tout en offrant en apparence simplicité et confort d'usage, s'est accompagnée d'une invisibilisation toute aussi remarquable de son infrastructure, maintenant les utilisateurs dans l'ignorance des processus et des composantes matérielles du moindre outil qu'ils ont en main. L'Homo confort, comme l'appelle l'anthropologue italien Stefano Boni, vit dans un monde hypertechnologique dont il ignore la plupart des circuits. Comment comprendre cette infrastructure du moindre effort si singulière dans laquelle nous vivons, resituée à l'échelle de 3,3 millions d'années d'extériorisation technique ? Fallait-il 3,3 millions d'années d'expérimentation pour en arriver là ou, au contraire, oublier toute notre histoire pour accepter une telle configuration ? Extériorisation a-t-elle toujours rimé avec émancipation, optimisation (de l'effort) ou bien avec réduction (des capacités) ? [...] Argumentaire complet

 

Argumentaire complet en français et en anglais à télécharger au format pdf en bas de cette page, dans la rubrique Documents.

 

Comité d’organisation

 

Lars Anderson, maître de conférence, université Paris Nanterre, membre de TEMPS

Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la MSH Mondes ; cheffe de projet du labex Les passés dans le présent

Emmanuel Grimaud, directeur de recherche CNRS, membre du LESC, responsable scientifique et technique du labex Les passés dans le présent

Julien Schuh, maître de conférence, université Paris Nanterre, membre du CSLF, directeur adjoint de la MSH Mondes

 

Comité scientifique

 

Frédérique Brunet, chargée de recherche CNRS, membre d’ArScAn

Guillaume Carnino, maître de conférence, Université de technologie de Compiègne

Ludovic Coupaye, professeur associé et directeur du Centre for the Anthropology of Technics and Technodiversity, University College, London

Servanne Monjour, maîtresse de conférence, Sorbonne université

Agnès Giard, écrivaine et anthropologue

Thierry Hoquet, professeur des universités, Université Paris Nanterre, membre de l’IREPH

Marc-Antoine Pencolé, professeur agrégé, membre associé Sophiapol

Alfonso Ramirez Galicia, INRAP, chercheur associé à TEMPS

Peter Stirling, chargé d’appui aux projets scientifiques, BnF

John Tresch, Mellon Chair et professeur, The Warburg Institute, School of Advanced Studies, University of London

Gwenola Wagon, maîtresse de conférence HDR, Université Paris 8

Fabienne Wateau, directrice de recherche CNRS, membre du LESC

Nathan Schlanger, professeur, École nationale des chartes

 

Format des propositions : 

 

-        Pour les interventions classiques individuelles : note d’intention d’une page en français ou en anglais ; note bio- et bibliographique succincte, coordonnées pour le suivi du contact.

-        Pour les ateliers (contributions aux ateliers suggérés ou proposition nouvelle : note d’intention de deux pages (argument, méthode, besoins en équipement, participants potentiels) en français ou en anglais, note bio- et bibliographique succincte, coordonnées pour le suivi du contact.

-        Propositions sous forme de démonstrations, expérimentations ou performances : note d’intention de deux pages (argument, méthode, besoins en équipement, participants potentiels) en français ou en anglais, note bio- et bibliographique succincte, coordonnées pour le suivi du contact.

 

Contact et propositions à adresser au plus tard le lundi 16 septembre 2024 à midi : technocritique.s@passes-present.eu

 

[AAC - Séminaire 2025] Occupations et lieux collectifs à usages mixtes : Circulations, appropriations, rejeux

Depuis la fin du XXe siècle, la présence des partis politiques dans l’espace public se fait plus discrète, et le socle doctrinal marxiste est de moins en moins mobilisé (Cervera-Marzal, 2021 ; Talpin, et al. 2022). Un rejet ou a minima une reconfiguration affecte ainsi les rapports entretenus entre les mouvements sociaux et les organisations militantes syndicales et partisanes (Dechézelles, 2017 ; Pleyers, 2016). Ce refus de l’encadrement militant et partisan éclaire pour partie l’intérêt renouvelé pour des séquences contestataires du passé, Révolution française et Commune de Paris en tête. Or, au XXe siècle, ces organisations politiques ont joué un rôle central dans la circulation et la transmission de répertoires d’actions, d’idées, et dans la formation militante. Dès lors, comment penser ces circulations au-delà des organisations partisanes ?

La sociologie des mobilisations a longtemps appréhendé les lieux collectifs à usages mixtes en les opposant aux mouvements sociaux. Ils ont pu être décrits tantôt comme des « ressources pour la mobilisation » (Sommier, 1998), tantôt comme des espaces de retraite (Hervieu, Hervieu-Léger, 1979) ou d’exit post-mobilisation (Hirschman, 1970). Dès lors que ces lieux collectifs n’adressent pas de revendications explicites aux pouvoirs publics, ils sont souvent exclus de la définition des mobilisations (Tarrow, Tilly, 2008). Les formes d’engagements dans ces espaces relèveraient plutôt de l’interstitiel, c’est-à-dire de tentatives de s’organiser hors du capitalisme sans toutefois chercher à le combattre (Wright, 2020a).

Pourtant, des recherches récentes suggèrent que certaines occupations collectives sont traversées par plusieurs formes d’engagement — symbiotique, de rupture, préfiguratif (Yates, 2015 ; Wright, 2020b). L’occupation d’un espace peut ainsi prendre une forme agonistique, voire constituer une condition essentielle de la lutte (Baschet, 2018 ; Bulle, 2020). De plus, les formes d’engagements « feutrés », plus « doux » (Tournadre, 2024), et tournés vers la réinvention de la vie quotidienne, à travers un lieu de vie et d’activité par exemple, s’articulent souvent avec des formes d’engagements plus « frontaux », revendicatifs, voire même révolutionnaires (Capitaine & Pleyers, 2016 ; Douat, 2024a ; Graeber, 2011).

L’objectif de ce séminaire sera ainsi d’étudier les échanges d’idées et de pratiques au-delà des organisations partisanes et syndicales. Nous chercherons à relocaliser les espaces de ces circulations (Siméant-Germanos, 2012) en prenant comme hypothèse forte que les lieux et occupations collectives constituent des interfaces où elles se cristallisent (Combes, Gariby, Goirand, 2016).

L’espace est à la fois « cadre, moyen et enjeu des mobilisations collectives » (Hmed, 2009 ; Nicholls, 2009). Comme cadre, il joue un rôle dans les circulations militantes puisque la « co-présence » des individus et le partage d’une même configuration territoriale favorisent la convergence des revendications et identités politiques (Cohen, 2015 ; Hmed, 2009). Pour les mouvements sociaux les moins institutionnalisés, comme les squats ou encore les occupations de places, l’espace est souvent le principal moyen de la mobilisation (McAdam et al., 2001). Enfin, il est également un enjeu de mobilisation autour de ces lieux, puisque c’est souvent son accaparement, sa détérioration, ou encore son cantonnement à une fonction spécifique par les pouvoirs publics qui constitue l’objet de la contestation. Les lieux collectifs à usages mixtes (squats, tiers-lieux, coopératives intégrales, etc.) s’inscrivent ainsi dans un mouvement de déspécialisation de l’espace (Douat, 2024b) allant en partie à l’encontre du développement de l’aménagement territorial et du capitalisme industriel.

En plaçant notre focale sur les circulations depuis et vers les lieux collectifs, nous examinerons leur ancrage matériel, spatial et temporel. L’enjeu sera de dépasser d’une part les oppositions traditionnelles entre mouvements sociaux et institutions (Evans, Boyte, 1992 ; Polletta 1999), et d’autre part celles entre moments routiniers et événements (Dobry, 2009). Dans une approche continuiste du social, nous proposons d’appréhender ces espaces comme des points d’observation privilégiés, incarnant dans des usages quotidiens des dynamiques circulatoires que la recherche, notamment en histoire, repère d’ordinaire plus aisément dans les séquences révolutionnaires (Chartreux et al., 2013 ; Bantigny, 2017 ; Deluermoz et al., 2023). Les contributions devront dès lors prendre soin de ne pas séparer analytiquement les dynamiques circulatoires des espaces : ces derniers ne sont pas de simples véhicules d’informations, mais de véritables filtres à travers lesquels des éléments (objets, signes, pratiques, etc.) sont appropriés, remodelés, voire réactualisés.

Le cas échéant, ces circulations devront être pensées dans un cadre transnational. Ainsi, certains mouvements comme l’altermondialisme ont été les lieux de circulation d’idées et pratiques politiques des Suds vers les Nords, renouvelant les internationalismes ouvriers (Graeber, 2002), et réactualisant certaines pratiques contestataires à l’image de la barricade, comme lors de la Commune d’Oaxaca en 2006 au Mexique. De récentes synthèses historiques ont de surcroît remis en cause la centralité de l’espace atlantique dans ces dynamiques circulatoires, au profit d’ancrages polycentriques à échelle impériale et continentale, notamment en Amérique du Sud ou en Asie (Bantigny et al., 2023 ; Palieraki, 2017). Cette décentralisation de la circulation des idées pose la question de la décolonisation des cadrages et stratégies militantes, et des tentatives épistémiques pour construire un « pluri-versalime » non occidentalo-centré (Grosfoguel, 2010). Les communications abordant des terrains extra-européens seront dès lors les bienvenues.

  • Résurgences et rejeux : une approche comparée 

Les mouvements sociaux récents présentent divers points communs entre eux ou avec des formes d’engagement plus anciennes — comme les communautés naturistes de la fin du XIXe siècle (Coste, 2024). Cela s’observe d’abord dans l’usage de certaines formes d’actions comme les occupations (Göle, 2022), les luttes contre des projets d’aménagement ( Dechézelles, Olive, 2017 ; Combes, 2010), ou les engagements préfiguratifs (Pruvost, 2024). Les modes d’organisation présentent également des similitudes, en atteste la centralité des pratiques délibératives (Le Mazier, 2015 ; Van Outryve, 2024). Ensuite, ces expériences partagent un corpus mouvant de références théoriques, historiques ou symboliques. Enfin, de nombreux messages et actions de soutien entre lieux collectifs (Pleyers et Marlies, 2013) témoignent de dynamiques de solidarité entre ces espaces. Ainsi, des « ponts entre leurs revendications et leurs identités » existent (McAdam, Tarrow, Tilly, 2001) y compris en dehors de mouvements sociaux, et l’objectif sera dès lors de les prendre au sérieux dans l’analyse.

Pourtant, la mémoire des luttes antérieures ne suffit pas toujours à expliquer l’homologie entre passé et présent. L’ancrage matériel dans des lieux occupés permet-il de comprendre les similitudes entre des expériences politiques éloignées dans le temps et l’espace ? En effet, au-delà des appropriations de luttes similaires, on constate des résurgences ou des rejeux de certaines formes d’organisation collective et idées politiques. Comment penser ces retours ? Peut-on (doit-on) comparer les résurgences présentes à des formes du passé ? Ces dernières ne sont-elles pas des actualisations d’éléments antérieurs dans le présent des contemporains d’alors ? Y a-t-il des lieux qui servent d’espace de survivance pour certaines formes de vie, entretenant leur existence dans le présent, rechargeant leur efficacité citationnelle ?

  • Incarner les circulations : acteurs, actrices et objets

Nous porterons également une attention particulière aux communications interrogeant les rôles de « passeurs » (Blum, 2017), de « médiatrices » (Félici & Verhaeghe, 2019) ou encore de « courtiers » (Sommier, 2010) dans la circulation, et la transformation d’idées et de pratiques militantes (Palieraki, 2017 ; Trespeuch-Berthelot, 2017). Les échelles microsociologiques et microhistoriques pourront être privilégiées, afin d’analyser les « processus vécus de diffusion de la politique contestataire », le (multi) positionnement de ces acteurs et actrices et leurs mobilités (Sommier, 2010).

Il s’agira également de nous intéresser aux canaux de ces circulations. Le travail militant de diffusion peut en effet être effectué à distance, via les médias ou les réseaux sociaux, tout comme il est incarné aussi matériellement par les migrations, ou des « voyages militants », à mi-chemin entre militantisme et tourisme politique (Melenotte, Di Chirot, 2010, Apostoli Cappello, 2017b).

Les transformations, appropriations ou processus de codage/recodage des idées, entre les contextes de production et ceux de réception seront discutées (Bourdieu, 2002 ; Hall, 1994). Nous chercherons à comprendre comment sont adaptées localement des idées — comme la thématique de l’autochtonie, importée du Chiapas dans des communautés néorurales italiennes (Apostoli Cappello, 2017a). Mais la distance peut être également d’ordre temporel. Aussi, lorsque les acteurs et actrices font référence à des éléments du passé, il faudra comprendre comment ces référents « inactuels » (Wahnich, 2020) sont actualisés dans des pratiques, usages et actions ancrées dans le quotidien des acteurs et actrices.

Nous nous demanderons également comment certaines histoires, mémoires et héritages sont mobilisés pour inspirer, faire modèle ou contre-modèle dans ces lieux. Des travaux ont montré le besoin de transmission générationnelle permanent induit par le renouvellement constant des acteurs et actrices culturelles, lié aux cycles de naissances et de décès. Ainsi, les individus en vieillissant transmettent aux générations suivantes la mémoire des événements vécus pendant leur jeunesse, primordiaux dans la construction de leur vision du monde (Mannheim, 1991). Quelle est la place des lieux dans ces processus de transmission entre les générations ? Ces modalités d’échanges ont-elles à voir avec des attachements d’ordre émotionnel à ces espaces et, si oui, comment en rendre compte sans disqualifier voire dépolitiser dans l’analyse ces modes de transmission ?

Les circulations matérielles jouent également un rôle dans ces transferts d’imaginaires et de théories militantes. L’étude des objets, à la fois matériels et symboliques, permettra de tracer une cartographie de cette circulation des idées et imaginaires. À l’image du keffieh palestinien, du parapluie hongkongais ou encore de textes comme le Petit livre rouge (Lovell, 2019) ou L’insurrection qui vient (Palheta, 2016), la réception et la réappropriation d’objets nous intéresseront particulièrement.

 

Modalités de soumission 

Les propositions de communication devront faire une page maximum. Elles devront préciser le type de lieu collectif ou d’occupation étudiée, la méthodologie retenue, et présenter des questionnements en lien avec les thématiques du séminaire, ainsi que les premiers résultats. Des communications de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales seront les bienvenues : histoire, sociologie, science politique, anthropologie, géographie, urbanisme, etc. Les jeunes chercheurs et chercheuses sont particulièrement les bienvenu·es.

Les propositions sont à envoyer à : seminairelieuxcirculations [a] gmail.com

 

Calendrier

  • 20 juin 2024 : Date limite d’envoi des propositions
  • 1er juillet 2024 : Notification d’acceptation ou de refus des propositions
  • Janvier — juin 2025 : Déroulement du séminaire (6 séances)

 

Organisation pratique

Le séminaire se déroulera sur le site de l’Université Paris Cité, Campus Grands Moulins, 75013 Paris. L’équipe organisatrice pourra prendre en charge les frais de transports et, si besoin, d’hébergement des participant·es.

Les communications pourront être regroupées en binômes afin de croiser deux présentations au cours de la même séance.

 

Équipe organisatrice 

  • Thomas Caubet (ICT – Paris Cité)
  • Coralie Douat (Labex PasP-ISP – Paris Nanterre)
  • Elena Mejias (ISP – Paris Nanterre)

Les communications sont attendues au plus tard le 20 juin 2024 à l’adresse mail : seminairelieuxcirculations [a] gmail.com

Retrouvez ici l’appel à communications en PDF en bas de cette page dans la rubrique Documents

 

Bibliographie

Apostoli Cappello, Elena. 2017a. « Autochtonies contraires. Circulations d’idées et de pratiques de résistances indigènes transatlantiques ». Autrepart, 84, 177-195.

Apostoli Cappello, Elena. 2017b. « Buissonnière et initiatique : la participation locale à travers les pèlerinages politiques ». Participations, 19, 73-95. 

Bantigny, Ludivine, et al. 2023. Une histoire globale des révolutions., Paris, La Découverte. 

Bantigny, Ludivine, et al. 2017. « Avant-propos. Les “années 1968” : circulations révolutionnaires ». Monde(s), vol. 11, no1, p. 9.

Baschet, Jérôme. 2018. « Quels espaces libérés pour sortir du capitalisme ? À propos d’Utopies réelles d’Erik Olin Wright ». EcoRev’, n° 1, vol 46.

Blum, Françoise. 2017. « D’une révolte africaine à l’autre : passeurs et transferts ». Monde(s), 11, 37-60.

Bulle, Sylvaine. 2020. Irréductibles : enquête sur des milieux de vie de Bure à Notre-Dame-des-Landes. Grenoble, UGA éditions.

Bourdieu, Pierre. 2002. « Les conditions sociales de la circulation internationale des idées ». Actes de la recherche en sciences sociales, 145, 3-8. 

Capitaine, Brieg et Geoffrey Pleyers. 2016. Mouvements sociaux : quand le sujet devient acteur. Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme.

Cervera-Marzal, Manuel. 2021. Le populisme de gauche. Sociologie de la France insoumise. Paris, La Découverte.

Chartreux, Félix, et al., 2013, « D’une révolution à l’autre. Les circulations révolutionnaires dans le monde ». Révolutions, Belin, 110‑15.

Cohen, Yves, et Marco Santana, 2015, « Du Brésil au monde et retour : mouvements sociaux localisés et en résonance ». Brésil(s). Sciences humaines et sociales, no 7, 103‑22.

Combes, Hélène. 2010. « Camper au cœur du pouvoir. Le plánton post-électoral de 2006 à Mexico ». Revue internationale de politique comparée, vol. 17, no 2, 2010, 53.

Combes, Hélène, David Garibay et Camille Goirand. 2016. Les lieux de la colère : occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa. Paris, Éditions Karthala.

Coste, Thomas. 2024. « Les espaces de l’utopie. Communautés naturistes et libertaires en Allemagne, France et Royaume-Uni au tournant du XXe siècle ». Recherches Germaniques. n° 19, Hors-Série [à paraître, 2024].

Dechézelles, Stéphanie. 2017. « Une ZAD peut en cacher d’autres. De la fragilité du mode d’action occupationnel ». Politix, n° 1, vol.117, 91-116.

Dechézelles, Stéphanie et Maurice Olive. 2017. « Les mouvements d’occupation : agir, protester, critiquer ». Politix, n° 1, vol. 117.

Deluermoz, Quentin, et al., 2023, Les mondes de 1848 : au-delà du printemps des peuples. Champ Vallon.

Dobry, Michel. 2009. Sociologie des crises politiques, 3e édition revue et augmentée d’une préface inédite, Paris, Les Presses de Sciences Po.

Douat, Coralie. 2024a. « Repenser la rupture. L’articulation des stratégies anticapitalistes au sein des squats ». Mouvements [à paraître, 2024].

Douat, Coralie. 2024b. « Les transformations des classes sociales saisies par les illégalismes du logement : Le cas de l’arrondissement d’Amiens entre 1900 et 1915 ». Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine. [à paraître, 2024]

Evans, Sara M. et Harry C. Boyte. 1992. Free spaces: the sources of democratic change in America. Chicago, University of Chicago Press.

Felici, Isabelle, Sidonie Verhaeghe. 2023. Séminaire Anarchistes et internationalistes : Internationalistes et anarchistes. Quelle circulation et quelles convergences ? Séance « passeurs et médiateurs », CERAPS Lille – ReSO Université Paul-Valéry Montpellier 3

Göle, Nilüfer. 2022. Revendiquer l’espace public. Paris, CNRS éditions.

Graeber, David. 2002. « The New Anarchists ». New Left Review. 13. 61-73.

Graeber, David. 2011. Revolutions in Reverse: Essays on Politics, Violence, Art, and Imagination. Autonomedia.

Grosfoguel R. 2010. « 8./Vers une décolonisation des “uni-versalismes” occidentaux : le “pluri-versalisme décolonial”, d’Aimé Césaire aux zapatistes ». Mbembe Achille et al. (dir.), Ruptures postcoloniales, Paris, La Découverte, 119-139.

Hall, Stuart. 1994. « Codage/décodage ». Réseaux, 68, 27-39. 

Hervieu, Bertrand et Danièle Hervieu-Léger. 1979. Le retour à la nature. « Au fond de la forêt… l’État ». Paris, Le Seuil.

Hirschman, Albert O. 1970. Exit, voice and loyalty: responses to decline in firms, organizations and states. Cambridge, Harvard University Press.

Hmed, Choukri, 2009. Espace géographique et mouvements sociaux. Dans : Olivier Fillieule éd., Dictionnaire des mouvements sociaux (pp. 220-227). Paris, Presses de Sciences Po. 

Le Mazier, Julie. 2015. « Pas de mouvement sans AG » : les conditions d’appropriation de l’assemblée générale dans les mobilisations étudiantes en France (2006-2010). Contribution à l’étude des répertoires contestataires. Thèse de science politique, Université Paris 1.

Lovell, Julia, Maoism. 2019. A Global History, Londres, Bodley Head.

Mannheim, Karl, 1991, Le problème des générations, Paris, Nathan.

Mc Adam, Doug, Tarrow Sidney et Tilly Charles. 2001. Dynamics of Contention, Cambridge, Cambridge University Press.

Melenotte, S., Dit Chirot, C.M. 2010. « Entre voyage et militantisme : Les ambigüités du tourisme politique dans l’État du Chiapas », Revue interdisciplinaire des travaux sur les Amériques, Les territoires du voyage, 3.

Nicholls, Walter, 2009, « Place, Networks, Space: Theorising the Geographies of Social Movements. » Transactions of the Institute of British Geographers, 34:1.

Palieraki, Eugénia, 2017, « De Pékin à La Havane. La gauche radicale chilienne et ses révolutions, 1963-1970 », Monde(s), vol. 11, no. 1, 2017, p. 119-138.

Palheta, Ugo. 2016. « L’insurrection qui revient. Les influences visibles du Comité invisible ». Revue du crieur, N° 2, vol 4.

Pleyers, Geoffrey. 2016. « Engagement et relation à soi chez les jeunes alteractivistes ». Agora débats/jeunesses, n° 1, vol. 72, p.107-122.

Pleyers, Geoffrey, et Glasius Marlies. 2013 « La résonance des « mouvements des places » : connexions, émotions, valeurs ». Socio. La nouvelle revue des sciences sociales, no 2, p. 59–80.

Polletta, Francesca. 1999. « Free spaces in collective action ». Theory and Society. N° 1, vol 28.

Pruvost, Geneviève. 2024. La subsistance au quotidien. Conter ce qui compte. Paris, La Découverte.

Siméant-Germanos, Johanna. 2012. « Localiser le terrain de l’international ». Politix, n° 4, vol. 100, p.120-147.

Sommier, Isabelle. 1998. « Un espace politique non homologué. Les centres sociaux occupés et autogérés en Italie ». Éric Darras (dir.), La politique ailleurs, Paris, Presses universitaires de France.

Sommier, Isabelle. 2010. « 5. Diffusion et circulation des mouvements sociaux. » Dans : Éric Agrikoliansky (dir.), Penser les mouvements sociaux : Conflits sociaux et contestations dans les sociétés contemporaines. Paris, La Découverte, pp. 101-120.

Talpin, Julien, Frédéric Sawicki et Ivan Sainsaulieu. 2022. « Du discrédit des partis à la discrétion partisane ». Politix, n° 2, vol.138.

Tilly, Charles et Sidney Tarrow. 2008. Politique(s) du conflit. De la grève à la révolution. Paris, Presses de Sciences Po.

Tournadre, Jérôme, 2024. « C’est plus doux que dans la ZAD ce qui se fait ici » : Politique du refus dans une expérience communaliste contemporaine. Sociologie, 15 (1), pp.65-81.

Van Outryve, Sixtine. 2024. Théorie et pratique de la démocratie directe communaliste. L’autogouvernement par le peuple assemblé. Thèse de science politique. Université Catholique de Louvain.

Yates, Lukes. 2015. ‘Rethinking Prefiguration: Alternatives, Micropolitics and Goals in Social Movements’. Social Movement Studies.

Wright, Erik Olin. 2020a. Utopies réelles. Paris, La Découverte.

Wright, Erik Olin. 2020b. Stratégies anticapitalistes pour le XXIe siècle. Paris, La Découverte.

Wahnich, Sophie, 2020, « Révolution française : un scénario inactuel pour les gilets jaunes ». Condition humaine/Conditions politiques : revue internationale d’anthropologie du politique, vol. 1er.

[Recrutement – Stagiaire] Projet ArchivU, Archives départementales des Hauts-de-Seine

Début du stage : juin ou juillet 2024

Durée : 3 mois

Catégorie : Master 

Stage à temps plein (temps partiel envisageable) 

Lieu du stage : Archives départementales des Hauts-de-Seine

Date limite de candidature : 30 avril 2024

 

Fiche de poste - Stage

Conception d'une exposition virtuelle dans le cadre du projet ArchivU

 

Description du poste :

Le projet d’exposition virtuelle s’inscrit dans le cadre du projet ArchivU, développé au sein du Labex Les passés dans le présent, qui a pour objectif de décrire l’évolution de l’Université du point de vue des archives de deux genres administratifs de l’UPN : comptes rendus de CA et rapports d’activité de laboratoires de recherche. Le projet d’exposition est porté par les Archives départementales des Hauts-de-Seine et l’Université de Paris Nanterre. Il a pour objectif de recueillir des archives sur l’histoire de l’Université Paris Nanterre et de son ancrage territorial, par le biais de recherches aux Archives mais également à La Contemporaine et à l’Université Paris Nanterre. Ainsi que de récolter les archives du travail des chercheurs en sciences humaines, afin de monter une exposition virtuelle accompagnant la journée d'étude prévue en octobre 2024, rendant compte du travail effectué par l’équipe pendant 3 ans. Ces recherches ont pour but d’être publiées sur le site internet des Archives départementales des Hauts-de-Seine sous la forme d’une exposition virtuelle, ce qui permettra de valoriser le travail des chercheurs et des archivistes, et de rendre cette histoire accessible au grand public. 

Les missions :

  • Travail de recherche sur le sujet dans différents lieux (AD92, La Contemporaine, Université Paris-Nanterre)
  • Echanges avec les chercheurs et les archivistes impliqués dans le projet
  • Aide à la conception de l’exposition virtuelle : plan, structure cohérente, choix des documents les plus pertinents
  • Rédaction de contenus pour l’exposition virtuelle 

Profil :

  • Master en histoire, sciences, sociales, archivistique
  • Techniques rédactionnelles
  • Analyser une information, un document 
  • Autonomie  
  • Travail en équipe

 

Gratification du stage : 4,35€ net/h. 

 

Envoi des candidatures, avant le 30 avril 2024, à :

Caroline Mellet - caroline.facqmellet@gmail.com

Emilie Néeemilie.nee@u-pec.fr

Estelle Henriet – ehenriet@hauts-de-seine.fr

Appel à propositions de la MSH Mondes « Faire à plusieurs, 2024 »

Calendrier

Vendredi 15 mars 2024, à midi : publication de l’appel

- Lundi 20 mai 2024 à minuit : clôture de l’appel

- Fin juin 2024 : communication des résultats

Les dossiers sont à envoyés à direction-mshmondes[at]services.cnrs.fr

Les critères d’éligibilité, d’évaluation, conditions sont consultables dans le document joint ou sur le site de la MSH Mondes https://www.mshmondes.cnrs.fr/appel-a-propositions-faire-a-plusieurs-2024/

La MSH Mondes lance son quatrième appel à propositions interdisciplinaires. Cet appel, doté de 75 000€ (soixante-quinze-milles euros) et complété par l’apport en nature de la MSH Mondes, bénéficie du soutien du CNRS, de l’université Paris Nanterre, de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, du LabEx Les passés dans le présent et du Conseil départemental des Hauts-de-Seine.

Destiné à fédérer les communautés de recherche des universités Paris Nanterre et Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il entend faire émerger des dynamiques collectives et résolument interdisciplinaires. Son objectif est donc de faire naître ou déplier des questions de recherche, d’expérimenter des dispositifs, d’accueillir en résidence des invités internationaux (artistes, chercheurs, membres de la société civile), d’ébaucher des projets en vue de financements nationaux ou internationaux. Il entend enfin favoriser les synergies entre recherche et ingénierie dans les sciences humaines et sociales. Il est ainsi placé sous le signe de « faire à plusieurs » — ouverture, donc, à une pratique démocratique des savoirs.

Le présent appel est centré sur les axes thématiques de la MSH Mondes, tels que définis dans le nouveau projet scientifique de 2023, dans une logique d’appui aux sciences humaines et sociales dans leur ensemble.

Le premier, « Mémoires et patrimoines des sociétés et des milieux », s’intéresse aux manières de mettre en récit l’histoire et de l’articuler avec la mémoire et/ou le patrimoine, en tant que phénomènes socialement construits. Il aborde la connaissance des patrimoines matériels et immatériels ou de la mémoire du point de vue de leurs techniques, de leurs processus normatifs, des défis épistémologiques, éthiques et sociaux de leur (re)mise à disposition dans des sociétés plurielles. Il favorise ainsi l’approche interdisciplinaire d’objets d’étude complexes, sous l’angle de leurs sédimentations spatio-temporelles ou de leurs intrications linguistiques, politiques et sociales. Il met en avant la pluralité des pratiques et des points de vue (et des langues dans lesquels ils se formulent), qui, convergentes ou divergentes, peuvent éclairer et informer le débat.

Le second axe, intitulé « Conditions des sciences humaines et sociales et reconfigurations épistémologiques », s’intéresse à la manière dont, aujourd’hui, les sciences humaines et sociales affrontent les défis majeurs de leur temps, et notamment, pour cet appel, ceux de l’ère numérique, du changement climatique et des guerres en cours. Différemment, ces trois tournants modifient, voire bouleversent, les modes de subjectivation et les manières de faire société, questionnent le rapport de l’humanité au monde et les modes d’agir, font jouer les frontières humain/machine et posent des questions de gouvernement aiguës. Partant, ils interpellent les sciences humaines et sociales, amenées à repenser l’histoire de leurs paradigmes, à reconsidérer leur rapport au terrain ou aux sources qu’elles mobilisent, à se donner de nouveaux objets d’enquête, à expérimenter des méthodes inédites pour les conduire ou en rendre compte, à se renouveler dans leur capacité à penser le futur ou encore à réfléchir aux conditions de possibilité d’un décentrement des savoirs. Ce second axe, aux priorités épistémologiques, vise à stimuler les perspectives interdisciplinaires.

 

Évaluation des projets

Les projets seront évalués par deux rapporteurs membres du conseil scientifique de la MSH Mondes. Le conseil scientifique délibère ensuite collégialement, en présence de la direction de la MSH Mondes.

Demandes d’informations

direction-mshmondes[at]services.cnrs.fr


agenda


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Labex Les passés dans le présent


    Le laboratoire d'excellence Les passés dans le présent (Labex PasP) est un programme de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales portant sur la présence du passé dans la société contemporaine. En associant des institutions culturelles de premier plan, il s’attache plus spécifiquement à comprendre les médiations de l’histoire à l’ère du numérique, les politiques de mémoire, ainsi que les appropriations sociales du passé en amont et en aval des politiques patrimoniales.

 

Axes de recherche 2020-2024:


>> Mémoire des milieux

>> Expériences du temps

>> Technologies de la mémoire

>> Mémoire pour le futur ?

Publications

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